SCÈNE PREMIÈRE
MARCELINE, seule. Elle regarde par une fenêtre.
Fidelio ne revient pas ! — Que peut-il faire si longtemps par la ville? — Hélas! ma pauvre Marceline, j’ai bien peur qu’il n’éprouve pas pour loi les sentiments que tu as pour luit — Peut-être eussé-je mieux fait de m’en tenir à l’amour de Stefano! — Mais je ne sais à quoi cela tient, j’ai cessé de l’aimer du jour où Fidelio est entré dans la maison.
L’amour nous vient, l’amour s’enfuit :
Hélas! on a beau faire!
Quand l’un soupire jour et nuit C’est l’autre qu’on préfère!
On veut d’abord résolument Rester lldèle à son serment.
On rit de l’amour même!
Et puis, un jour, le cœur confus.
On s’interroge, on ne sait plus Celui qu’on aime !
L’Amour, ce dieu traître et moqueur.
Ne suit que son caprice;
S’il parle eu niaitre à notre cœur 11 faut qu’on obéisse!
Hélas ! on lutterait eu vain ;
Souvent du jour au lendemain
L'amant n’est plus le même!
Alors, le cœur, triste et confus,
On s’interroge, on ne sait plus Celui qu'on aime !
N’est-ce pas lui que j’entends? (voj»m paraître sut*no.) Non, c’est Stefano. — Quel ennui 1