‹ Figaro et ses devanciersChapitre 93 sur 194 · Ibid., f · texte numérisé non relu

Ibid., f

légers, Suisse d'origine, nommé Perriard, sollicitait pour elle. « Ayant connu sa probité, dit le brave homme, et les soins qu'elle a eus de moi dans ma maladie, je lui ai promis que je l'épouserais; je ne vous la demande, Monseigneur, que pour une bonne fin et en faire mon épouse1. » Ce j trompette était cousin du suisse du lieutenant de | police; en outre, les voisins attestaient la bonne conduite de Geneviève. C'était un rôtisseur, un I marchand de vin, un maître fondeur, un perruquier, un sellier, un marchand forain, un boulan- | ger, un pâtissier et un fripier, auxquels se joignit 1 Mme de La Rochefoucauld de Fontenay. Le Magistrat se laissa convaincre et la vaillante nouvelliste devint la femme du trompette de chevau-légers.

Tollot et Noël, exilés en province, ne suivirent pas leur ban et continuèrent à Paris leur métier de gazetiers. Le comte de La Marck avait pris Tollot chez lui où, sous le nom de La Mothe, il rédigeait ses feuilles, en collaboration avec Gail-i lard, le suisse de l'hôtel. Le lieutenant de police en est averti et ses observateurs guettent les com-J pères; c'est un pittoresque rapport de l'inspecteur! Pioussel (17 octobre 1747) :

« Allant à la rencontre des nommés Tollot et] Noël, chefs de nouvellistes, que nous cherchions j depuis longtemps et dont nous avions passé, avec! tout notre monde, plus de dix nuits; comme nous)

]. Placct au lieutenant de police du 29 sept. 1750, B. A. ms. 11511. 803-4.

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