BERTA , VERRINA , LÉONOR
VERRINA
Du spectacle , des jeux nr éloignant comme vous , De ces lieux écartés je cherchais le silence.
BERTA
De ses cruels chagrins calmez la violence. Vous la voyez , mon père !
i5 FIESQUE.
Ah ! je connais ses maux; Elle pleure un époux , Gène pleure un héros !
BERTA
Fiesque de vos leçons a perdu la mémoire?
VERRINA
Le plaisir s'en empare et l'arrache à la gloire.
BERTA
De son épouse en pleurs daigne-t-il s'informer ?
LÉONOR
Il est aux pieds d'Elvire et jure de l'aimer !
BERTA
Qu'à ces tristes pensers mon amitié t'enlève ; Viens , suis-moi, Léonor , déjà le jour se lève; Vois pâlir ces flambeaux dont l'éclat incertain S'efface lentement aux rayons du matin.
Rentrons.
LÉONOR
Oui , de ces lieux à jamais je m'exile. D'un bonheur fugitif adieu , riant asile; Tu vis l'amour de Fiesque et tu vois son dédain , Il m'abandonne ; adieu , je te fuis , et demain , Quand la nuit ramenant une nouvelle fête Conduira le parjure aux pieds de sa conquête,