Uroérythrine. — Absente aux deux périodes
Ce syndrome doit être comparé à celui de la fièvre typhoïde commune, à sa première période : il s'en rapproche par :
La densité^ le chiffre des matériaux solides^ la réaction^ V acide urique^ la diminution des phosphates terreux^ la rareté ou l'absence de V hémaphéine et de Y uroérythrine.
Mais il en diffère par :
La coloration ambrée, la limpidité^ rabaissement plus grand de la quantité^ Vodeur normale, la fréquence de Tacide urique dans les sédiments^ Taugmentation de Yia'ée^ la rareté de Y albumine qui n'apparaît qu'à Tétatde traces, l'augmentation très-fréquente de Yurohématine qui conserve sa teinte rose; la rareté de Yindican.
Dans un des six cas de fièvre herpétique que j'ai observés, l'urine offrait, au cinquième jour delà maladie, la couleur et l'aspect qu'elle préstînte dans la fièvre typhoïde, mais il n'y avait pas d'albumine et Tindican exis-
lait en traces à peine sensibles. Ces raisons, jointes aux autres signes distinctifs ci-dessus énumérés, nous firent mettre un point d'interrogation devant le diagnostic fièvre typhoïde, quî avait été porté la veille : la maladie avait débuté par de la céphalalgie, de la rachialgie^ de la douleur à la nuque, des épistaxis, de l'insomnie, des bruissements d'oreilles et des éblouissements. La stupeur était très-prononcée : il / avait en outre un peu de diarrhée ; le ventre était douloureux, mais la rate normale. La température était à 40, le pouls dicrote, la peau sèche : on percevait un souffle fébrile assez intense, couvrant toute la première révolution du cœur. 11 y avait aussi aux deux bases de la poitrine des petits râles secs, disséminés. Le lendemain du jour où l'urine nous avait inspiré des doutes sur la dothiénentérie, un demi-cercle d'herpès entourait la lèvre inférieure ; la température était à 39,5 — 39,8; mais la défervescence se fit le surlen^ demain, c'est-à-dire le matin du huitième jour.