‹ Figaro et SuzanneChapitre 3 sur 35 · U:S COMEDIENS BOURGEOIS · texte numérisé non relu

U:S COMEDIENS BOURGEOIS

enfermé mes habits du dimanche dans son ormoire , et je me suis sauvé comme j'ai pu, pour ne pas faire manquer la repellllon générale oùs ce que je joue ce soir. TOINETTE.

Vous êtes donc de la pantomime?

CADET

C'est mol qui fais le beau page ; mais , mam'selle Tolnette, c'est ben la le cadel de mes soucis ; je suis ben pus amoureux de vous nue de la comédie, el si mon onque voulait.... Mais il est brouillé avec le vÔire , à cause de cette diable de manie, et puis parce que vous n'avez pas de dot. TOINETTE.

J'en al une de douze cents francs; mon oncle ne veut pas que je vous épouse , pour ne pas me la donner. CADET.

Tenez, mam'selle Tolnelte, je n'y liens plus; voulez vous faire un coup de tête ?

TOINETTE

Si nous ne pouvons pas faire autrement

CADET

C'est votre tanie qil retient M. Varlope ; c'te vieille folle ne s'est-elle pas mis eu têle de m'aimer î" TOINETTE.

Par exemple !

CADET

Je n'y corresponds pas; mais je vous l'dis , foi de Cadet Mandai, qu'est mon nom, si M. Varlope ne veut pas consentir que je vous épouse, je quitte sa troupe et m engage dans les départemens ; et si vous faites bien , vous partirez

avec mol.

TOINETTE

C'est qu'une démarche comme ça, pour une demoiselle honnête qui a des principes....

CADET. Bah ! bah / laissez-moi faire. ( On sonne. ) On sonne 1^ si.unelte; c'est pl'être quelpi'uu.

TOINETTE

C'est des acteurs qui arrivent ; je me sauve. CADET.

ÎS'ous nous reparlerons dans les coulisses.

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