Iljid., [y. .Y
(1781-1782) le gouvernement lente un dernier effort contre l'ennemi irréductible, mais ce qu'il reproche à présent aux gazetiers c'est qu'Us sont, en môme temps, les auteurs, les copistes, les colporteurs, des terribles pamphlets — lesquels ne sont parfois que des recueils de nouvelles à la main et, du moins, sont toujours inspirés et documentés par des services de nouvelles à la main — qui sapent la monarchie, la société, les traditions, la religion et diffament les premiers personnages de l'Etat. « Nous nous imaginons, écrit Arthur Young, que les magasins des libraires Debrett et Stockdale à Londres sont encombrés; mais ce sont des déserts à côté de celui de Desenne et de quelques autres (au Palais-Royal); on a peine à se faufiler de la porte jusqu'au comptoir.... Chaque heure produit sa brochure; il en a paru treize aujourd'hui, seize hier et quatre-vingt-douze la semaine dernière. Dix-neuf sur vingt sont en faveur de la liberté. »
En regard des Mémoires secrets, il importe de signaler un autre grand recueil de nouvelles à la main, qui, à peu d'années près, date de la môme époque : la Correspondance secrète, polilique et littéraire ou Mémoires pour servir à l'histoire des Cours... connue généralement sous le nom du plus
célèbre « nouvellant » de ce temps, le bonhomme Métra1.
La Correspondance secrète était imprimée par la société typographique de Neuwied. Métra n'avait rien à y voir. Elle était l'œuvre d'un bureau de nouvellistes semblable à la Paroisse, mais qui est parvenu à se soustraire aux investigations des policiers et à celles des historiens. Toujours est-il que la Paroisse de Mme Doublet et ses continuateurs d'une part, et, de l'autre, le bureau « Métra », qui a publié la Correspondance de Neuwied, ont été, pendant les vingt dernières années de l'Ancien Régime, les deux sources d'où sont sorties toutes les correspondances de nouvelles à la main aujourd'hui connues.
A l'agence Bachaumont- Mairobert- Angerville appartiennent les nouvelles éditées sous le titre Paris et Versailles, Journal anecdolique (1761-1789) 2; de même que les Nouvelles à la main de la fin du règne de Louis XV publiées par M. le vicomte de Grouchy d'après le manuscrit Anisson-Duperron 3.
D'autre part, M. Maurice Tourneux a établi4 que la Correspondance secrète imprimée par M. de Lescure% correspondance envoyée en Russie, ainsi que les lettres du baron de Kageneck à desti-