Phosphates terreux. — Généralement un peu augmentés
20. Urohémattne. — Toujours augmentée ; atteint parfois des pro-
portions considérables.
21. Indican. — Moins abondant que dans la fièvre typhoïde ; est
ordinairement en rapport avec la diarrhée, ce qui n'arrive pas toujours dans cette première maladie.
22. 23. Hémaphèine et Uroérythrine. — Constantes et plus ou moins
abondantes.
Si nous cherchons dans les divers syndromes de la fièvre continue, celui qui possède les points de contact les plus nombreux avec le syndrome de la tuberculose miliaire aiguë à forme typhique, nous trouvons que c'est celui de la dothiénentérie mortelle à forme thoracique, et de fait, c'est principalement avec cette forme que la confusion est possible. Il est donc nécessaire d'établir une comparaison entre ces deux syndromes, et de déterminer si les différences que Ton rencontre ont une valeur assez sérieuse pour qu'on puisse les faire entrer en ligne de compte dans le diagnostic et les ad-
(1) Cette quantité est parfois si considérable, que lorsque Ton traite Turine par l'acide nitrique, il se forme immédiatement un nuage blanc que Ton pourrait prendre pour de Talbumine s'il n'était pas soluble dans un excès d'acide.
joindre aux signes qui font incliner soit d'un côté, soit d'un autre,
On peut dire, d'une manière générale, que les caractères urologiques qui offrent quelques ressemblances dans les deux maladies, sont exagérés dans la tuberculose miliaire, tandis que dans la Gèvre typhoïde, ils se présentent avec un aspect plus atténué : dans la première affection, ce sont les lésions locales qui retentissent le plus énergiquement sur l'urine; dans la seconde, c'esiYéiatgénéraU Tétat typhoïde, qui imprime surtout sa caractéristique au produit de la sécrétion rénale.
Les caractères communs proviennent de ce que. dans les deux cas, il existe une lésion pulmonaire et une désintégration exagérée dont tous les produits ne peuvent être éliminés au fur et à mesure que les éléments sont frappés de mort organique et arrêtés à un échelon de leur évolution vitale habituelle.
Les différences résultent de ce que, dans la fièvre continue, la lésion pulmonaire n'est qu'un accident, qu'une prédominance symptomatiquo, je n'oserais pas dire, une poussée congestive d'ordre éliminateur par une voie différente des émonctoires normaux, tandis que dans la tuberculose miiiaire, c'est la lésion primordiale et dont l'état typhoïde n'est qu'une conséquence inconstante. La recherche des vestiges d'une lésion protopathique, se dégageant avec plus ou moins de netteté, au milieu des empreintes multiples dont les processus dérivés ont frappé la sécrétion rénale, voilà la tâche à remplir pour le cas actuel et pour toutes les affections que l'on peut confondre avec la fièvre typhoïde. Le cadre est le même dans toutes les maladies que nous allons étudier
successivement, maladies auxquelles s'appliquent aussi les réflexions. qui précèdent.
Les caractères urologiçues communs à la tuberculose miliaire aiguë et à la fièvre typhoïde mortelle, à prédominance thoracique, sont :
1 Couleur. — Variant du rouge foncé au rouge sanguinolent dans la tuberculose (hémaphéisme) où les tons jaunes n'existent qu*à l'état de reflets. Dans la fièvre typhoïde, si le rouge existe, c'est rarement comme ton fondamental. Pourtant, la confusion est possible, car dans la flèyre continue thoracique, on trouve parfois des couleurs d'un rouge franc.