‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 75 sur 178 · I. B. A. ms. 12 238, f. 3ÛS v · texte numérisé non relu

I. B. A. ms. 12 238, f. 3ÛS v

■2. Rapport du 11 levr. 1715, B. A. ms. Il 544, f. 416.

aux gardes Bouville, et, à Toccasion, portait son nom. Elle commença naturellement par faire de son sergent un nouvelliste, ce qui le conduisit à Bicêtre en 1741. Pour implorer Télargissement de son prétendu mari, la belle se rendit à la lieutenance de police, d'où elle fut renvoyée chez Texempt Bureau, qui avait opéré Tarrestation. Comme elle y vint souvent, toujours pour solliciter la liberté de Bouville, « elle s'aperçut que le fils dudit Bureau se soumettait avec peine à la discipline paternelle. Elle le plaignit beaucoup et ensuite lui conseilla de quitter son père, Tassurant qu'il ne manquerait de rien, lui promettant de lui faire gagner dix écus par semaine ' ».

Geneviève avait de grands yeux noirs, elle avait une voix qui persuadait; elle était gaie, bonne fille, belle fille, dix écus par semaine c'était l'indépendance : le jeune Bureau, qui avait dix-neuf ans, suivit la jolie nouvelliste et devint nouvelliste à son tour, sous le nom de Grandmaison -. Bambaud apprit l'aventure et Geneviève eut toutes les peines du monde à l'empêcher de la mettre dans sa gazette : faire un nouvelliste du propre fils de l'exempt chargé d'arrêter les nouvellistes — quel fait divers !

A transcrire des feuilles de nouvelles. Bureau iils, dit Grandmaison, coula neuf mois d'un bonheur sans pareil. Bambaud ne le laissait manquer de rien : Geneviève était belle, gracieuse, elle était

1. Rapport de Poussot, -27 févr. 17-14, B. A. ms. 11541, f.-232-33.

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