N° 13. — QUATUOR
SFORZA, se démasquant.
Oui, traître !
C’est ton maître !
Moi, Sforza, qu’on osa braver!
C’est moi qu’ici tu vois paraître; Ces traits, tu dois les reconnaître; Dieu même ne peut te sauver!
Cœur orgueilleux, de ma vengeance Subis la loi !
Plus de pitié! plus d’espérance!.
Meurs dans la unit et le silence.
Frappé par moi !
GALÉAS
Viens donc! abrège mon supplice!
* SFORZA, tirant son poignard. *
Ainsi que toi périsse Qui m’ose résister!
Du trône enfin rien ne peut m’écarter!
Isabelle, s'élançant entre Sforia et Galets*
Arrête !
BOCCO.
0 ciel!...
SFOBZA.
Malheur!
Infâme!
Oseras-tu frapper ton roi?
L'enfer qui te réclame Est plus clément que toi !
SFORZA
Perfides!
BOCCO.
Malheur à moi !
ISABELLE
Tyran couvert de crimes,
Bourreau de l’innocent!
Il te faut deux victimes.
Ton cœur a soif de sang!
GALÊAS, k Isabelle.
Hélas! crains son bras tout-puissant!
SFORZA
Je brave un courroux impuissant!
A Galéas.
Oui, traître, j’aurai ton sang!
ISABELLE
Frappe d’abord sa femme!
SFORZA
0 ragel
GALÉAS et ROCCO.
Qu’entends-je!..
ISABELLE
Frappe! courage!
Que ce fer assassin Se plonge dans mon sein!
SFORZA et ROCCO.
Sa femme !
GALÉAS
Je tremble!
ISABELLE, se jetant dans les bras de Galéas.
Cher époux, mourons ensemble!
a6te iii.
Que nos deux cœurs, sans crainte et sans remord, S’unissent dans la mort!
ENSEMBLE