‹ Finances contemporaines (volume 2)Chapitre 15 sur 229 · A tki.n · texte numérisé non relu

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FINANCES CONTENn>OH AINES

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^«•^e Quant aux dépenses de luxe, iUL\ MHiimes consacrées au plaisir, au superflu, onl-ellcs diminué ? Voici la réponse : pendant la saison théîltrale 1859-1800, les recettes des théâtres se sont élevées à 9,667,149 francs ; pendant la saison théâtrale 1871-1872, ces mômes recettes se sont élevées à 9,957,870 francs.

Ainsi, depuis la guerre : développement et augmentation du commerce intérieur et extérieur de la France, c'est-à-dire des importations et des exportations ; — augmentation du trafic postal ; — augmentation des dépêches télégraphiques ; — augmentation des recettes kilométriques sur les anciens réseaux des six grandes compagnies de chemins de fer, tels sont les faits qui se dégagent des chiffres que nous avons cités.

Le paiement des 5 milliards n'a donc pas appauvri la France, puisqu'au lieu d'arrêter le développement de son commerce et de son industrie, ce commerce et cette industrie ont pris, au contraire, un plus grand essor.

Encaisse de la Banque de France.

Ce qui est non moins remarquable, c'est l'abondance des capitaux disponibles, le bon marché de l'argent, la continuation d'achats considérables faits pour le compte de l'épargne.

L'encaisse de la Banque de France atteignait :

millions d(! Irancs.

Le 23 novembre 1871 634

Dépôts dans les établissements de crédit.

Ainsi, en trois années, l'encaisse métallique de la Banque de France a augmenté de 654 millions, c'est-àdire a plus que doublé.

Si, aux 1 milliard 288 millions d'encaisse de la Banque de France, nous ajoutons le total des fonds disponibles dans les caisses des établissements de crédit, soit en

comptes courants, soit en dépôts, soit en comptes de chèques avec ou sans intérêts, nous trouvons qu'il existe actuellement, en France, plus de 2 milliards disponibles, sans compter les capitaux déposés dans les banques particulières, dans les maisons de commerce, chez les particuliers.

Au 31 août 1874, les fonds en dépôt à la Banque de l'rance, au Crédit foncier, au Crédit agricole, au Crédit industriel, à la Société de dépôts et comptes courants, lu Comptoir d'escompte, à la Société générale, au Crédit lyonnais, s'élevaient au chiffre de 872,982,54*4 fr. 12.

Au 31 août 1873, ces mômes sommes disponibles s'élevaient s«»ulement au chiffre de 020,3'i7,O02 fr. US.

Cette grande abondance de capitaux a exercé naturellement son influence sur le taux de Tescomple et sur les prix de nos fon<ls publics.

Le tableau suivant en donnera une idée exacte :

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