[Filles, lorettes et courtisanes]
Voici, à ce que m'assure l'éditeur du présent livre, un coin du grand panorama parisien que personne n'a ose!
peindre, une page du grand livre de la
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Civilisation moderne, au bas de laquelle personne n'a osé mettre son nom.
Il y a dans mon esprit une tendance toute particulière à entreprendre les choses que personne n'ose accomplir; aussi ai-je du premier coup accepté la tâche proposée, si difficile et surtout si scabreuse qu'elle fût.
Il est vrai que presque aussitôt cette promesse faite, je me suis, en songeant aux pudibondes susceptibilités de l'époque, senti quelque repentir de m'être avancé ainsi ; mais ma parole était engagée, et je suis avant tout esclave de ma parole ;
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Je vais donc essayer de l'acquitter.
Seulement, pour mettre un certain ordre dans mon travail , je diviserai la matière que je traite en trois classes distinctes, en trois catégories progressives, en trois échelons ascendants, qui conduiront successivement le lecteur du coin de la borne oii la prostituée des rues guette le nocturne passant, jusqu'au boudoir princier oii l'ëlégante courtisane, qu'on a envoyé chercher dans une voiture sansarmoirie, estintroduite par un valet sans livrée.
Maintenant je préviens ceux qui vouront bien perdre leur temps à lire les