‹ Fils de bandit; drame en trois actesChapitre 9 sur 46 · ACTE PREMIKR H · texte numérisé non relu

ACTE PREMIKR H

JEAN, se levant.

Par exemple!... Quelle heureuse inspiration!... Je t'écrivais... Comme ça, ma lettre est finie... Tu ne m'embrasses pas ? (lU s'étrei^nent.) Tu arrives joliment à pic. Papa te réclame à corps et à cris.

GASTON

Gîmment va-t-il papa ?

JEAN

Doucement.

GASTON

J'ai prétexté la fête du pays, le concours agricole et j'ai obtenu deux jours.

JEAN

Parfait I

GASTON

Je monte tout de suite voir papa.

JEAN

Papa n'est pas là.

GASTON

Sorti?... Alors il va mieux?

Il est sorti malgré moi... Je lui ai proposé de l'accompagner. Il s'y est refusé... Je ne sais où il est, allé.

GASTON

Allons à sa rencontre jusqu'à la place.

JEAN

Te rencontrer, tout à coup, sans avoir été prévenu de ta visite... je craindrais que cela ne lui fasse du

mal. Le Docteur m'a recommandé de lui éviter ics émotions.

GASTON

C'est bon. J'attendrai... J'ai à lui apprendre une nouvelle à laquelle il sera sensible

JEAN

Quoi donc?

GASTON

Je suis nommé principal à la Banque Falstein.

JEAN

Compliments!... Papa sera enchanté. Tu es toujours son chouchou... Il parle de toi toute la journée.

GASTON

Rien de nouveau au pays?

Rien du tout;... on continue à nous servir les aménités que tu connais.

GASTON

N'y a-t-il pas un moyen de faire coffrer une bonne fois ces imbéciles?

JEAN

Il y en a trop. La moitié du village frit chorus avec l'oncle Jérôme.

GASTON

Que l'oncle vienne donc me débiter en face ses insanités... Je lui ôterai l'envie de nous insulter, à ce bonhomme-là !

JEAN

Dommage que tu ne sois pas arrivé cinq minutes

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