Bibl. nat., mss franc
3. Cité par Baudrillart. Pliilijjpe V et la Cour de France, II, 13, note 4.
CLIENTÈLE PRINGIERE. 18d
'l'orcy rédig-ea ce « corps d'anecdotes » de ITlo i\ 1718. Il en communiqua le texte à Saint- Simon qui y puisa largement pour écrire ses Mémoires ',
Le trop fameux chevalier Déon fit à Londres, durant plusieurs années, ce métier de nouvelliste pour le compte de son gouvernement -. En Hollande, ce fut le polygTaphe La Chesnaye des Bois, moine défroqué, auteur d» célèbre dictionnaire héraldique, homme de valeur, travailleur acharné. Il avait dû se sauver de France, pour s'être marié, tout moine qu'il était. Sa femme, demeurée à Paris, servait d'intermédiaire entre l'exilé et le lieutenant de police qui recevait ses bulletins '.
Telle fut encore la tâche de Mirabeau, lors de sa mission en Allemagne. Ses dépêches ont été publiées par M. Welschinger ^
Gustave III, roi de Suède, est pour nos nouvellistes un fidèle abonné; encore leurs feuilles ne lui suffisent- elles pas : il les complète par les correspondances de femmes charmantes fréquentant à la Cour, les comtesses de La Marck, d'Egmont et de Boufflers, Mme de Staël, qui peuvent ainsi donner la main aux marquises de Sévigné et d'Huxelles. Et c'est du journalisme bien caractérisé. Creutz, le
1. Ibid., II, 11-12; Em. Bourgeois, dans la Revue historique, niars-avr. IflûS, p. 268.
2. Gaillardot, J/c'mo/)'Cs .■;«)■ la chevalière d'Eon. p. 185-86, et pièces justifii-ativos n"^ 9-11.