PRÉFACE
J'avais annoncé la publication de ce second volume pour le courant de Vannée 1923. Il paraît avec quelques mois de retard. J'ai remanié tout un chapitre, le dixième, oàfai cru découvrir, sur le manuscrit primitif, des lacunes; je me suis, en outre, astreint à reprendre, pour les vérifier, après un intervalle de dix ans, toutes mes références. Ce travail a exigé plus de temps que je ne le pensais, mais il na pas été inutile, car il m'a permis de relever un certain nombre d'erreurs.
Dans la rédaction de ce deuxième volume, comme dans la rédaction du premier, des amis fidèles ont bien voulu m' assister de leurs conseils. Charles Andler, pour ce qui concerne les rapports de Fichte avec les Francs-Maçons; René Berthelot, pour ce qui concerne les emprunts faits par Fichte., lorsqu'il rédigea son Etat commercial fermé, aux décrets économiques de la Révolution, m'ont donné, l'un et l'autre, de précieuses indications; Léon Brunschvicg a relu mon manuscrit d'un bout à l'autre et ni a grandement aidé à le mettre au point; Jeanne Jacob, Emile Meyerson ont eu le dévouement, l'une, de revoir et de corriger mes épreuves, l'autre, de contrôler le texte allemand de mes notes. Mais comment trouver les paroles qu'il faudrait pour exprimer ce que je dois à Lucien Herr? Que dire de toutes les difficultés auxquelles je me suis heurté comme philosophe, comme traducteur, comme rédacteur, parfois presque comme typographe, et de la patience qu'il a mise à toujours éclairer mes doutes, lever mes scrupules. Qu'il veuille bien recevoir ici la trop