Uroérythrine, — Absente
Les traits principaux de ce syndrome sont : la viscosité énorme de l'urine, sa densité élevée et sa richesse en matériaux solides, en urée, mucus, acide urique, oxalate de chaux, urohématine et indican, la diminution de l'acide hippurique, des chlorures, de l'acide phosphorique et des phosphates terreux, du carbonate de chaux; l'absence d'uroérythrineet d'hémaphéine, la présence de l'albumine, T acidité de la réaction, l'existeiice dans les sédiments de globules blancs et rouges.
Résumons rapidement les inductions qne Ton peut tirer de ce groupement de caractères :
^o — Cette urine est celle d'un animal qui vit aux dépens de sa propre substance; on n'y retrouve que des traces de sa condition d'existence habituelle ; les matériaux qui dérivent de l'alimentation y sont assez diminués.
2** — La présence des produits dérivés de l'hémoglobine
Albert Robin. 17
indique ane destraction assez active des globules rouges, fait qui est bien en rapport avec la diminution de ces éléments constatée par l'analyse du sang.
3® — L'albumine dépend-elle de cette altération du sang ou bien d'une désintégration élémentaire plus considérable? C'est ce que l'on ne peut affirmer: pourtant l'organisme paratt assez profondément touché dans toutes ses parties, comme l'indiquent les manifestations multiples de la maladie, et il est probable, que de ce côté-là, du moins, la fièvre typhoïde de T homme et celle du cheval possèdent quelques points de contact.
4® — La présence du sang et des globules blancs dans l'urine, annonce une détermination assez énergique du côté des voies urinaires,
5^ — Sans vouloir faire une assimilation si éloignée qu'elle soit, je rapprocherai la diurèse et la sudation observées par M. Salle au moment de la défervescence, delà polyurie que nous avons signalée à Ja période correspondante de la fièvre typhoïde. — Cette dernière n'auraitelld pas été chez le cheval comme chez l'homme une crise éliminatriceî
Il faudrait trop sacrifier à l'hypothèse pour induire de ces caractères une donnée soit pathogénique, soit thérapeutique; j'ai voulu simplement rapporter les deux faits observés : il serait aujourd'hui prématuré de vouloir forcer leurs conséquences, et la seule indication qui puisse en sortir, c'est la nécessité d'étudier les urines dans les maladies similaires chez l'homme et les animaux domestiques, afin d'apporter un élément de plus dans la connaissance de leurs rapports et de leurs dissemblances.