JULES MARION ETAIT UN CANADIEN-FRANÇAIS
Il ne voulait pas s'abaisser à des représailles criminelles. Il avait eu pour père adoptif l'abbé Marcotte, le saint prêtre persécuté comme lui par les francophobes de l'Ontario.
Et au lieu de réclamer'oeil pour oeil et dent pour dent, il choisit la vengeance sublime, l'oubli, le pardon.
Son rival avait brisé son avenir. Il le réédifia sans rancoeur. Son rival lui avait enlevé sa fiancée, il pardonna.
Son adversaire l'avait mutilé, avait par deux fois attenté à sa vie; il avait fait croire qu'il était un espion allemand; il avait tente d'enlever celle qui, malgré tout, lui restait fidèle.