‹ FiesqueChapitre 8 sur 72 · BERTA , VERRINA , LÉONOR · texte numérisé non relu

BERTA , VERRINA , LÉONOR

VERRINA

Du spectacle , des jeux nr éloignant comme vous , De ces lieux écartés je cherchais le silence.

BERTA

De ses cruels chagrins calmez la violence. Vous la voyez , mon père !

i5 FIESQUE.

Ah ! je connais ses maux; Elle pleure un époux , Gène pleure un héros !

BERTA

Fiesque de vos leçons a perdu la mémoire?

VERRINA

Le plaisir s'en empare et l'arrache à la gloire.

BERTA

De son épouse en pleurs daigne-t-il s'informer ?

LÉONOR

Il est aux pieds d'Elvire et jure de l'aimer !

BERTA

Qu'à ces tristes pensers mon amitié t'enlève ; Viens , suis-moi, Léonor , déjà le jour se lève; Vois pâlir ces flambeaux dont l'éclat incertain S'efface lentement aux rayons du matin.

Rentrons.

LÉONOR

Oui , de ces lieux à jamais je m'exile. D'un bonheur fugitif adieu , riant asile; Tu vis l'amour de Fiesque et tu vois son dédain , Il m'abandonne ; adieu , je te fuis , et demain , Quand la nuit ramenant une nouvelle fête Conduira le parjure aux pieds de sa conquête,

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