LES FAUTES DES GRANDS
qu'elle veut gagner le pré qui longe la route. Ce pré, e’est sa patrie : il lui est eher; elle va son manoir auprès d’un ruisseau. Elle saute.
Elle est verte; elle a l’air d’une feuille vivante. Bernard, Roger, Jaeques et Marcel se jettent à sa poursuite. Ees voilà dans le pré; bientôt ils- sentent leurs pieds s’enfoncer dans la terre grasse qui nourrit une herbe épaisse. Quelques pas encore, et ils s’embourbent jusqu’aux genoux. E’herbe cachait un marécage. Ils s’en tirent à grand’peine. Eeurs souliers, leurs chaussettes, leurs mollets
sont noirs. C’est la nymphe du pré vert qui amis les guêtres de
lange aux e]uatre désobéissants.
iGienne les rejoint tout essoufllé. Il ne sait, en les voyant ainsi chaussés, s’il doit se réjouir ou s’attrister. Il médite en son àme innocente les catastrophes qui frappent les grands et les forts, (huant aux quatre guètrés, ils retournent piteusement sur leurs pas, car le moyen, je vous prie, d’aller voir l’ami Jean en pareil équipager (huand ils rentreront à la maison, leurs mères liront leur faute sur leurs jambes, tandis que la candeur du petit Etienne reluira sur ses mollets drus.