IV PREFACE
ou, plutôt, on s'indigne lorsqu'il apparaît loyalement et lorsque celui qui le ressent ne consent pas à le recouvrir d'un hypocrite voile de convention. On a, semble-t-on croire, le droit absolu d'en arriver au dernier et plus vil degré de la flatterie, mais non celui de s'élever à l'invective, ou, tout au moins, à la critique violente.
La haine est cependant, en littérature, comme en politique, comme en art, une passion primordiale et indispensable ; celui qui ne sait pas haïr ne saura pas aimer ce qui, pour lui, est le beau. Quelques-uns estiment qu'on devrait se borner dans la vie à pratiquer l'œuvre de sympathie ; je le veux bien, mais cette œuvre n'existe que si, à