‹ Filles et garcʹonsChapitre 9 sur 18 · JACQUELINE AVEC DES BAISERS · texte numérisé non relu

JACQUELINE AVEC DES BAISERS

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d'autres en veau, et plusieurs en peau de truie; mais ils n'ont pas su pourquoi ees deux belles jeunes lîlles élevaient une Heur dans leur main.

Ce qu'ils n’ont pu déeouvrir après avoir travaillé, médité, sué. pâli, mademoiselle Suzanne l'a trouvé tout de suite.

Son papa l'avait menée au Louvre, où il avait affaire. Mademoiselle Suzon regardait les antiques avee surprise et, voyant des dieux à qui il manquait les iambes. les bras, la tète, elle se disait en elle-même: « Ah! ah! ce sont là les poupées des messieurs, et je vois que les messieurs cassent leurs poupées comme font les petites tilles. » Mais quand elle passa devant les deux jeunes tilles qui tiennent une tleur, elle leur envoya un baiser, parce qu'elle les trouvait jolies.

Puis, ayant rélléchi un moment, elle ajouta:

<c Leur jour de fôte est le même, elles sont toutes les deux pareilles et elles s'olTrent la même tleur. Les amies devraient avoir toutes le même jour de fête. » Maintenant Suzanne est loin du Louvre et loin des vieux marbres; elle est dans le royaume des oiseaux et des tleurs. Elle passe dans les champs, à l'abri des bois, les jours clairs du printemps. Elle joue dans l'herbe, et c'est le plus doux jeu. Elle songe que c'est aujourd’hui la fête de son amie Jacqueline, c'est pourquoi elle va cueillir des Heurs qu’elle donnera à Jacqueline avec des baisers.

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