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Cf. dans Fénelon, les îles de sucre et de caramel

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I! A m: LAIS. 297

tout à coup . au moment du dégel , se font entendre au voyageur ^

L'imprévu de la fantaisie, l'agilité de l'esprit dans l'iriiaginaire étonnent et ravissent. M Aristophane dans les Oiseaux, ni Shakespeare dans le Songe d'une Xuit d'Eté, n'offrent rien de plus original, de plus léger, que cette féerie de Vis/e so?inante. Écoutez le joyeux carillon des cloches, et le gazouillement de ces bienheureux oiseaux, fils du ciel ; admirez leurs belles couleurs, et contemplez les merveilleuses cages de ce paradis aérien. Quel éblouissement ! quelles grâces ailées ! Tout vole , tout brille . tout chante: écho lointain de la ville papale, parodie ingénieuse et innocente des fêtes romaines officiellement décrites dans la Sciotnachie 'K

1. IV, 55. — Sailli Martin le tliéosoplie a usé de cette fiction dans son livre intitulé le Crocodile, ou de la Guerre du bien et du mal. — Ne sernit-ce pas le phonographe ?

2. a Dans la légende celtique de saint Hrandan, sorte d'Odyssée monacale, le saint rencontre, en un de ses voyages, le paradis des oiseaux, où la race ailée vit selon la règle des religieux , chantant matines et laudes aux heures canoniques ; Brandan et ses compagnons y eélè-

Chez la plupart des écrivains, la fantaisie, qui se joue dans le merveilleux, paraît exclure le génie comique , dont les racines s'enfoncent profondément dans le réel : par un don bien rare, dans Rabelais comme dans Aristophane et dans Shakespeare, l'un et l'autre se trouvent unis ou alternés. Cette verve comique de l'auteur de Gargantua semblait, d'ailleurs, favorisée par les événements : au quinzième siècle et pendant les premières années du seizième, l'esprit d'opposition politique avait surtout brillé au théâtre dans les soties, dont Louis XII se lit plus d'une fois une arme dans sa lutte contre le pape Jules II; François P"", moins hardi, ne soutient plus, malgré les prières de Clément Marot S les Bazochiens et les Enfants-sans-souci, qui tombent peu à peu sous les coups redoublés du Parle-

brent la Pàque avec les oiseaux, et y restent cinquante jours , nourris uniquement du chant de leurs hôtes. C'est peut-être cette légende que l'imagina tien de Rabelais a parodiée. » — Emile Deschanel, Études sur Aristophane, — les Oiseaux.

1 Voir rÉpître de .Marot à François 1er au nom de la Bazoche, et sa ballade des Enfants-sans-souci ; il avait fait partie de leur troupe.

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ment*. Alors la comédie satirique, bannie de la scène, trouve naturellement un refuge dans le roman , où elle se donne libre carrière. Le livre de Rabelais est rempli d'actions dramatiques, de farces qu'on aurait pu jouer, que l'auteur peutêtre avait jouées lui-même, comme celle de la Femme Muette, et dont quelques-unes reparurent depuis au théâtre. Jamais poète comique n'a mis en scène avec plus de bonheur ni ridiculisé avec plus d'esprit l'insatiable avidité des conquérants que dans les convoitises sans fin de Picrochole, le tyran inepte et cruel, opposé aux bons géants.

Ailleurs, c'est une histoire devenue proverbiale, comme celle des moutons de Panurr/e -,

1. En J51G, défense de jouer farces et sotlies où il serait parlé des princes et princesses de la cour.

En 1536, défense « de faire monstrations de spectacle ni écriteaux taxans ou notans quelque personne que ce soit, sous peiné de prison et de bannissement à perpétuité du Palais 2.

En 1538, signification aux comédiens de remettre désormais à la cour le manuscrit des pièces quinze jours avant la représentation, et de retrancher, en jouant, les passages rayés, « sous peine de prison et de punition corporelle »,

En 1540, la peine prononcée est celle de\n hart..

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