‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 55 sur 178 · Cité par Hatin, I. 21.3, note · texte numérisé non relu

Cité par Hatin, I. 21.3, note

LA REPRESSION. d03

26 février 1638 signalent encore, comme un danger public, « ceux qui s'ingèrent de composer des libelles séditieux qu'ils intitulent gazettes secrètes et qu'ils font écrire à la main* ».

En 1660-1661, — la dernière année de la vie et du gouvernement de Mazarin, — se place un grand procès de nouvellistes, qui fournissaient de leurs gazetins les ducs d'Epernon et de la Trémoille, M. de Chabannais, introducteur des ambassadeurs, Tabbé de la Rivière, la duchesse de Nemours, le surintendant Foucquet, Tabbé Colbert^.

Seize particuliers furent conduits à la Bastille. Quatre d'entre eux étaient « clercs », un autre médecin, celui-ci « domestique sans condition », celui-là barbier^ — déjà la savonnette de Figaro.

Leur procès fut instruit « à l'extraordinaire », c'est-à-dire par une commission qui jugeait sans appel. Le « chef de nouvelles », Mathurin Hesnault, excipa de sa bonne foi, ne sachant pas, disait-il, que cette industrie fût interdite ; ce qui ne lui évita pas une condamnation rigoureuse. Loret, tout guilleret, conte l'aventure (1" sept. 1661) :

Cerlain mailieuieux nouvelliste, Esprit brouillon, mauvais sophiste, Qu'on nomme Mathurin Hesnault, Fut hier, dit-on, bien penaud;

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