‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 43 sur 178 · B. A. ms. 10 889, doss. Haudart de Mcranville · texte numérisé non relu

B. A. ms. 10 889, doss. Haudart de Mcranville

plus beaux de ma feuille. Je vous avertis que je vous observerai de près et que si vous faites encore le rodomont...

Aussi comme Ton comprend que Figaro, à bout de patience et d'efforts, lassé, dégoûté, écœuré, ait fini par fuir Paris, car Beaumarchais ne laisse aucun doute sur le vrai cadre de son intrigue espagnole :

« Voyant que la république des lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que, livrés au mépris où ce risible acharnement les conduit, tous les insectes, les moustiques, les cousins, les critiques, les maringouins, les envieux, les feuillistes (nouvellistes), les libraires, les censeurs et tout ce qui s'attache à la peau des malheureux gens de lettres, achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait; fatigué d'écrire, ennuyé de moi, dégoûté des autres, abîmé de dettes et léger d'argent; à la fin convaincu que l'utile revenu du rasoir est préférable aux vains honneurs de la plume, j'ai quitté Madrid. »

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