‹ Fin de l'indépendance Bohême (volume 3)Chapitre 24 sur 289 · PRISE DE PRAGUE · texte numérisé non relu

PRISE DE PRAGUE

marchander tous les droits régaliens qu'il s’attribua ï. (Septembre 1448.)

1. Palatsky, IV, I, p. 191-190. Les Catholiques, après avoir favorisé le succès de Georges par leur indécision et leur imprévoyance, essayèrent ensuite d’excuser leur faute en accablant le vainqueur de reproches. Ils parlèrent de perfidie, de trahison : injustice ordinaire des partis qui exigent volontiers des autres une délicatesse de conscience et un luxe de scrupules qu'ils dédaignent pour leur propre compte. Ce qui est plus singulier, c’est que M. Pa- : latsky semble dans une certaine mesure désapprouver l’habileté de Georges’ et regrette de ne pas trouver en lui cette magnanimité chevaleresque qu’il admire dans Ptatchek : en réalité les temps étaient changés et la magnanimité n’était plus de saison. Plus d’hésitation eût été de la faiblesse. Georges n'était pas un chevalier, heureusement pour la Bohème.

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