‹ Figaro et ses devanciersChapitre 110 sur 194 · Interr. de Willemin de Coin, ibid., f. 72v°-7o · texte numérisé non relu

Interr. de Willemin de Coin, ibid., f. 72v°-7o

sieurs « appareilleuses » de qui les noms ne sont pas connus 1.

Julie se servait encore, comme « observateur », d'un jeune commissaire de police, âgé de vingt-trois ans, Benoît-Louis Chazé, généralement appelé « le j Petit commissaire ». Ce dernier lui servait également de copiste 2.

Autre mouche et autre copiste, Hyacinthe Dela-

combe , ci-devant employé de la régie des cartes.

Delacombe avait des relations dans la magistrature;

mais, au service du gouvernement pour le « détail

des parlementaires », il lui arrivait, comme à Wil- j

lemin de Coin, de remettre les mêmes notes, et à j

Julie et au Magistrat3.

Nous avons un certain nombre des « mémoires»

écrits par ses sous-ordres; le suivant peut servir de|

modèle :

L'on a su du cocher de M. le prince de ïurenne que le jour qu'il a été à l'Opéra, en sortant, il a été chez le sieur, (iilles et a passé la rue Coquillière et entré dans la rue des; Vieux-Augustins, et s'est arrêté au coin de la rue Page vin, ij chez le sieur Gilles, qui est son confident. Il est bien sûrlj qu'il lui procure des filles. On n'a pas pu savoir le nom de la demoiselle, mais l'on soupçonne qu'elle pourrait de-[ meurer dans la maison de (iilles, rue Pagevin, qui fait le< coin de la rue des Vieux-Augustins. La chose est très sure que le sieur (Iilles lui esl commode. Il n'y aurait aucune'

Page 1