Finances du Canada [microforme]
Cette tâche pendant plusieurs années a été dévolue à une personne qui avait étudié la finance pendant toute sa vie, à ‘ une personne dont les exposés clairs et habiles excitaient l'admiration de la Chambre et la confiance du pays, et je suis sûr que cette Chambre partagera le regret que j'éprouve de voir sir Leonard Tilley, retiré temporairement de la place importante qu'il occupait dans l'administration,
Je suis sûr aussi d'exprimer le sentiment de tous ceux qui m’entourent, lorsque je fais des vœux pour le prompt rétablissement de sa santé, afin qu’il puisse continuer long-
temps une vie heureuse et honorable,
En assumant cette 1âche sans avoir eu le temps de me familiariser avec tous les différents détails de mon départemont, je dois demander l’indulgence de cette Chambre, plus particulièrement lorsque je jette un coup d'œil sur le passé et que je me reporte à 1867 et lorsque je vois que ma position a été remplie depuis cette époque par des hommes de talent et de haute célébrité.
Lorsque je reporte mes regards sur la ligne non interrompue de si nobles chevaliers qui m'ont précédé, je suis
profondément touché par les changements qui sont sur-
venus et le contraste qui existe entre le Canada d’aujourd'hui et le Canada de 1867.
Dix-huit ans dans l’histoire d’un pays doivent offrir des changements, mais j'ose dire que dans aucun pays du monde nous trouvons des prouves plus fortes et plus évidentes d’un progrès réel que dans la Confédération canadienne,
En 1867, nous étions quatre provinces, Ontario, Québec, .
Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick, couvrant une superficie de 338,000 milles carrés, avec une population de 8,331,000 âmes,
Nous avons fait l'acquisition dans l’est de l'île la plus fertile, l'Ile du Prince-Edouard, et dans l'Ouest, nous avons reculé nos frontières jusqu'à l'océan Pacifique, L'étendue de notre pays est maintenant de 3,438,000 milles carrés,
soit une augmentation dix fois plus grande. Notre popula- :
tion s'est augmentée de plus de 50 pour 100, Mais ce n’est pas dans l'augmentation de notre superficie que le changement est surtout remarquable, C'est dans ia condition de la masse du peuple. Nos habitants, pendant ces dix-huit ans, ont considérablement développé leur instruction, affermi tous leurs liens politiques, sociaux;et commerciaux. En 1867, les deux provinces de l'est étaient séparées des deux de l’ouest par une barrière infranchissable. En hiver,
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pendant six mois de l’année, nous dépendions des Etats- Unis pour tous rapports, toutes communications entre les deux provinces de l’ouest et celles de l'est.
Dans l'ouest, après l'entrée de la Colombie anglaise et des territoires, la difficulté de communication était encore plus grande vu l'augmentation de la distance, et nous dûmes avoir recours aux chemins de fer, hôtels et facilités étran. gers Pendant quinze ou seize ans nous avons payé un tribut à une puissance étrangère bien que amie, pour nos
‘rapports aveo l'ouest. Aujourd’hui un chemin de fer par-
tant des côtes de l'Atlantique se rend à l'océan Pacifique, et nous donne une grande voie non interrompue depuis l'extrème est jusqu’à l'extrême ouest, De sorte que maintenant nous pouvons voyager d’un océan à l’autre sans être obligés de traverser, comme auparavant, un pays étrangor, un peuple étranger à qui nous avions recours.
L'année 1886 sera marquée en lettres d’or dans notre histoire, parce qu’elle est l’année où nous avons obtenu notre indépendance nationale et géographique ; l’année où une grande voie agréable et utile, en temps de paix ou de guerre, nous a été ouverte à travers notre territoire. Il y a plus de trente aus les hommes d'Etat de la Nouvelle-Ecosse discutaient l'opportunité de commencer la construction de ce qui est maintenant une partie du chemin de fer Intercolonial, et ces hommes qui étaient les plus savants sur cette question nous disaient que ce chemin grandirait dans l'estime publique de la population de la Nouvelle-Ecosse, dans l'estime de la population des autres provinces ; qu’il serait commencé et s'étendrait vers l'ouest jusqu’à ce qu’il eut atteint les côtes de l’océan Pacifique ; et on nous disait que plusieurs de ceux qui prenaient part à la discussion vivraient assez longtemps pour entendre le sifflet de la locomotive dans les montagnes Rocheuses, M. l'Orateur, la prédiction s’est réali-ée, et si, me ou en partie, les autres prédictions relativement à la
valeur et à l'importance de ces travaux, reliant ensemble plusieurs provinces, maintenant et afformissant les intérêts anglais sur ce continent et développant les grandes richesses du pays, et nous apportant une part du commerce des millions de peuples habitant les îles et les pays au delà des frontières de l’ouest, si, dis-je, toutes ou en partie ces prédictions se réalisent, ceux qui ont élaboré et mis à exécution ce puissant projet seront regardés comme les bienfaiteurs du pays, et recevront le respect et la reconnaissance de tout vrai Canadien.
Et M. l'Orateur, je dois dire que notre très honorable chef, qui a travaillé si habilement et avec tant de succès à cette grande entreprise, qui, sans oublier les intérêts des vieilles provinces n’a jamais perdu de vue cette grande œuvre, bien que souvent sujet aux attaques des membres de l'opposition, et quelque fois rencontrant les craintes et les doutes de ses amis, travailla néanmoins toujours fidèlement, avec zèle et intelligence à l'achèvement de cette entreprise, et réunit, et forma en un seul peuple les sujets anglais dispersés sur ce continent, et affermit les institutions britanniques. Si ces prédictions doivent se réaliser, l'honorable chef du gouvernement aura la plus grande récompense que puisse recevoir un homme d'Etat, la satisfaction de savoir, de croire, et de constater qu'il a procuré à son pays un grand avantage,
M. l'Orateur, j'espère que ces prédictions se réaliseront en grande partie, et qu'un bel avenir nous est réservé, Maie
je ne dois pas perdre le temps de la Chambre en parlant de cet avenir.
J'étais à établir une comparaison en passant en revue le passé et le présent, l’état des affaires en 1867 et l’état des affaires en 1886, Il n’y a pas seulement l'augmentation de la superficie du pays, le développement des moyens de communications; le changement est plus remarquable encore
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rable chef, cès à cette les vieilles uvre, bien pposition, tes de ses ec zèle et réunit, et sés sur Ce . Si ces gouver.recevoir ire, et de age, eront en 5, Mais rlant de
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dans la grande amélioration subie chez la masse du pouple.
‘ A tous les points de vue cela prouve le progrès fait chez la
population. Nous constatons ces progrès par l’accumulation dans nos banques d’épargnes et nos institutions commerciales, par le trafic sur nos chemins de for et sur nos rivières, par l'augmentation de nos villes et cités et les bâtissos publiques et privées qu’on y voit, par le bion être qui règne dans les maisons de notre population rurale, par les églises et les écoles, les différentes occupations dans lesquelles les hommes sont engagés, et qui sont autant do preuves de progrès, de la richesse et du bonheur du peuple.
En parlant ainsi, M. l’Orateur, en exprimant ma satisfaction à la vue du progrès du pays, je n'oublie pas qu'ily a des esprits étroits par nature ou par préjugés, qui diront que c’est de mauvais goût de la part de la Nouvelle-Ecosse, de ma part surtout, d'exprimer cette satisfaction, M. l'Orateur, je désire donner un mot d'explication personnelle, et j'y suis forcé d’ailleurs par le fait que le chef de l'opposition, alors que rien ne pouvait occuper sa haute intelligence, au commencement de la session, dirigea mon attention, pour le moment où j'occuperais cette place, aujourd’hui, sur la position que j'occupais en 1867. Il est vrai que la Nouvelle- Ecosse était opposée à la confédération, mais simplement à cause des termes financiers alors proposés. Ile:st vrai que je me suis joint à cette opposition, mais dès que l'acte fut passé, j'ai saisi la première occasion de définir ma position comme candidat aux élections fédérales, Adressant la parole dans une grande assemblée de mes commettants, jo dis—eot si je me rappelle bien, mes remarques furent rapportées par le monsieur qui occupe la première place à la table de cette Chambre—je dis : l'acte de la confédération est devenu loi, c’est l’acte de l'empire britannique, et aucun des pouvoirs que nous possédons ne peut l’annuler, Nous vivrons en conformité de cet acte, nous allons faire l'épreuve de son
fonctionnement, et si je suis élu comme votre représentant à la Chambre des Cummancos, croyant que les termes de l'admission de la Nouveile-Ecosse sont injustes et pouvent
être amendés, je travaillerai dans 0e but, et je me joindrai à !
ceux qui travuiileront au développement dos intérêts géné.
raux du pays. Voilà on substance ce que j'ai dit au peuple !
de mon comté ; et quand je vins ici mes efforts furent diri-
gé63 dans ce sen+, pour obtenir une modificution des termes : de l'admission de la Nouvello-Ecosse. Aujourd'hui, M. l'Ora- !
teur, j'ui tenu ma parole, j'ai travaillé à obtenir de meilleurs tormes à ma petite province, près de la mer, et je me suis joint à coux qui ont déployé lour énergie pour le développement et le progrès du pays. Ayant rempli ces engagements je me seus aujourd’hui aussi libre quo le plus ardent confédéré de 1867, d'exprimer ma satisfaction au sujet du progrès de notre pays commun,
Maintenant, M. l’Orateur, apt ès cette entrée en matière, je désire attirer l’attention sur les comptes publics qui ont
été soumis à la Chambre il y a quelques jours, et qui, je n'en : doute pas, ont été examinés par les honorables députés. | Permettez-moi, M. l'Orateur, de diriger l'attention sur |
plusieurs points qui semblent demander considération,
D'abord pour ce qui concerne les recettes de 1885, on se
rappelle que l’ex-ministre des finances, dans son discours |
sur le budget, évalua le revenu probable à 833,000,000, com. prenant dans cette somme $500,000 qu'il culculait que
rapporterait la vente des terres fédérales. Le montant réel | qui a é‘é perçu des différentes sources a été de 633,190,618, |
et la vente des terres fédérales a rapporté $393,618; l’excé-
dant des estimations est de $190,619. Beaucoup de chapitres ! des recettes et des estimations 8e suivent de très près. Par | exemple; les recettes du département des postes étaient
évaluées à $1,900,000 et elles ont été de #1,841,372. Le revenu des travaux publics;y compris les chemins de fer
| représentant les termes de > ot pouvent me joindrai à intérêts géné.
dit au peuple 8 furent dirin des tormes hui, M, l'Ora- * de meilleurs t je me suis le développeengagements ardent confé.
et du progrès
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tes étaient 11,372, Le 1 ins de fer
et canaux avait été porté à $83,000,000, etil a été de $3,063,000, L'intérêt provenant des placements avait été calculé à $1,900,000, et il a rapporté $1,997,000. Les revonus de sources diverses réunis se sont élevés à $305,83 3, et les estimations étaient de 8800,000. Les terres félérales n'ont rapporté que 8393,618. La diminution sous ce rapport provient des troubles du Nord-Ouest, qui ont eu pour effet de faire cesser ces revenus presque complètement.
Il y a aussi les recettes provenant des droits de douane et d'accise, Lorsque sir Lsonard Tilley, à peu près à cette époque l’an dernier, prononça son discours sur le badgot, il porta les recettes probables de la douane à 819,000,000 et elles ont é'é de $18,935 426, ou $44,574 au-dessous des esti-
{ mations. Si les honorables députés ont examiné les
rapports du commerce et de la navigation, ils ont dû constator que la plus grande partie des marchaudises importées dans lo pays durant l’année dernière, ont produit des revenus qui ont complètement justifié les estimations,
La diminution la plus importante a eu liou sur des articles
4 qui se fabriquent dans le pays, tels que les cotonnades et tention sur |
les lainages, les articles en fer et en acier, etc. En 1884 les droits sur ces marchandises ont été de $2,167,229,34, et en 1885, ils ne se sont élevés qu'à 81,606,510. Ainsi qu'il est facile de le constater, il y a eu une forte diminution dans les recettes provenant de ces sources, parce que nos manufactures sont en état de fournir une plus grande partie de la
{ quantité de ces marchandises nécessaires à notro popula-
tion.
Je n'ai aucun doute que c’est aux revenus provenant des droits de douane que vont s'attaquer plus particulièrement les honorables députés de la gauche qui sont hostiles à la politique nationale, qui veulent introduire le libre-échange autant que ce système est possible dans notre pays.. Avant de passer à un autre sujet, on me permettra donc quelques
réflexions. L'an dernier la somme de 818,935,426 a été! perque sur une importationitotale, destinée à la consommation, de $102,710,109, ce qui, d’après le tarif de la politique nationale équivaut à 18:43 pour 100.
On a souvent fait des comparaisons entre la taxation aux Etats Unis et au Canada, et entre les résultats produits par | le tarit dans ces deux pays. D’après les rapports de 1885, il est démontré que la moyenne de la taxation sur les im- | portations des Etats-Unis a été de 31:45 pour 100, ou plus | de 13 pour 100 de plus que laimoyenne des droits imposés # au Canada par le tarif de la politique nationale.
Mais ce n’est pas tant le tarif des Etats-Unis que le tarif de 1878 qu'on prendra pour terme de comparaison pour nous attaquer. Nos livres bleus font voir que d’après le | tarif de 1878, la moyenne des droits perçus a été de 14:03 | pour 100 sur une importation totale de $91,199,517, ce qui À donne une différence de plus de 4 pour 100 dans le résultat entre l'application du tarif actuel et le tarif établi par les | honorables députés en 1878. Ilest vrai qu’une différence de 4 pour 100 dans la taxation est une différence assez considérable, mais elle n’est pas suffisante pour justifier tout ce | qu'on a dit sur la nature’écrasante du tarif actuel. Même ; s’il était de 4 pour 100}°plus élevé que le tarif de 1878, ! il ne mériterait pas tout le’mal que les honorables messieurs ! ont jugé à propos d’en dire, mais il n’est pas de 4 pour 100 plus élevé,
En 1873, les recettes de la douane ont été de $812,795,693, ou, comme je viens de le dire, de 14:03 pour 100 sur une importation totale de $91,199,577. Pour une somme donnée, plus les importations seront considérables, plus le percentage sera petit, et il nous faut référer aux importations et comparer celles de 1878 avec celles de 1885 pour avoir une idée juste de la taxe imposée par ces deux tarifs.
,935,426 a été À la consomma. # de la politique |
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On se rappelle qu’en 1878 les céréales entraient au Canada en franchise, et tout ce qui traversait le pays, soit par voie du Grand-Tronc ou autrement et gagnait les ports de mer pour être expédié à l'étranger, était entré comme importation destinée à la consommation. Pendant cette année de 1878, l'importation des céréales s'est élovée à $13,452,460, en d’autres termes, 145 pour 100 de l'importation totale consistait en céréales, et non pas en céréales importés nécessairement pour la consommation, mais en céréales destinées en grande partie aux ports de mer pour être expédiées à l’étranger; et cependant ces produits, entrant en franchise, étaient classés parmi les importations pour la consommation, malgré qu'ils ne fissent que traverser le pays. Cette somme ajoutée aux importations nécessaires, a grussi considérablement le chiffre des importations totales, et si la moyenne des droits perçus pendant cette année est calculée d’après te dernier total, tout l'avantage est en faveur du tarif de 1878. Déduisez ces treize millions de céréales entrées en franchise et vous avez $77,747,117 d’importations nécessaires pour cette année-là, et sur cela on a perçu $12,795,693, ce qui porte la moyenne des droits à 16:45, ou pas 2 pour 100 de moins que la taxe de 1885, Si vous examinez la nature des importations de 1885 et les droits prélevés vous verrez que l’augmentation des droits no repose pas sur les nécessités de La vie, sur les articles que consomment les classes pauvres, et
que les honorables députés de la gauche n'ont pas raison de prétendre que le tarif de la politique nationale écrase le pauvre et le chasse du pays.
Il n’y a pas de nécessité, M. l'Orateur, que j'abuse du temps de la Chambre par un examen détaillé des importations de 1885; mais je prendrai deux ou trois articles
pour faire voir que l’augmentation du revenu et des droits ne pèsent pas en grande partie sur les classes ouvrières ou les pauvres, Sur les soies et les velours, en 1885 les droits
names
eee tent mm |
Ra
ont rapporté $1,029,657, En 1878 ces mêmes articles |
n'avaient rapporté que $539,981, ce qui fait une augmenta- ft;
tion de $180,678 pour l'an dernier; sur les vins et les | spiritueux l'augmentation a été de $642,100 ; sur les bijoux et les articles en or et en argent, #156,728. Voilà donc ! trois classes de marchandises qu'on regarde comme des | objets de luxe, et l'excédant de droits perçus en 1895, r-m- }
paré à 1873, est de 81,279,504. Si vous déduisez cette somme si
du revenu total de la douane vous trouvez une balance de |
$17,655,924, et alors la comparaison entre ce revenu et celui de 1878 devient plus équitable, et après cette onération vous
restez avec une taxation moins élevée que celle de 1878, d'au |
moins trois quarts de 1 pour 100,
Je suis certain aussi, que si cette comparaison était |
poussée plus loin, nous pourrions démontrer, vu qu'il n'y a pas de droits sur le thé, le café ot plusieurs autres articles consommés en grande partie par les classes pauvres, que le tarif actuel, le tarif qui nous permet de prélever ce revenu, pèse moins lourdement sur les classes ouvrières et les classes moyennes que le tarif de 1878. On a beaucoup crié contre le tarif actuel, parce qu'on l’appelle un tarif protecteur, Mais si nous prenons le tarif libre-échangiste de l'Angleterre nous trouvons qu'ils pèse plus lourdement sur les pauvres et les classes ouvrières que sur les riches. Des $96,000,000 perçus comme droits de douane en Angleterre, un statisticien célèbre, Mulhall, établit que la proportion payée par les classes ouvrières est de $56,000,000, par les riches $6,000,000, et par les classes moyennes $34,000,000 ; en d'autres termes, les classes ouvrières paient plus de 56 pour 100 du revenu de la douane dans la libre-échangiste Angleterre.
Nous voyons par là qu'un tarif libre-échangiste n’est pas nécessairement léger pour les classes pauvres, les classes ouvrières ou les classes moyennes,
sidéra ont pP tarif leurs fer et sourc un re
À tatio:
On
À do la que
tout
4 comr
prédi
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16 augmenta- vins et les ur les bijoux
Voilà donc > comme des n 1895, r-mcette somme > balance de venu et celui nération vous de 1878, d'au
raison était a qu'il n'y a tres articles ivres, que le Tr ce revenu, ières et les aucoup crié arif protechangiste de dement sur iches. Des Angleterre, proportion 00, par les 34,000,000 ; plus de 56 -échangiste
o n'est pas les classes
Si je continuais à fairo un examen détaillé de nos importa-
tions, je démontrerais que notre tarif est établi de manière à peser lézèrement sur les classes les plus pauvres de la fpopulati n; plus que cola, nous savons que le résultat de {l'application de ce tarif a été de fournir de l'ouvrage au
pauvre et à l’ouvrier. C’est grâce à ce tarif que la pauvreté
lest presque inconnue dans le pays. Protéger autant que possible les classes pauvres et fournir du travail aux ouvriers,
voilà ce que tout gouvernement ne doit jamais perdre de vue en imposant un tarif,
4, Lie tarif actuel a eu pour résultat de fournir de l'ouvrage 1 à la masse de la population, aux classes ouvrières, et grâces
à la position qu'occupent nos manufaciures, nous sommes en
4 état de nourrir et de vêtir nos ouvriers les jours de travail Jot les jours de congé; nous sommes en état de lui fournir
les outils avec lesquels ils gagnent leur vie à plus bas prix
qu'avec le tarif de 1878.
Les revenus de l’accise ont êté de $6,449,101 et les esti-
{ mations étaient de $5,500,000, Cette augmentation con-
sidérable est due à ce que beaucoup de distillateurs etautres ont prévu les changements qui devaient être faits dans le tarif et ont payé les droits sur une très grande quantité de leurs produits, Le département des postos, les chemins de for et canaux, l’intérèt sur les placements et diverses autres sources, y compris la vente des terres fédérales, ont produit un revenu de $7,806,089, ce qui constitue la forte augmen-
4 tation de 88:3 pour 100, ou 83,565,321 depuis 1879.
On remarquera que dans cette somme j'inclus le produit de la veute des terres fédérales. Pendant les cinq années que les honorables députés de la gauche ont été au pouvoir tout le produit de la venteides terres fédérales était classé à comme fuisant partie du revenu et mon honorable ami et prédécesseur, sir, Leoaard ,Tilley, les a suivis dans cette
voie jusqu'en 1381. De 1881 à 1885 il a semblé applique ce revenu au capital. Je suppose que la raison de ce chan: .gement a été, qu'ayant un fort surplus tous les ans, il était peu important qu'il fut appliqué au capital ou aux revenus} ordinaires, | Mais comme nous avons fait de fortes dépenses dans le Nord-Ouest pour coloniser le pays et construire des chel mios de fer, pour les arpentages, pour la police à cheval, pour exécuter les traités avec les sauvages, que nous avons! contracté de lourdes obligations, je crois que la Chambre admettra avec moi, qu'il'n’est pas juste que tout le revenul que nous pourrons retirer de la vente des terres du Nord-l Ouest soit porté au compte-du revenu ordinaire, afin de contribuer à l’intérêt que nous payons, et au fonds d’amortissement que nous avons établi pour libérer ces obligations. Je crois que la Chambre admettra qu’il est préférable d'agir ainsi que d'augmenter la taxation du pays.
Si une année quelconque, la vénte des terres dans le Nord! Ouest rapportait une somme plus considérable que celle qui est nécessairo pour faire face à nos obligations do ce côté et à l'intérêt de ia dette encourue pour les dépenses faites dans ce pays, il sera alors facile d'appliquer ce revenu au capital; mais jusque là je suis d'opinion que nous avons raison d'appliquer ce revenu aux recettes ordinaires, comme | faisaient les honorables députés de la gauche et sir Leonard Tilley jusqu’en 1881. J'ai donc décidé que pour le présent
et l'avenir, cette source de revenu serait regardée comme! frisant partie des recettes ordinaires, et serait employée aux besoins du pays, au lieu d'augmenter les taxes pour cela,
Comme je l'ai déjà dit, les terres fédérales pendant l’année 1885 ont rapporté 83%3,618, ce qui porte le revenu total de l'année à $33,190,619, et en regard de cette somme il y a les dépenses de l’année. Ces dépenses sont de deux sortes : les dépenses ordinaires prévues par sir Leonard]
mblé appliquer.
son de ce chan les ans, il était 1 AUX revenus
épenses dans le truire des che:
lice à cheval, [ue nous avons!
ue la Chambre tout le revenu!
erres du Nord:
re, afin de conds d’amortisse.
obligations. Je éférable d'agir
s dans le Nord-| e que celle qui s de ce côté et épenses faites ce revenu au e nous avons maires, comme | pt sir Leonard our le présent rardée comme!
employée aux!
pour cela,
ndant l’année
revenu total d de cette benses sont de r sir Leonard
illey lorsqu'il fit ses estimations, et les dépenses extraordinaires occasionnées par le malheureux soulèvement du Nord Ouest. Je crois que nous pouvons les examiner sépa-
rrément.
En prenant d’abord les dépenses occasionnées par la
frébellion, je vois qu’il a été payé par le ministère de la milice et de la défense, une somme de $1,697,881, et par le
omptable de la police à cheval, 893,950. IL y a aussi une augmentation de $82,375 dans les dépenses au sujet des sauvages, occasionnée par le soulèvement, Les deux pre-
[mières sommes réunies forment un total de $1,791,831, et si
on la déduit du chiffre brut de dépenses, qui est de $35,037,060, nous nous trouvons avec une dépense de $33,345,253, contre une recette de $33,190,619, ce qui nous laisse un déficit de 854,534 en ne retranchant que les dépenses du ministère de la milice et de la police à cheval. Mais si on retranche aussi le surplus de dépenses occasionné dans le département de: sauvages, qui est de $82,375, nous avons un léger surplus de $27,741.
Je dois dire de suite que l'augmentation dans les recettes provenant de l’accise, a diminué le déficit de 1885 et augmente celui que nous prévoyons pour 1886, Si on prend le total des recettes et si on l’applique en entier à l'année 1885, en diminuant les dépenses de la gnerre du Nord-Ouest, les dépenses et les recettes sont à peu près égales. Mais comme on le verra plus tard, nous prévoyons un déficit pour l'exercice 1886, et je crois qu’il n’est que juste que le surplus * des dépenses de cet exercice, soit reporté sur ios deux années 1885 et 186, parce qu’une partie des reverus de l’acoise ont été payés en 1885.
Ainsi qu'on pourra le constater par les rapports qui seront produits, les dépenses diffèrent, sous certains rapports, des estimations de sir Leonard Tilley. Les dépenses d'administration sont augmentées de 863,518; le fond d'amortissement,
de $#365,414; les primes payées sur l’eecompte et le change Mdans de $108,988; les travaux publics, de $77,848; et diversMiquels autres chapitres, de 876,109, Dans d’autres départements fitions les dépenses ont été moins élevées que les estimations. Lelidéput gouvernement civil a coûté $37,186 de moins que les esti-fque | mations ; la législation, 833,845; le recensement, 824,941 : Hdérab les chemins de fer et les canaux, $48,073 ; les subsides pour BTilley le transport des malles, $125,194, et l’acte concernant les florsqi licences, $57,770. Al'opp< reven teur,
Le premier cas d'excédant de dépenses dont je parlerai, c’est celui de la question de la dette, et la plus grande partie} de cet excédant provient du renouvellement du timbre sur! dut l'emprunt de 1884 à 34 pour 100. L’excédant de dépenses RAS au sujet du fond d'amortissement!se ccmpose de deux articles: #27 © un versement semi-annuel au fonds d'amortissement, pour | impo l'emprunt de 5 pour 100, destiné à la conversion de la dette RST419 du Canada, et auquel il n’était pas pourvu dans les estima- il 1e tions, vu qu'il devenait dû le ler janvier 1885; puis un ver. farticle sement semi-annuel au fonds d'amortissement de l'emprunt pueront fédéral de : 1884, qui n’était pas encore sur le marché, lors. qu'il r que les estimations ont étéfaites. Je suppose que sir Leonard f Nos Tilley avait l'intention de retirer entièrement l'emprunt de frapide 5 pour 100, et d’en lancer un autre sans fonds d’amortisse. Rouvrie ment, Comme nous le savons, il convertit cet emprunt en que n un emprunt de 4 pour 100 et maintient le fonds d’amortisse. Hpeut à ment, Les primes sur l’escompte et le change proviennent Édéput
.presque entièrement de l’escompte sur l'or que nous avons fau pa; importé dans le pays par l'emprunt de 1885, que re jètre u l'indu requé
Ha l’au, laquel
Dans le service maritime et des rivières il y a une augmentation de 849,276 imputable aux réparations des navires et à l'équipement d’un vapeur neuf. L’excédant de 882,375 dans le département des sauvages est dû" aux troubles du Nord-Ouest. À propos des travaux publics, le surplus de dépenses de #77,845, a été employé à des travaux compris Battein
le et le change 48; et divers départements!
imations. Le 8 que les esti.
ent, 824,941 ;!
subsides pour concernant les!
dans des crédits supplémentaires, J'ai déjà indiqué dans
quels cas les dépenses sont restées au-dessous des estimaions, {1 est probable, M. l'Orateur, qu'il se trouve des députés, de ce côté-ci de la Chambre, désappointés de voir que les comptes publics n’indiquent pas ce surplus considérable que pendant uno longue suite d'année, sir Leonard Tilley avait pu annoncer au pays. [l ne faut pas oublier que orsque le tarif actuel a été établi, les honorables députés de
#l'opposition nous disaient: “ Vous ne retirerez aucun
it je parlerai, | grande partie!
lu timbre sur!
it de dépenses deux articles: !| ssement, pour !
on de la dette ns les estimapuis un verde l'emprunt £ marché, lors-
revenu; vous vous attendez à ce qu'avec votre tarif protecteur, nous manufacturerons dans le pays les objets que nous importons à présont.” . C'était là, en effet, notre espérance ; mais en même temps, nous savions que l'impulsion donnée au commerce nécessiterait pondant plusieurs années une importation plus considérable. que ce que nos manufactures seraient en état de produire; et que pour créer un revenu il nous faudrait compter sur les articles do luxe, sur des articles qui ne sont pas produits dans le payé, et qui n’y seront pas fabriqués d'ici à un certain nombre d'années, et qu’il nous fallait tenir cela en réserve, pour créer un revenu.
e sir Leonard f Nos manufactures se sont cependant multipliées plus l'emprunt de rapidement que nous ne l’avions prévu; le nombre de nos
d’amortisse-
emprunt en d’amortisse-.
proviennent > NOUS AVODS |
ouvriers employés dans les fabriques a été plus considérable que nous ne l’avions espéré au commencement, ce qui est peutêtre dû dans une certaine mesure aux honorables députés de la gauche. À chaque occasion ils ont annoncé au pays les recettes énormes, les dividendes et les profits
que retiraient les manufacturiers, et engagés par là peut-
a une aug.
s des navires t de 882,375 troubles du e surplus de ux compris
Notre un plus grand nombre de personnes à se livrer à
l'industrie manufacturière que les besoins du pays ne le requéraient alors ; et en conséquence, M. l’Orateur, en égard
Hà l'augmentation plus rapide des manufactures que celle sur
laquelle comptait sir Leonard Tilley, les revenus n’ont pas atteint tout à fait le chiffre auquel il espérait qu'ils s'élève-
raient, J'admets, M. l'Orateur, que dans des circonstances |
ordinaires il est désirable que les recettes et les dépenses Mi
soient équilibrées; mais en adoptant une nouvelle politique! on éprouve une si grande difficulté à la régler et à calculer! l'augmentation de la production indigène, qu'il est difficile À
d'établir entre les recettes et les dépenses cette harmonie M
qui est toujours désirable. Dans l'état de notre pays, ! lorsque nous avions besoin de faire de fortes dépenses pour # l'exécution de travaux publics, il n’y avait pas de grande perte à avoir un surplus assez considérable et à l’affecter au parachèvement de travaux publics et au développement du! pays comme on l’a fait lorsque nous avions ces gros surplus, | Ils empêchèrent d'autant l'augmentation de notre dette et tendirent à améliorer le crédit du pays à l'étranger, nous! permettant d'obtenir de l'argent à de meilleures couditions| que si nous n'avions pas eu de surplus, La réduction du, prix des articles que nous fabriquons principalement! démontre que nous avons augmenté considérablement le! nombre de nos manufactures. L'importation des cotonnadesi} et des lainages et des articles en fer et en acier manufactu-! rés s'élevait en 1878 à 822,367,000. Lorsque nous avons! établi la politique nationale et que nous avons donné par la : protection de l'ouvrage à une très grande partie de notrel population, et lorsque nous n’étions pas en mesure de pro-| duire une quantité suffisante de marchandises, la demande & êté en 1882 de $33,588,158.
En 1884, après que nos manufactures se furent multipliées les importations furent réduites à $26,250,955, et en 1885: elles tombèrent à $22,369,720, soit au chiffre auquel elles! e’élevaient en 1878. Il n’y a peut-être pas dans les deux! partis politiques de cette Chambre un seul député qui; prétendra que le peuple n’a pas été capable d'acheter plusi depuis cette époque qu'il ne l'était en 1878 ; il n’y a pas un seul député qui prétendra que l’on.n’a pas consommé dans lof
circonstances |
les dépenses
elle politique | ‘et à calculer!
il est difficile | tte harmonie!
notre pays, | dépenses pour | pas de grande!
à l’affecter au loppement du!
gros surplus, ibs., pour la fabrication. En 1885, l’année dernière, lexporotre dette et tranger, nous) res conditions}
sure de pro-!
la demande a!
bays plus de marchandises qu'en 1878. Ia cause de la liminution des prix est due entièrement à l'augmentation les produits de nos manufactures, (Ceci est évident dans es importations de la matière première, L'importation du oton brut depuis 1874 jusqu'à 1878, cinq années, s’est levée à 25,641,000 Ibs. De 1881 à 1885 elle s'est élevée à 04,528,000 I1bs., soit à plus de quatre fois le chiffre qu’elle avait atteint pendant la première période. Durant la même
période, l'importation de la laine a augmenté de 15,439,124
1bs., et les exportations ont diminué de 6,627,563 lbs. soit ane différence, en comparant les deux périodes, de 22,066,783
tation totale de la laine n'a été que de $196,178, ce qui démontre que nous manufscturons presque toute la laine produite dans lo pays, et que nous importons beaucoup plus de quelques qualités particulières dont nous avons besoin.
4 Do même pour tous les autres articles, l'emploi de la 4 matière première a considérablement augmenté. Prenons M lo fer en gueuse, son importation a plus que doublé, en sus M de la grande quantité qui est manufacturée dans ce pays.
Ayant parlé de quelques-uns de ces articles des moins
4 importants, on me permettra peut-être de toucher à % quelques-uns des articles les plus importants des comptes
de 1885. On a dû remarquer que l’article le plus considérable des comptes est celui de l'intérêt. Le montant débité
4 pour l'intérêt et le service de la dette s'élève malheureuse-
t multipliées,!
ÿ, et en 1885:
auquel elles} ans les deux:
| député quil ’acheter plus!
ment à $9,652,123, et déduction faite de l’intérèt que nous avons reçu sur notre actif de $1,997,034, il y a un montant net de 87,655,089 de débité pour l'intérêt. Ce montant est assez considérable, et il nous faut remonter à quelques années passées pour voir ce que nous avons ajouté à ceci
) depuis 1867, En 1867 le montant débité pour l'intérêt et
le service de la dette était de $4,787,080, ot les recettes de l'actif étaient de $126,419, co qui laissait un mon-
tant net de $#4,660,661 pour l'intérêt en 1867. Lesh . chiffres nets de 1867 à 1835 sont de 82,944,428, On peut dire, après tout ce que nous avons entrepris et accompli, et R tout ce qu’il a fallu pour soutenir nos entreprises, que noue n'avons augmenté notre dette sous ce chef que de 82,394,4284 de plus quo ce qu'elle était en 1867, et on se rappellera quel nous avions à faire face à cette dette en 1867, alors que nou n'étions que quatre provinces avec une population de 8,331,000 âmes, Maintenant que nous comprenons toute la! Confédération, depuis l'Atlantique jusqu’au Pacifique, et! que nous avons fait de fortes dépenses pour développer cel pays, il est facile de voir que sans cela nous n'’aurions pul accomplir ce que nous avons fait, Ila fallu du travail et} de l'argent pour creuser les canaux ét améliorer la naviga-Ï tion des rivières et des lacs; il a fallu dépenser beaucoup d'argent pour construire les quais et les jetées, pour cons-S truire des havres de refuge le long de nos côtes et munir! ces dernières ainsi que les lacs de phares pour faciliter laf navigation et la relier au commerce du monde. Il a fallu de l'argent pour construire les chemins de fer. Sans ces dépenses nous n’aurions pu accomplir toutes ces choses. Nous v'aurions pu aplanir les collines, combler les vallées et construire des ponts sur les rivières ; nous n’aurions pu construire ” des chemins de fer de ville en ville, do village en village, # comme nous l'avons fait dans toutle Dominion. Nous n'aurions pu envoyer les locomotives sur les vastes prairies ni tailler un sentier À travers les montagnes Rocheuses, pour descendre le voyageur dans les vallées agréables et dans le magnifique climat de la Colombie anglaise, si l'honorable député de Durham-Ouest (M. Blake) me permet d'appliquer à cette province l'expression magnifique. |
Nous avons fait tout cela, mais pour le faire il a fallu À dépenser beaucoup d'argent et augmenter considérablement ! notre dette, et comme résultat nous avons payé jusqu'au 80
n 1867. Le:
428, On peut et accompli, et rises, que nouë Le de 82,394,428) rappellera quel , alors que nous!
population de renons toute la!
1 Pacifique, et
développer ce
nser beaucoup
es, pour cons-f Ôôtes et munir!
ur faciliter la!
le, Il a fallu
fer. Sans ces es choses, Nous vallées et cons- S pu construire re en village, n. Nous n’aues prairies ni cheuses, pour bles et dans le si l'honorable et d'appliquer
aire il a fallu ! sidérablement !
ré jusqu’au 80 | j : LE | M quittèrent le pouvoir cinq ans plus tard, lo mon-
uin 1885, 82,994,128 de plus que nous ne :payions en 1867, Mais la Chambre doit se rappeler que la p’pulation était en 867 de 3,331,000 âmes, que l'intérêt total payé on 1867 tait de $4,660,661, déduction faite de l'intérêt provenant je l'actif. Cela fait unedette de 139% par tête sur la popuation. En 1885 nous avons payé $7,665,089 sur une popuation que j'estimorais à 4,800,000 âmes, mais je suppose que ‘honorable monsieur contestera ce chiffre et en conséquence ‘en retrancherai 100,000 pour répondre à ses désirs afin qu'il n’y ait pas de discussion sur ce point ; et eur une popu-
sin Bation de 4,700,000 âmes nous avons payé 81.63 en 1885, ce s n’auriOns pul
du travail etl orer la naviga-l
qui ne fait qu’une différence, entre l'intérêt payé en 1885 et
elui payé en 1867, de 23.1 0. par tête ; et si nous examinons tout ce qui a été entrepris et exécuté, si nous examimons aussi la condition du peuple, ceux d’entre nuus qui se souviennent de 1867, et qui connaissent la condi‘ion actuelle de ce même peuple conviendront, j'en suis sûr, qu'il est plus en état de payer aujourd'hui une tax: de $1.63 d’intéêt par tête, qu'il ne pouvait payer 81.39 en 1867.
J'irai un peu plus loin. L’honorable chef de l'opposition a prononcé un discours, discows célèbre, discours qui a attiré l’attention de tout le Dominion, et même l'attention d’autres pays ; discours que l’on peut appeler important, si important qu’il aurait dû peser avec le plus grand soin Jes déclarations qu'il renfermait. Dans cette occasion l’hono-
frable ministre a déclaré que nous avions augmenté le far-
deau de l’intérêt et de la dette au delà des prévisions les plus exagérées de 1867, 1878 et 1882.
Je crois nécessaire d'aller un peu plus loin et d'examiner si nous méritons l'accusation d’avoir augmenté considéra-
fblement le fardeau de l'intérêt depuis 1878. Lorsque l’hono-
rable monsieur est monté au pouvoir en 1873, le montant de l'intérêt pour l'exercice de 1873-74 était de $5,161,577.
A ER TE TE NTSC ET EEE DEN AT Pr EE
tant de l’inté: êt pour l’excroice de 1873-79 était de 86,687,-
794, soit une augmentation moyenne de $8305,244 par année. Î :
Dans l'année close le 30 juin 1585,le montant net débité * our l'intérêt a 6'6 de 87,655,089. Déduisons de cela l'inté- | rêt sur la dette publique dans l’année où ils ont quitté le! pouvoir, $86,687,794, et nous aurons 8967,295 représentant! l'augmentation nette durant sept ans, soit une augmentation moyenne de $8127,182 par année contre $305,244 pour laf «période pendant laquelle ces honorables messieurs ont eu le pouvoir. Si l'honorable député de Durham-Ouest (M. Blake), | savait examiné les chiffres et vu que lorsque ses amis étaient «au pouvoir, et qu'il lès aidait lui-même, le taux de l’augmen-! ttation avait été de 200 pour 100 plus rapide que de 1:78 à #1886, jo ne crois pas qu’il eût dans une occasion aussi importtante, annoncé à l'univers que nous augmentions le fardeau| «de l'intérêt au delà des calculs les plus exagérés de 1878, fais pormettez-moi de traiter ce point d’une autre manière. &n 1678-79, l'intérêt était de 81.664 par tête, estimant la population à 4,125,366 âmes ; en 1885, ‘sur une population! de 4,700,060, cet intérêt est de 81.63 par tête, soit 34 cents | par tête de moins en 18$5 qu'il ne l'était en 1878, lorsque -ces honorables messieurs quittèrent le pouvoir. Et cepen-! dant le chef de l’opposition annonce que nous augmentons! des charges qui pèsent sur la population au delà de ce qu'il anrait é‘é possible de le prévoir en 1878.
Je ne dis pas que le montant de notre dette est moins] Slevé qu'il ne l'était en 1878.79. Oh non. Mais je dis que lo crédit du pays a été tellement smélioré par une sage législation, par une sage administration, et par l'emploi «méthodique et opportun des deniers que nous avions em- -pruntés, que nous avons réduit les taux auxquels l'argent avait été obtenu. Le capital exige de l’emprunteur que la garantie soit bonne, le capital exige que les fins auxquelles argent sera employé aient pour effet d'améliorer la garan-
ait de 86,687,- ,244 par année, ant not débité 8 de cela l’inté-
| ont quitté le!
5 représentant!
> augmentation f
5,244 pour la
ieurs ont eu lof ost (M. Blake), es amis étaient |
x de l’augmenjue de 1678 à on aussi impor-
ons le fardeau!
gérés de 1878,
autre manière.
te, estimant la
ne population | >, soit 34 cents |
1878, lorsque
roir, Et cepen-|
s augmentons olà de ce qu’il
tite est moins} Mais je dis
par une sage par l'emploi 18 avions emquels l’argent unteur que la 18 auxquelles
orer la garan-
io, et le capital exige que celui qui cherche à emprunter ait, dans des circonstances ordinaires, la sagesse d'employer convonablement cet argent à améliorer les garanties, Lorsqu'un pays veut contracter un emprunt, le capital exige de sa part les mêmes conditions que d'un particulier. L’honorable député de Huron-Sud (sir Richard Cartwright) a paru comprendre parfaitement cela la première fois qu'il est allé emprunter de l'argent en Angleterre. Il a lancé en cette. occasion un prospectus qui, je dois le dire, est devenu rélèbre dans l’histoire du Canada, Il décrivit la condition du pays tel que l'avaient laissé ses prédécosseurs, Il énuméra dans ce prospectus les surplus consécutifs et constants qu'il y avait eu chaque année depuis 1867 jusqu’à cette époque. It énuméra les divers travaux publics qui avaient été entrepris, dont l'exécution avait été poursuivie, et qui rapporte raient au pays un revenu considérable et permettraient à ce dernier de rembourser l'argent qu'il pourrait emprunter pour torminer ces travaux.
L'honorable ministre connaissait l'importance de représenter le pays sous son vrai jour, et il savait qu'il était bon. de produire une impression favorable sur l'esprit des capi-talistes, et de los préparer à accepter l'intérêt le plus bas possible pour leur argent, Mais, M, l'Orateur, contraire. ment à la pratique ordinaire, contrairement à ce que
HA jaurais attenda de sa part dans cette circonstance,
l'honorable ministre n’a pas sondé, comme il le devait, le marché monétaire ; il n'a pas escayé de voir quelle impression feraient sur le marché monétaire les avantages qu'il avait fait valoir dans son prospectus, et jusqu’à quel point cela améliorerait le taux auquel il pourrait contracter son emprunt. Il a fait l'éloge du pays, représenté que sa condition était prospère, et que l'objet auquel l’argent serait affecté aurait pour effet d'augmenter le revenu et de rendre le pays plus en état de payer sa dette lorsqu'elle deviendrait
ne pre ee
RÉ he
échue, Mais comme je l'ai dit il n'a pas essayé de voir & quel'effet cela pourrait produire sur le public, mais il a dit lui même à quel taux il serait prêt à disposer "des obliga. tions, fixaut le taux au chiffre le plus bas possible à cette époque.
& Ce que je voulais dire, M. l’'Orateur, c’est que nous avons! pu améliorer tellement la condition du pays et notre crédit
à l'étranger, que nous avons 6:haugé des obligations por-lsé
tant un intérêt élevé contre des obligations portant un
intérêt beaucoup moindre, et réduit par là la taxation qu’il;
faut faire peser sur le pays pour payer notre dette. Ce n’est pas que notre dette, en somme, est diminuée, c'est à parce que nous avons pu, giâce à l'amélioration du crédit }
du payr, faire cet échange, et malgré cela nous avons pris à
notre charge toutes les dettes des diverses provinces qui ont , été admises dans l'Union depuis 1873 jusqu'on 1884, et qui | s'élevaient à 827,630,058. Ajoutez à ceci les dépenses pour | l’Intercolonial, les canaux et d’autres travaux publics nécessaires, Après tout, la taxation qui pèse sur le pays est de 34 cts. par tête moindre en 1885 qu'elle ne l'était en 1878, L'honoruble monsieur üira peut-être que ceci a été en | grande partie le résultat du changement survenu dans l'état | du marché monétaire. Je vois par un tableau publié par M. Giffon, statisticien de la chambre de commerce de l’An- À gleterre, que les taux de l'intérêt et les taux moyens d’es- ! comp‘e exigés par la banque d'Angleterre pendant la pé- 1 riode écoulée de 1875 à 1879, ont é'é de 2 pour 100 à 5$. # La moyenne pour cette période a été de 339; la moyenne | de 1880 à 1834 a é'é de 31514, et le taux le plus bas a été | d'environ 2 pour 100, Le taux le plus élevé durant les #
cinq années a été de 539. En janvier 1885 il était de 4 pour
100; en mars, 3, en mai, 3; le 14 mai, le 2 juin, 24, le 12 novembre 3 pour 100, L'’honorable monsieur verra par, ceci que depuis 1575 les taux d’escompte à la banque d’'Angle-
ssayé de voir ic, mais il a dit er "des obliga.
possible à cette
rre ont varié de 2 à 5 pour 100, et qu'ils sont de très peu oindres aujourd’hui, J'ai ici un état préparé par les agents nanciers à l'époque où sir Leonard négocia son emprunt qui démontre que l'emprunt canadien était plus en fafur, qu'il commandait un taux plus élevé sur le marché que nous avons Blais que ceux de Victoria, de Queensland, de la Nouvelleet notre crédit Sslande, et de l'Australie méridionale. On ne saurait exa. bligations por- rer l'importance qu'il y a d’être bien coté sur le marché ns portant un Bonétaire anglais. On ne peut s'en convaincre qu’en exataxation qu’il Binant les résultats. Si nous pouvons aller sur le marché tre dette. Ce nglais, effectuer un emprunt au pair, si nous pouvons liminuée, c'est Mondre $100 comptant une obligation de $100, c'est beauion du crédit Sup mieux pour nous que si nous pouvions obtenir $88 18 AVONS pris à Eouloment, ou à peu près, comme l'honorable député de la vinces qui ont Æauche l’a fait en 1874.
n 1884, et qui k dépenses pour | publics nécesle pays est de était en 1878, eci a été en |
Je vais appeler l’attention sur les résultats de cette affaire our en démontrer l'importance, Prenons l'emprunt non aranti de 1874 que l'honorable député de la gauche a lancé r le marché, et l'emprunt non garanti de 1876. Ces deux mprunts s'élevaient à $831,633,333, et le produit net qu'il en reus ne retiré et qu'il a emporté au Canada n’a été que de | + 28,064,770, soit une perte de $83,568,563, ou environ 11.28 a publié éd our 100. L'emprunt de 1885 s'est élevé à 831,356,596, die “2 Aontant à peu près égal aux deux sommes réunies que l’ho- Rs rar rh Aorable monsieur emprunts en Angleterre en 1874 et 1876. . F9" Bot emprunt a produit un montant net de 830,930,651, soit As | Mn porte de $125,9 14 seulement, ou d'environ 1.36 contre la moyenne | 1.28 que l'honorable monsieur a perdu sur ces deux Fe bas a été | mprunts. L'emprunt de 1874 et celui de 1825 que sir Leo- | durant les Ba Tilley a effectué l’an dernier s'elevaient au même mongi de 4 pour at, 819,466,666. La perte sur le premier emprunt fut de pin, 23, le 12 Le 208 329, soit 11,34 pour 100, Sur le dernier, elle fut de [OTT8 PAF,CCE 140 443, soit environ 5 de 1 poar 100, La Chambre verra ue d’Angle-
ar là qu'une grande partie du succès dépend du fait que le
crédit du pays est bien établi sur le marché monétaire, et i est wrès avantageux que notre crédit soit bon lorsque nou: avons l’occasion d'emprunter de l’argent., Mais j'espère que nous achevons d'emprunter.
Je suppose que les honorables députés de la gauche par leront de la condition des Etats-Unis. En entreprenant de travaux publics il nous faut tenir compte du montant dé l'intérêt du fardeau qu’ils nous imposent pour le paiement de l'intérêt, et nous devons songer aux résultats de ces trs vaux, Calculer ce qu'ils rapporteront au pays, comment ils affecteront l’avenir, et savoir si les dépenses permettront À nos descendants de faire face au paioment, Nous avons amélioré la condition du pays, nous avons amélioré son cri dit, et le taux de l'intérêt n'a pas été trop onéreux. Nous croyons que les revenus des travaux publics que nous avons entrepris d'exécuter permettront à nos descendants de paye la dette sons que cette dernière pèse trop lourdement surk eux, comme on l’a fait aux Etats-Unis,
Les Etats-Unis, en 1866, sortaient de la plus grande guerre civile dont l’histoire fait mention, et avec une énor me dette, Plus d’une fois, pendant cette lutte, il y eut des prophètes qui annoncèrent la ruine du pays, qui conseillè rent aux autorités de ne plus faire d’autres dépenses et de modérer les efforts qu'elles faisaient pour le maintien de l’Union. Mais les Etats-Unis continuèrent leur marche en avant ; ils réussirent, et quand la paix fut rétablie, ils ge trouvèrent avec une dette de $2,773,000,000, chargée del taux élevés d'intérêt, Ils avaient un papier monnaie dépré cié, et leurs biilets, cette année-là, étaient tombés à 40 ou 50 centins par piastre. Mais ils avaient sauvé l'Union; ils possédaient une grande étendue de prairies fertiles dans les territoires ; ils avaient une politique de protection pour les industries indigènes, qui dénnait de l'emploi à des prix qui leur attirèrent des émigrants de toutes les parties du monde
hé monétaire, et & bon lorsque nou Maïs j'espère que
de la gauche par entreprenant des
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pour le paiement sultats de ces trs JAYS, Comment ils nses permettront nent, Nous avons amélioré son cr
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la plus grande et avec une énor lutte, il y eut des ys, qui conseillé dépenses et de
leur marche en
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)00, chargée del monnaie dépré pmbés à 40 ou 50 vé l'Union; ils fertiles dans les ection pour les à des prix qui arties du monde
le maintien def
En quatorze années, après cette guerre civile, leur papier monnaie atteignit le pair; ils ont repris les paiements en espèce ; ils ont procédé à réduire leur dotte, et le peuple n’a pas eu à souffrir du fardeau de cette dette et des charges. imposées pour sa réduction.
Or, il en est de même pour nous. N ous venons de sortir d’une grande lutte contre les obstacles de la nature, Cette lutte a été un succès et un triomphe. Nous avons surmonté tous ces obstacles et fait de nos diverses provinces un seul pays, qui promet les plus grands développements. Nous avons exécuté des travaux publics qui seront des facteurs plus puissants pour nous aider à racheter notre dette que ne l'ont été, pour nos voisins, les sépuleres honorés de ceux des leurs qui tombèrent sur les champs de bataille, Notre dette est représentée par des propriétés publiques.
Quand nous nous sommes formés en confédération, en 1867, notre dette était de $75,728,641. Par l'admission de l'Ile du Prince-Edouard et de la Colombie-Britannique les dettes de ces provinces furent ajoutées à notre dette fédérale, et celle-ci fut augmentée encore par l'allocation faite au Manitoba et par d'autres allocations faites aux diverses provinces, en 1874 et en 1884, lorsqu'il s’est sgi d'assumer la partie de la dette des provinces d’Ontario et de Québec, qui avait été laissée à ces doux provinces lors de la confédération. Toutes ces augmentations se montent à $27,630,058,
ce qui fait une dette totale de $103,358,629. Le 30 juin dernier, la dette nette atteignait $196,407,694, ce qui faisait une augmentation de $93,048,993, représentées par des travaux publics et autres objets d'utilité générale. C’est une
mais, comme je J'ai montré et comme jo le crois, cette dette ne surcharge pas inutilement le pays, si l’on considère les fins pour lesquelles elle a été contractée, et le bien-btre qui en est la suite, Mais, M, l’Orateur, il me semble que l’ex-
jolis somme, qui exige un assez fort montant d'intérêt;
TRE, DRE à ve ge
ministre des finances de la gauche n’aura pas bosucoup à se plaindre de cette augmentation de la dette; qu'il ne se plaindra pas beaucoup, dans tous les cas, du montant qui a été ! dépensé sur les travaux publics,
La Chambre se rappellera qu'en 1874, lorsqu'il prononça | son premier discours budgétaire, il avait en vue des entreprises considérables, et il proposa d'augmenter la dette ! publique de $11,000,000. La Chambre se rappellera aussi | qu'il demanda au parlement d'augmenter la taxation du | | pays de $3,00),000 pour faire face aux intérêts de la dette nouvelle qu’il voulait contracter, Cette somme de $3,000,000 lui aurait permis d'emprunter environ $75,000,000 à 4 pour 100 d'intérêt, sans fonds d'amortissement. Et la Chambre | ge rappo'lers ausei que, jusqu'au jour où l'ex-ministre des finances, ont je viens de parler, est entré en charge, nous |! avons eu des surplus considérables, qui, ajoutés à l’augmen- | tation du revenu, eussent payé l'intérêt sur une somme considérable dépensée en travaux publics.
A la fin de l'exercice de 187374, durunt lequel l’exministre des finances était monté au pouvoir, la dette nette se montait à $108,324,965. Le 30 juin 1878, la dette nette avait atteint le chiffre de $142,990,187, ce qui avcusait une augmentation de $34,665,222, Mais la Chambre comprendra que la dette contractée par les honorables chefs de la gauche, lorsqu'ils avaient le pouvoir, est encore plus élevée que le chiffre que je viens de mentionner, si nous tenons compte de l'indemnité obtenue du gouvernement américain pour nos pêcheries, Ce montant fut payé durant le dernier exercice des chefs de la gauche, mais après leur gortie de charg, et ce montant, qui est de $4,480,882, doit être ajouté à l'augmentation de la dette, et il porte cette augmentation à $ :9,156,104, durant les cinq années de pouvoir des chef: de la gauche, soit une augmentation moyenne par année, de $7,831,220, Afin de faire une comparaison entre
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xs inclinations des deux partis à endetter le pays, il me era pormis de jeter un coup d'œil sur les dettes dont les hefs de la gauche furent responsables.
| M. CHARLTON : Vous êtes responsables de toute la ette:
Ë M. MoLELAN : L'honorable monsieur dit que nous ommes responsables de toute la dette. C’est un sujet que ous pourrons discuter en temps et lieu. Je puis dire que 'ex-ministre des finances, durant sa première anrée, n’hésita ucunement d'augmenter la dette, J'ai montré qu'il avait emandé, dès son début, la permission d'augmenter, duns ne seule anré»:, la dette de $11,000,000, c’est à dire, plus ue ce que l’on avait fait jusqu'alors. L'augmentation de a dette, de 1867 à 1885, à l'exclusion des allocations faites ux provinces, a été de $93,048,483, et sur ce montant les onorables chefs de la gauche sont responsables de $39,156,- 04, ce qui laisse une balance de $53,892,889, dont l’honoable premier ministre actuel a été responsable pendant ses reize années d'administration, et rend les conservateurs esponsables d’une augmentation moyenne annuelle de 21,145,606, contre une augmentation moyenne annuelle de 27,831,220, due au régimo libéral, L'honorable député de orfolk-Nord (M. Charlton) dit quo nous sommes respononsables de toute la dette ; mais il peut voir, au moyen ’unc comparaison, que ses amis, lorsqu'ils avaient le pouoir, ont augmenté la dette de $7,831,220 par année, tandis ue le parti qui gouverne actuellement, durant ses treize nnées d'administration, n’a augmenté la dette que de 4,445,156 par année. L'honorable député dira peut être ue jo n’aurais pas dû déduire du montant que j'ai donné les 27,630,000 allouées aux anciennes et aux nouvelles prolincer, Mais je fais cette déduction parce, que les rovinces de l'Ile da Prince Edouard et de la Colombie- Britannique, quand elles sont entrées dans la Con-
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félération, avaient aussi leurs dettes respectives, et toutes ces dettes provinciales ont été simplement transférées à la Puissance du Canada. Les provinces d'Ontario et de Québec, ayant été déchargées de leurs dettes, toutes les autres provinces ont reçu un montant proportionné, afin de les mottre en état de payer les frais de leur administration locale, Mais si je ne dis pas que nous devrions êtro chargés de ces $27,630,000, montant des dettes provinciaies assumées ; je ne prétends pas les charger aux honorables chefs de la gauche, (Ceux-ci, M. l'Orateur, ne se sont jmais rendus coupables ds contracter aucune dette publiquo en faveur des provinces. Ils n'ont jamais accordé un dollar à une pro vince pour lui permettre de faire face à secs besoins in térieurs. Ils n'ont jamais ajouté une province à la Con4 fédération. Chaque arpent de terre, qui a été ajouté a domaine fédéral, et chaque dollar qui a été accordé aux provinces, l'ont été par le très-honorable chef du gouverne: ment actuel et son parti, depuis 1867 jusqu'à présent. Or M. l'Orateur, j'ai dit qu’à part les dettes primitives des prof vinces, qui existaiont en 1867, et que nous avons assumées 3} qu'à part ce que nous avons ajouté à la dette fédérale pou les nouvelles provinces admises dans la Confédération l'augmentation de la dette fédérale, jusqu'à 1885, a été def $893,043,000. Cette augmentation est représentée par des chemins de fer, des canaux et des édifices publics, formant en tout $142,550,875. De sorte quo, si nous considérons l'objet de cette dépense, indépendamment de l’admission des nouvelles provinces, et du revenu additionnel que nous avons accordé aux anciennes provinces, il se trouve quels nous avons dépensé pour travaux publics la somme de $142,550,000.
Eu sus de l'augmentation de la dette, nous avons dépensé 849,501,882, à même le revenu annuel, et nous pouvons
respectives, et ment transférées d'Ontario et de lettos, toutes les ortionné, afin de r administration!
ons être chargés 1ciaies assurméos} bles chefs de la nt j\mais rendus liquo en faveur dollar à une pro ses besoins in ince à la Cond | a été ajouté av té accordé aux hef du gouverne à présent. Or mitives des prod avons assumées 3} e fédérale pou Confédération ’à 1885, a été dei ésentée par des publics, formant ous considérons à l'admission des onnel que nous
il se trouve quoi s la somme ddl
s avons dépensé nous pouvons
montrer une grande marge en propriétés, postédées par le rouvernement fédéral, en sus de ce qu'il doit.
L'item suivant, M. l’Orateur, dans les comptes publics, qui a une importance particulière, est le fonds d’amortissement, et ce fonds a maintenant atteint un chiffre très élevé, l s'élovait, l'année dernière, à $1,482,051, et les accumuations se montent à $15,885,100, dont on se sert pour le achat d'ure partie de la dette publique.
J'arrive maintenant à un autre item considérable des omptes publics, et je demanderai à la Chambre un peu de patience, parce que je trouve qu'il y a eu sur cet item un prand changement d’opinion—non d'opinion publique, mais d'opinion de parti Nous avons vu, l'automne dernier, ‘annonce d’une convention du parti libéral, qui devait se eni: dans la cité de Toronto. Cette convention a eu lieu ot l'organe du parti libéral en a parlé comme d’une réunion rès représentative, En ouvrant le Globe du 16 septembre, nous trouvons un article de fond ainsi intitulé:
Les jeunes libéraux—]Ils se mettent vaillamment à l'œuvre—Les procédés de la journée—Résolutions adoptées par la convention— L’hohorable E. Blake élu président honoraire.
Cet article disait :
Les plus belles espérances de ceux qui ont conçu l’idée d’une convenion de jeunes libéraux des diverses parties de la province, et qui ont, durant les derniers mois, travaillé à l’organisation du mouvement, ont Bté grandement dépassées, hier, lorsqu'on a vu défiler les groupes de membres, qui se sont présentés à la porte de la salle Shaftesbury, pour prendre part à la convention. L’obzervateur ne pouvait manquer de emarquer l’entrain, l’activité des délégués, et leur apparence intelligente. On peut dire, sans offenser aucune autre réunion antérieure, qu’il n’y avait jamais eu, auparavant, à Toronto, une assemblée pénérée d’un sentiment plus canadien. S’il y avait beaucoup de vie, il y vait peu d'emportement, et, pendant que la meilleure humeur et la ourtoisie n’ont cessé de régner, on n’a voulu souffrir rien qui tendît à ’exclusivisme ; on n’a pas voulu enfourcher des dadas d'enfants, ou abandonner à des frivolités d'aucune sorte. Tous ont paru comprendre u’ils n'étaient pas ici pour s'amuser simplement comme des enfants, nais pour discuter modérément et consciencieusement la situation polique du pays.
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Or, avec une telle appréciation, je crois que les procédési de cette assemblée méritent la considération du pays, ains que mon attention dans la présente circonstance,
Le jour suivant, le même journal disait :
La convention des jeunes libéraux a continué sa session à 9 heures, cé matin, avec son président nouvellement élu, M. A. F. Mclntyre. Le délégués se sont montrés ponctuels, et l'assistance était plus nombreuse que le jour précédent. É
Le Globe du jour précédent publie les noms d'un grandi nombre des délégués. J'en connais peu parmi eux; mais je! connais le président, M, Mclntyre, et je suis sûr qu'il n’était pas disposé à enfourcher des dadas d'enfants, ou à 8e livre à des frivolités d'aucune sorte, et sa présence À cette con vention signifiait qu'il s’occupait d’affaires sérieuses. ,
Le Globe du jour suivant s'exprimait comme snit :
La convention libérale, qui a clos sa session, mercredi, a été tout ce que ses meilleurs amis attendaient d’elle. L'assistance à été considérable et très représentative. Les discours ont été exceptionnellement bons L'ordre et le tact qui ont été apportés dans les procédés eussent satisfait les plus exigeants, et l’on a accordé, tout le temps, la liberté de discus gion la plus entière. Des motions n’ont été rejetées qu'après avoir per mis à ceux qui les appuyaient de 8e faire entendre autant qu’ils le dési raient. Quelque profond que fût le désaccord de certains orateurs avec le sentiment général de l’assemblée, ils ont été écoutés avec patience e courtoisie jusqu’à la fin, et si leurs arguments et leurs opinions ont ét accueillis avec une parfaite franchise, l’on n’a pas essayé d’en sffaibli injustement l'importance.
Rien n’a êté plus remarquable que la bonne humeur manifestée tout 16 temps; que la bienveillance avec laquelle les opinions ont été accueil lies; que la franche cordialité avec laquelle on se faisait réciproquemen des concessions ; que le programme modéré, judicieux et libéral, qui 4 été adopté. Il y a eu peu de détours, ou même il n’y en a eu aucun, n aucune détermination d’enfourcher des dadas d'enfants.
Vous voyez que, le premier jour, on annonçait que del dadas d'enfants ne seraient pas enfourché:, et qu’à la clû ture on déclarait que l’on ne s'était pas livré à ce genre d’amusements,
Le Glube ajoutait :
Il n'y a pas eu d'efforts p’rsistants pour faire adopter, à tout hasard, ertaines frivolités d’un caractère particulier, ou personnel; iln'y a ag eu de résolution suggestive, aucun désir apparent de briller. La onventioc a été une assemblée tenue eur le pied des affaires.
Dire qu'une clique ou une coterie quelconque s'en est emparée, serait bsurde et contraire aux faits. La convention ne s’est pas fourvoyée, a compromise au point d'aller plus loin que la majorité de ses membres voulait, et elle s'est arrêtée à ce que cette majorité a jugé à propos. une fois ou d-ux la queue a voulu secouer le chien, le chien a tout mplement refusé de se laisser secouer, et la queue a alors accepté la uation et s’est abaissée, si elle ne s’est pas soumise.
ue les procédés} n. du pays, ains ance.
ssion à 9 heures, cé . F. Mclntyre. Le tait plus nombreusé
oms d'un grandi mi eux; mais jd sûr qu'il n'était s, ou à se livre ice à cette con érieuses,
Je trouve aussi que les opinions émises par cette convenon ont été endossées par le Club national, de Montréal, qui dressa ce qui suit à cette convention:
Le Club national, de Montréal, vous envoie ses salutations et souite succès à votre mouvement, Que votre programme soit large. Dos aspirations sont les vôtres. Elles peuvent, aujourd’hui, causer par ar hardiesse, des alarmes chez plusieur: ruais les idées mûrissent ssi vite que les hommes, et avec du courage et de l’énergie nous poubns vivre assez longtemps pour moissonner ce que nous semons dans le amp de la politique. R Dannukanp, président,
ame snit :
edi, a été tout ce que a été considérable tionnellement bons dés eussent satisfait la liberté de discus à qu'après avoir per autant qu'ils le dési tains orateurs avec tés aver patience e turs opinions ont êt essayé d’en sffaibli
A cet envoi le présider‘ de ia convention a répondu :
L'association des jeunes libéraux d'Ontario, réunis en convention, cepte les saluts fraternels, les bons souhaits et les conseils du Club tional, qui lui soat adres:és par télégramme et le maire Beaugrand. us essayons d'organiser une convention de tout le Canada, qui se ndrait à Montréal, dans le but de favoriser la cause que vous et nous ons tant à cœur. Le progrâämme que nous avons adopté est pratique progressif, et nos opinions s'accordent beaucoup avec les vôtres. F. Inryes, président,
J'ai lu, M, le président, un en-tête d'article, qui déclarait e l'honorable M. Blake, le chef de la gauche, avait été élu ésident honoraire de cette organisation, Je trouve aussi e cet honorable monsieur accepta cet honneur, ainsi que programme formulé par cette convention, et il saisit casion d'en parler lors de son célèbre discours de Lon- . Dans cette occasion, l’honorable M, Blake a dit:
r manifestée tout 16 ions ont été accueil gait réciproquemen eux et libéral, qui £ y en a eu aucun, I nts.
anonçait que del 3, et qu’à la clû livré à ce genre
e vous remercie, du fond du cœ1r, de votre chaleureuse et cordiale eption. Je sais qu'elle est bien au-dessus de ce que je mérite; mais st une nouvelle expression de la bienveillance et de la confiance connes et illimitées. que m'a témoignées le parti libéral, depuis plusieurs
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années, et surtout pendant les jours d'épreuve que nous avons traversés depuis que j'ai accepté le commandement. Permettez-moi de me serv de la première occasion de féliciter les libéraux d’Ontario de l'activité qu’ils déploient et de leur exprimer particulièrement la joie que me fait éprouver leur énergie et leur succès dans la présente organisation des jeunes libéraux.—(Applaudissements). Permettez-moi aussi de les re mercier de l’honneur qu'ils m'ont fuit en m’élisant président honoraire de leur grande convention, de cette réunion dont j'attends les meilleurs résultats.
L’honorable chef de la gauche a accepté, en cette occa sion, la présidence de l’organisation, dont les bases furen
rti jetées par cette convention, et il en a aussi accepté le pro beti gramme. sub
J'étais sous l'impression, M. l'Orateur, qu'il n'y availlhe , dans tout le Canada qu’une opinion sur le sujet que j'alpept mentionué., Or, je trouve que l’une des résolutions de liéifins convention des jeunes libéraux—et je ne m'occupe que délition: celle qui se rapporte au sujet qui m'occupe présentement, l' se lit comme suit : e cr
Résolu que cette convention désapprouve le paiement de subventionie n aux législatures provinciales, fait à même le trésor fédéral, croyant qu ar ce système de subventions dégénère en extravagances de la part di législatures provinciales, parce qu’elles ont le pouvoir de dépenser À l’argent sans avoir la responsabilité d'imposer des taxes ; que le systèn de subventions, pratiqué en Canada, fait percevoir, au moyen de la ta tion indirecte, la plus grande partie du revenu, tandis que la ta directe serait plus juste et plus économique. En conséquence, il « résolu que cette convention donne son approbation à tel changema qui pourrait être apporté dans l’Acte de l'Amérique Britannique d Nord, et qui prescrirait que chaque province de la Confédération po voira à son propre revenu, aussi bien qu’elle le dépensera.
Voilà une proposition si importante que j'ai cru qu était à propos d'attirer l'attention de la Chambre sur ( sujet, pendant que je suis à passer en revue les comp publics. Nous payons maintenant, aux diverses province environ $4,000,000 par année, Or, le programme adopt par le parti libéral, mossiours, et accepté par le chef de gauche, déclare qu'il n’est pas sage, qu'il est injuste de cc
tinuer le paiement de ces subventions, et que les législatumavar
savons traversés vinciales devraient être forcéss do recourir à la taxe | -moi de me serv : | arlo de l'activitéiiiirecte pour se procurer lo revenu dont elles ont besoin, la joie que me fai fin qu'elles apprenneut à économiser, Je'suis sûr que ce | il gorermet programme serait un grand soulagement pour les honorables f résident honorairéiinembres de la gauche, si jamais ils remontaiont au pouvoir, | tends les moilleur TL 'honorable député de Huron-Sud (sir Richard Cartwright), rouverait que ce programme aliégerait considérablement en celte OC ctimations, s'il pouvait faire adopter par le pays cet s bases furen je du programme du parti libéral, et retrancher de ses accepté le pro. ; nations les $4,000,000 que nous payons actuellement en ubventions. Mais jusqu'à ce que ce temps arrive, et jusqu'à qu’il n’y availlbe que l'honorable député puisse persuader le pays d’ace sujet que j'aliopter cette doctrine de recourir à la taxe directe pour les résolutions de fins locales, nous serons tenus de pourvoir, dans nos estimaa’occupe que déftions, aux subventions provinciales, conformément à l’Acte présentoment-WMie l'Amérique Britannique du Nord, et nous y serons tenus, e crois, longtemps encore. Conséquemment, M. l'Orateur, nent de subventioiie n’ai pas été influencé en ce qui concerne cette question, fédéral, croyant A arce que dans les estimations pour 1886-87 j'ai pourvu aux aces de la part dt ; } voir de dépenser dpPaiements des subventions aux législatures locales. Passons axes ; que le systènmaintenant aux dépenses pour travaux publics imputables AE ve É Fi Au revenu ; elles s'élèvent à $2,302,362, ot je suis certain que conséquence, il aies honorables députés qui ont vu les travaux exécutés par on à tel changemelre département savent que nous avons eu la valeur de notre LT je argent, et que les besoins du pays requéraient l'exécution de insera. es travaux, Le ministère des postes a depuis quelques jue j'ai cru qu! années augmenté les dépenses imputables au revenu. En il a Chambre sur @ouvrant le Nord-Ouest à la colonisation il a été nécessaire revue les compiiie donner des communications postales à de vastes régions
iverses provinc@aui rapportent peu de revenus au département; mais nonobs- | |
gramme adoptant le fait que nous avons été obligés de faire des dépenses Î par le chef delextraordinaires pour établir ces communications, les recettes è est injuste de cou département des postes peuvent être comparées très ue les législatuvantageusement avec celles des années précédentes. En
1884, il y a eu une diminution de revenu qui a été compensée par la recette de 1885, ot jusqu’à présent il semble y avoir une augmentation analogue pour l’année courante,
On me permettra À cette ocoasion de donner quelques chiffres comparatifs, En 1878, nous avions 5,373 bureaux de poste ; en 1885 nous en avions 7,044, soit une augmenta: tion de 1,706. La longueur des routes postales était de 88,730 milles en 1878, et en 1885 de 65),461, soit une aug mentation de 11,731, En 1878, lo nombre des lottres oxpé diées a été de 44,000,000, et en 1885 elles ont atteint le chiffre de 68,400,000, soit une augmentation de 24,400,000 En 1878, les bureaux de mandats sur la poste étaient au nom bre de 739, et en 188% de 885, soit une augmentation de 116 En 1878, des mandats-poste ont été émis au montant de 87,1:0,895, et en 1835 au montant de $10,384,210, soit une augmontation de $3,253,315. L'augmentation des lettres expédiées a été de 24,400,000 ou de 55.45 pour 100 entre 1878 et 1885, et, en compurant nos rapports aux rapports des postes des autres pays, À ceux de la Grande-Bretagne par exemple, je constate que la proportion pour cent de notre augmentation à été do beaucoup plus considérable que la proportion pour cent de l’augmentation dans les pays plus anciens ; car en 1878, les lettres expéliées dans la Grande Bretagne se sont élevées à 1,058,000,000, et en 1885, à 1,360,000,000, indiquant une augmentation de 302,000,000, oa 28.54 pour 100 contre notre augmentation de 55.45 pour 100, de sorte que notre augmentationé atteint presque lok double de celle de la Grande-Bretagne.
L'augmentation des recettes et des dépenses peut être comparée également, En 1878, nos recettes se sont élevées à $1,207,790, et en 1885 elles se sont élevées à 81,841,372, soit une augmentation de 52.46 pour 100. En 1878, nos dépenses se sont élevées $1,724,9:8, et en 18£5 elles ont atteint le chiffre de $82,448,315, une augmentation de”$763,377, ou 41.25
été compensée semble y avoir ranto.
r 100, Ainsi nos recettes provenant des postes ont menté de 52 pour 100 depuis 1878, tandis que nos snses n’ont augmenté que de 44.25 pour 100, Une comnner quelques; n analogue pourrait être établie entre 1874 et 1878. 5,378 bureaux 574 à 1878, les recettes n'ont augmenté que de 5.94 pour une sugMments tandis que les dépenses ont augmenté de 24.84 pour stales était de de sorte que bien qu'entre 1874 et 1878, los dépensos soit une Aug, accusé uno augmentation pour cent beaucoup plus os lottres expé bio que les recettes, l'augmentation des recettes de
ont atteint Id | 1885 à plus que contrebalancé l'augmentation des de 24,400,0008
étaient au nom entation de 116 au montant de 4,210, soit une ion des lettres our 100 entre s aux rapports le-Bretagne par cent de notre idérable que la s les pays plus ans la Grande et on 1885, à de 302,000,000, h de 55.45 pour int presque le
augmentation du trafic sur nos chemins de fer et canaux hssi exigé une dépense considérable qui a pour effet pgmenter de beaucoup le volume des estimations sans cter du tout la taxation du pays. On me permettra s doute de parler plus tard de l'augmentation du trafic, s je dis que les dépenses considérables que nous sommes gés de faire pour l'exploitation du chemin de fer Interpnial et de nos canaux ont eu pour effet d'augmenter le ime des dépenses indiquées dans les comptes publics s augmenter du tout la taxation du pays. Et cependant h tenté de mettre les gens sous l'impression que toute e augmentation du volume des dépenses est une augntation de la taxation, J'ai démontré que les recettes venant de source toute autre quo celle de la taxation, augmenté considérablement depuis 1873, s'élevant de D00,000 à sept à huit millions, Si demain nous prenions session de toutes les lignes de télégraphe du pays et si nses peut être: nous mettions à expédier les dépèches à des taux moins se sont élevéeskEss que ceux qui sont actuellement exigés, le volume de $1,841,372, soit comptes serait considérablement augmenté, tandis que 8, nos dépenses euple y gagnerait peut-être et que la taxation en serait
ont atteint 1e conséquent diminuée d'autant, vu la réduction du taux 63,377, ou 41.255 dépêches.
Pa 1eme ince von
Dans co cas comme dans les autres, le volume des dépenses publiques pourrait être considérablement augmenté, et pourrait avec autant d'à propos être dénaturé pour démon trer qu'il y aurait une augmentation énorme de la taxe 5 imposée au public, bien qu’en réalité il y eut diminution.l sl On a parlé beaucoup sur les hustings de notre position eng que 18.7, et je me rappelle l'accusation qu'on & portés avec tant peus de persistance contre nous au sujet de l'augmentation de nos is dépenses de 1867 à 1835, ÆEn conséquence, il ne sera peut! ss être pas hors de propos de retourner en arrière jusqu'en au 1857 et de faire quelques comparaisons entre les dépenses # ut de cette année, s'élevant à environ $13,009,000, et les dépen- ai e ses de 1885, afin de voir où se trouvent les grandes aug- Linté montations et de quelle façon nous avons mérité, —si nous À 68 à l'avons mérité —l'accusation d’avoir indûment augmenté les Hatrs dépenses,
D tructi J'ai démontré que les recettes provenant des chemins de
fer, travaux publics, bureaux de poste et autres services, . : dont aucune n’augmente la taxation plus que ne le feraient trot les dépenses sur les lignes télégraphiques, ont presque doublé tint depuis 1878, tandis qu'elles ont été prosque quadruplées s'élèv depuis 1867. En 1867, les recettes étaient de $1,987,240, et poste on 1885 elles étaient de $7,869,819, montrant une augmenta- viuci tion de $5,818,842 sur les recettes, et les dépenses ont aug- de l monté dans la même proportion. Or, je crois que les grati augmentations nécessitéos par les besoins de cos divers ser- le dose vices, devraient en toute justice être retranchées de ces liors comptes avant que d’instituer une comparaison. J'ai démon- acl tré quo les honorables membres de l'opposition sont tout F
aussi responsables de l'augmentation de la dette publique Î ri que les membres de la droite, et dans tous les cas, s'ils ne le “a sont pas, j'ai démontré que nous avons en propriétés la éd pleine valeur des dépenses que nous avons faites, et qu’en Ne conséquence, l'intérêt sur la dette devrait aussi être éliminé ga,
avant que de faire la comparaison.
e volume de
nent augmenté,
iré pour démon.i
me de la taxe ut diminution,
re position en belles dépenses qui ne se trouvent pas dans les comptes do
)rtés avec tant ntation de nos
ne sera peut-|
rière jasqu'en les dépenses ; et les dépen.
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rité,—si nous À
augmenté les
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res services, © le feraient
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quadruplées 1,987,240, ot e Augmentaes ont aug- | DIS que les s divers serhées de ces J'ai démon- 1 sont tout e publique s, S'ils ne le Opriétés la s, et qu’en tre éliminé
Pais il y a l'augmentation des subventions aux gouverbements locaux. Nous avons annexé de nouvelles pro. inces; nous avous augmenté les subventions que nous vons payées, et je ne crois pas que catte augmentation, du
moins, puisse nous être imputéo. Nous avons augmonté
otre territoire et nous avons été forcés de faire de nou-
1867. Je veux parler des dépenses du Nord-Ouest. Or, si
nous déduisons des comptes publics, toutes les dépenses dont
j'ai parlé, il nous reste les augmentations dans le fonctionnement ordinaire du gouvernement, dont les honorables députés ont le droit de se plaindre, si elles ont été trop considérables depris 1867. Prenons d’abord le chiffre brut de
l'intérêt, et si nous en excluons les recettes, il y a de 1867-
68 à 1885 une augmentation, en dehors du service d’administration, de $4,917,914. Sur les travaux publics, de construction et de réparations, il y a une augmentation de
1 $2,423,300, et comme je l'ai dit nous avons des propriétés
qui repré entent cette augmentation, de sorte que cela peut être retranché. L'augmentation sur l'exploitation des chemins de fer et canaux n'est pas imputable à la taxation, et s'élève à $2,840,745. L'augmentation pour le service des postes est de $1,871,513; subventions aux nouvelles provinces $81,205,3€0 ; augmentation du fords d'amortissement, de l’eecompte et du change, est de $1,-07,963 ; sur l’immigration et la quarantaine et sur les services relatifs aux
| territoires du Nord-Ouest, $717,836. La protection et l’amé-
lioration de nos pêcheries et le paiement de la prime aux pêcheurs est un nouveau service qui, je suppose, sera très généralement approuvé par la Chambre, et pour ce service l'augmentation est de $250,000. Puis il y a les services qui sont entièrement neufr; la police à cheval, los terres fédérales, les sauvages du Nord-Ouest et de la Colombie
anglaise, et le gouvernement du Nord-Ouest, qui s'élèvent à
$2,331,929, Puis, il y a un article de $1,791,851, pour les
troubles du Nord-Ouest, dans les comptes de 1885, En
déduisant ces articles spéciaux, ces augmentations spéciales des comptes de 1885, nous avons laissé le gouvernement civil, la législation, l’administration de la justice, l'entretien des pénitenciers, la perception de la douane depuis Halifax} jusqu’à Victoria, la perception de l’accise, la milice et la défense du pays, l'entretien des phares, bouées, alarmes à brouillard, hôpitaux de marine, marins naufragés, inspection des assurances et des bateaux à vapeur, pensions, services de la dette publique, et divers services au sujet desquels nous pourrions établir une comparaison avec 1867; E et en faisant cette comparaison, il faut se rappeler que nous gouvernons, que nons légiférons, que nous administrons la
justice pour un pays dix fois plus vaste qu'il n’était en 1867, que nous percevons en fait de douane, un revenu de vingt millions au lieu de huit millions, six millions de l’accise au lieu de trois millions, et que tous les autres services ont augmenté en proportion; et cependant les chiffres n’accusent qu'une augmentation de dépense d’un peu plus de deux | millions de dollars pendant dix-huit ans.
Si vous prenez le chiffre total des dépenses de 1884-85, soit $35,037,060, et si vous en déduisez l'augmentation sur les services spéciaux que j'ai mentionnés comme devant êtro retranchés, soit $19,169,658, il vous reste $15,567,402, déduisez de cela les dépenses de 1867-68, $13,486,092, et vous avez, pour une période de dix-huit ans, une augmentation de $2,081,310 seulement rur tous les services que j'ai mentionnés, Je dis qu’en tenant compte des changements survenus dâns le pays, en tenant compte de l'étendue du territoire, de l'augmentation des affaires que nous avons faites, il n’y a pas un paâys au monde où il y ait eu si peu d'augmentation dans toutes ses dépenses relatives au gouvernement civil que dans la Confédération canadienne. Aux Etats Unis nous constatous que les dépenses en 1867 étaient de $51,110,224,— à part l’armée, la marine, les pensions, la
lo 1885, En ions spéciales ouvernement 6, l'entretien puis Halifax milice et la
, alarmes à
agés, inspec- ", pensions, 08 au sujet
avec 1867; À
er que nous nistrons la ait en 1867, 1 de vingt l’accise au ‘vices ont n’accusent de deux |
b 1884-85, ation sur vant être 567,402, E, et vous entation ‘ai menements ndue du S avons à si peu rouver- Aux étaient ons, la
guerre, les sauvages et l'intérêt. En 1885, elles s'élevaient à $87,494,000, soit une augmentation de $36,000,000, sans qu'il y ait eu dans ce pays une augmentation de territoire pouvant être comparée à la nôtre. De sorte que, comme je l'ai dit, il n’y a peut être pas dans l’histoire du monde, un soul exemple d’un pays qui ait augmenté ses opérations aussi considérablement, qui ait autant augmenté les responsabilités et les devoirs du gouvernement, en augmentant ses dépenses aussi peu, que la Confédération canadienne, Je pourrais examiner n'importe lequel des services dont j'ai parlé et démontrer quelle augmentation énorme il y a eu dans chaque département. On me permettra peut-être de retenir la Chambre pendant quelques instants pour parler du service des phares et des côtes, et pour démontrer quelle augmentation énorme a eu lieu dans ce service, comme exemple de l'augmentation qui a eu lieu dans chaque département du service public. En 1867, le député de Northum:berland (M. Mitchell) s’est chargé du service des phares ot des bouées du Dominion et des phares existants dans la Confédération. Le nombre des phares était alors de 227; il y avait deux alarmes à brouillard, et la dépense était de $174,982. L'honorable député comprit l'importance de ce service et, avec cette vigueur d'intelligence et cette énergie qui le distingue si hautement en cette Chambre ot en dehors, il s’oucupa de l’amélioration de ce service, ot je suis certain qu’il n'aurait pu employer ses talents à une œuvre plus méritoire que celle qui avait pour but de faciliter et d'améliorer la navigation du pays et de trouver les moyens propres à rendre la vie et la propriété moins exposées qu'elle ne l'étaient en 1867 lorsqu'il se chargoa de ce département, Lorsqu'il quitta ce département en 1873-74, il avait porté à 884 le nombre des phares et à dix-huit celui des alarmes à b-ou‘llard—une augmentation de 157 phares pendant le temps relativement court durant lequel il a administré ce départoment.
L’honorable député a eu des successeurs dans les personnes de sir Albert Smith et de l’honorable M. Pope, et: lorsque ces messieurs ont abandonné ce département le nombre des phares s'élevait à 553. Lorsque je suis entré au département je supposais, vu l’augmentation considérable, qu’il n’y avait pas besoin de nouvelles augmentations, mais les nouveaux services, l'établissement du pays, et l’augmertation 4u cominerce maritime dans toutes les parties du pays,. exigeaient de nouvelles améliorations. Lorsque j'ai quitté le département, il y a quelques mois, le nombre des phares s'élevait à 617 et les dépenses à $530,446. Cette dépense, M. l'Orateur, comprenait la construction des phares pendant l’année, elle comprenait l'entretien de 617 phares alors en opération, tout le service des bouées, avec le service des côtes en sus, et l'entretien des signaux d’alarme, dont le nombre avait été considérablement augmenté dans toutes les. parties du pays.
Je mentionne ce fait tout simplement pour faire voir l'importance des divers services auxquels nous sommes tenus de pourvoir dans le gouvernement du pays. Nonobs tant le fait que le service’a augmonté dans des proportions considérables, j'ai démontré à la Chambre qu’en dix-huit ans, en comparant 1867 à 1865, il y a eu une augmentation excédant un peu deux millions de dollars. C’est là un résultat, dis-je, qui n’a pas de précédent dans l’histoire d'aucun autre pays du monde, et j'ai l'espoir que pendant les dix-huit années qui vont suivre nous ne serons pas même appelés à faire une augmentation considérable dans les dépensos ordinaires du gouvernement, vu que nous n’agrandirons pas notre territoire et que nous n’annexerons pas autant de nouvelles provinces que nous l'avons fait jasqu'à présent.
A six heures l’Orateur lève la séance.
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Séance du soir.
M. MoLELAN: Lorsque la séance a été levée à six heures, je parlais des dépenses telles qu'indiquées dans les comptes de 18£5. Sans revenir sur cette question, qu’il me soit permis de m'étendre un peu sur les comptes de 1885-86, Jusqu'à présent l’année courante a été marquée par divers éléments qui ont eu pour effet de troubler le commerce et le: revenu, Au commencement de l’année nous avons eu les troubles du Nord-Ouest, nous avons eu l'effet de l’anticipation du revenu qui avait eu lieu en ce qui concerne l’accice, nous avons eu les porturbations qui ont été causées dans le commerce par l'épidémie de la petite vérole à Montréal, laquelle épidémie a troub!é considérablement et pendant une période assez longue, le commerce de cette grande métropole commerciale, Toutes ces choses ont produit leur effet sur lo commerce du pays et sur les recettes qui en provenaient, Au moment actuel, M, l'Orateur, notre position est asscz bonne. En retranchant et en mettant de côté les dépenses du Nord-Ouest, nous avions jusqu’au 20 mars, date à laquelle le rapport a été fait, une dépense totale de $25,958,481. Sur ce chiffre, $2,502,986 ont été imputées aux dépenses de la guerre, leissant uno dépense ordinaire de $23,455,515. Les recettes de toute provenance jusqu’à la même date ont êté de $24,034,060, soit un surplus, jusqu’à présent, ou jusqu’au 20 mars, de $574,515. Occi est assez encourageant, muis nous avons eu À faire face à une dépense considérable, pendant l’année, sous forme d'intérêt et d’autres articles, et je crains que cela aura pour effet d'amener à la fin de l’année une balance qui ne sera pas aussi avantageuse.
En examinaut les oépenses de 1885-56, on constate que le montant détaillé des subsides durant la dernière session au compte du fonds consolidé, s'élève à 835,275,000. En déduisant de cette somme $2,300,000, estimation des dépen-
ses relatives à l'insurrection du Nord-Ouest, on a une dépense ordinaire de $832,975,000. Il faut ajouter à cela $730,000 pour l'intérêt sur la dette publique. Le montant inclus dans les estimations de 1885.86 pour les nouveaux emprunts et autres dettes est de $2,2ñ0,000, dont $1,180,000 pour des nouveaux emprunts représentant un capital de $47,000,000, duquel il faut déduire le montant de l'emprunt consolidé de $831,371,000 à 5 pour 100, Ceci laisse un montant de $15,- 627,000 pour les nouveaux emprunts. Après que l'emprunt à 5 pour 100 eut été converti en 4 pour 100, il a été emprunté $19,4146,666, et il y a eu un emprunt temporaire de $5,835,000 et une augmentation de $4,442,203 dans les dépôts des caisses d'épargnes. On verra ainsi que la somme de $14,125,000 a été empruntée en sus de ce qui était couvert par les estimations. L'intérêt sur ce montant sera de $565,000, monant qui sera requis pour couvrir la subvention de $8119,000, “an couverte par les estimations et $171,000, intérêt sur le
:à & nour 100 qui a été converti en 4 pour 100 et dont sir L.u,.2rd n’a calcu'é que la moitié de l'intérêt lorsqu'il a fait ses estimations,
Il y a eu aussi uue nouvelle augmentation au fonds d’amortissement, augmentation qui n'avait pas été estimée ; c'est le paiement d’une année sur la réduction de l'emprunt, Ceux qui ont étudié attentivement les comptes publics de cette annéc-là, verront que sir Leonard Tilley n’a pas fait d'estimation pour le fonds d'amortissement pour l'emprunt qu’il a converti de 5 pour 100 eu 4 pour 100 ; je suppose que son intention était d'émettre un nouvel emprunt et de l'émettre sans fonds d'amortissement, L'emprunt a été converti aux mêmes conditions, en ce qui concerne le fonds d'amortissement, et il nous faudra faire des dispositions au sujet de ces 870,000.
Los autres déponses ordinaires au compte des travaux publics, des bureaux de poste, des phares, des côtes, de la milice, du cens électoral et autres services imputés sur le
lépense 130,000 inclus
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fonds consolidé, s'élèveront à $1,500,000, soit une somme totale d'environ 82,700,000 à ajouter aux dépenses ordinaires,
M. LAN DERKIN : Quel montant faudra-t-il pour l’application du cens électoral ?
M. MoLELAN : Nous pourrons, plus tard, estimer ce montant d’une façon plus certaine. Ces sommes font voir que, pendant l’année, il faudra faire un paiement estimé à près de 838,500,000, dont il restera $35,000,000 représentant les déperses ordinaires au sujet desquelles nous devrons faire des dispositions, si nous déduisons ce que nous nous attendons à payer et ce que nous avons dans cette estimation pour les dépenses du Nord-Ouest, c’est-à-dire $3,500,000.
Cette estimation est faite, d’après ce que nous avons reçu jasqu’aujourd’hui ; les recettes, sous leurs chefs respectifs, seront commosuit: Nous avons reçu jusqu'à hier $14,499,664 de douanes, D'après nos estimations nous recevrons sufiisamment pour former un montant de $19,500,000. L’accise nous a donné $5,171,000 et nous espérons en recovoir 86,250,000. Nous nous attendons à ce que les autres sources de revenu, les bureaux de poste, les chemins de fer, etc., nous rapportent,pour l’année, $7,800,000. Toutes ces sommes, en les déduisant du montant que nous avons estimé pour les dépenses, laisseront, pour les opérations de l’année, un déficit de $1,450,000. Ce déficit, comme je l'ai dit en commencçant, devrait être divisé entre les deux années de 1885 et 1886, en tant qu’une partie du revenu dû par l’année actuelle, est anticipé et a été mis au crédit de 1885.
Au sujet des estimations soumises à la Chambre pour 1886-87, je désire dire que, en tant que la chose m'a été possible, j'ai fait l'estimation au complet pour les dépenses de chaque service auquel nous sommes appelés à répondre, à l'exception, peut être, des travaux publics, et il y a tant de réclamations, tant de demandes, appuyées apparemment sur de bonnes raisons, faites à ce département, que jusqu’à
ce que la Chambre soit prorogée, il sera presque impossible de dire ce qu'il faudra voter pour ce service. Mon honorable collègue, le ministre des travaux publics, désire tant répondre aux vœux de tous les représentants du peuple, qu'il est difficile de dire quand toutes ses demandes de crédits seront reçues.
Prenant les différents articles en détail, j'ai quelques observations à faire. La principale augmentation figure au compte de la dette publique. L'augmentation de l'intérêt sur la dette publique est estimée à $118,636, et provient principalement du fait que les dépôts dans les caisses d’épargnes ont augmenté, Dans le cours de l’année dernière, il y a eu beaucoup de discussion dans les journaux au sujet du taux d'intérêt que le gouvernement devait payer à ceux qui font des dépôts dans les caisses d'épargnes, et il semble que cette question devient de plus en plus importante, et je pense que l'honorable monsieur de la gauche est d'opinion que nous devrions réduire le taux de l'intérêt sur les dé; ôts faits dans les caisces d'épargnes.
Le gouvernement, après avoir étudié cette question, n’est pas arrivé à cette conclusion. Nous croyons qu'il est de l'intérêt du pays en général que l'on encourage la classe moyenne, la classe ouvrière, à pratiquer l'économie et à faire des épargnes autant que possible, et, pour cette raison, il nous répugne de réduire le taux de l'intérêt, et nous croyons qu'il serait injuste envere cette classe de réduire ce que nous payons aujourd’hui à ceux qui font des dépôts dans les caisses d'épargnes. Nous avons examiné la pratique suivie dans d’autres pays. Nous voyons qu’en Angleterre le gouvernement paie un intérêt plus élevé que celui que paient les banques commerciales du pays. Nous voyons que dans différents Etats—les Etats de New-York, du Maine et du Massachussetts— l'on paie 5 pour 100; et, prenant toutes ces choses en considération, et considérant surtout le fait qu’il est opportun d’encourager les classes ouvrières à pratiquer
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l'économie, à adoptcr'des habitudes d'économie, nous avons refusé de présenter au parlement une proposition à l'effet de réduire le taux de l'intérêt dans les caisses d'épargnes; et cola, surtout, quand nous payons sur l'argent emprunté à l'étranger, pour une partie considérable de la dette publique du pays, un taux plus élevé que celui que nous payons à coux qui font des dépôts dans les caisses d'épargnes.
J'ai fait préparé un état faisant connaître les taux d'intérêt quo nous payons sur les emprunts que nous avons faits depuis 1074, et, bien que le taux nominal soit de 4 pour 100, cependant, si nous tenons compte de ce que prélèvent les agents de Londres et de l’escompte fait sur ces emprunts, il semble que nous payons réellement, sur l'argent que nous avons obtenu en Angleterre et à l'étranger, un taux d'intérêt plus élevé que celui que nous payons à ceux qui font des dépôts dans nos caisses d'épargnes, En prenant les différents emprunts, de 1874 à 1885, je vois que nous avons emprunté $124,796,598. Sur cette somme, il y a eu un escompte do $5,965,040 ; j'en ai parlé au commentement de mon discours, Ainsi, nous avons emprunté 8124,000,000 et nous payons intérêt sur cetto somme, et, un jour ou l’autre, il nous faudra payer le capital; mais nous n’avons pas reçu tout ce montant, nous avons reçu à peu près $6,000,000 de moins ; de sorte que l'intérêt annuel sur le montant brut de ces emprunts est de $4,991,863. Puis, si vous prenez la moitié d’un pour 100 ajoutée comme commission pour payer l'intérêt, cela porte le montant total, par année, de l'intérêt, à $5,016,823, ct en calculant tout, on voit que le taux payé par le gouvernemeat sur cos emprunts ost près de 44 pour 100, Or, les rapports des opérations des caisses d'épargnes des bureaux de poste démontrent que le taux, y compris l'intérêt et les dépenses, est de 44; pour 100. On a préparé un état des montants déposés dans les caisses d'épargnes sous la surveillance du département des finances, lequel état
démontre que les dépenses et l'intérèt s'élèvent à 4.22 pour
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100; la moyenne des deux taux est de 4.16, ou 4%. d'un pour 100 de moins que ce qui est payé aux prêteurs étrangers. Le gouvernement pense qu'il n’est pas raisonnable, lorsque nous payons ce taux d'intérêt à l'étranger, de ne pas le payer aussi aux classes ouvrières de notre propre pays et les encourager, ainsi, comme je l'ai déjà dit, à adopter des habitudes d'économie et à épargner quelque chose pour les mauvais jours. On a soulevé la question de savoir si le montant reçu d'un déposant quelconque ne peut pas être réduit—et certains changements seront probabloment proposés—car, autrement, nous avons l'intention de laisser les choses dans l'état où elles sont,
Le fonds d'amortissement accuse une augmentation de 8504,407; c6 montant provient principalement du rétablissement du fonds d'amortissement destiné à la réduction de l'emprunt de 4 pour 100 qui a été négocié l’annéo dernière,
Il n’est pas nécessaire d’ennayer la Chambre en lui faisant connaîire tous les détails relatifs aux petites ré iuctions qui ont été faitos dans le service public ou que l'on a l’intention de fâire dans les différents départements, Nous avons pratiqué toute l'économie qu'il a été en notre pouvoir de pratiquer afin de réduire ces dépenses autant que possible, J'ai dit en commençant que nous avions fait pour ces différents services d’amples estimations qui, ordinairement, sont présentées à la Chambre comme estimations suppiémentaires et qui comprennent des montants plus élevés que ceux qui figurent dans les premières estimations,
Le crédit affecté aux affaires des sauvages est porté à $170,- 539, et j'espère que ce montant sera amplement suffisant pour répondre à tous les besoins de ce service. Le crédit affecté à la police à cheval est aussi angmenté, Il n’y a pas d’augmentation considérable dans le créiit de la perception du revenu, On remarquera qu’il y a une réduction de $10,000 dans le crédit affecté au fonds de retraite, Cela provient du fait que ce service a été surestimé l’année dernière. C'est
un article qui, d’après moi, doit être expliqué à la Caambre et au pays, car je constate que l'on s’est grandement mépris sur l'opération de l'acte concernant le fonds de retraite,
Les honorables députés qui examinent les comptes publics voient que novs retirons peut-être 850,000 du fonds de retraite ; ils voient que les dépenses qu'il entraine, s'élèvent, disons à $8200,000, et ils supposent, naturellement, que le fonds de retraite est un impôt sur le pays de 8150,000 par année, J'ai présenté à la Chambre, à l'ouverture du parlement, un exposé de l'opération de l'acte durant l’année dernière, lequel démontre qu’en prenant les pensions accordées pour l’année 1885, il y a eu une épargne de 85,091 ; c'est-àdire, l'allocation pour le fonds de retraite s'élevait à $18,360, les gratifications à différentes personnes, à 82,568, et les nouvelles pensions annuelles, À $15,763, soit un total de 836,692, tandis que les appointements que recevaient aupavant les personnes mises à la retraite, s'élevaiont à $42,384,
soit une épargne de $5,691 réalisée par l'opération de l'acte,
Mais l’année prochaine et dans les autres comptes, les détails de cet exporé ne seront pas publiés, et, comme je l'ai dit, tout ce qu’une personne pourra voir en examinant les opérations de l'acte, sera que nous recevons du service civil, disons $50,000 et que nous y versons $200,000, c'estàdire, que nous sommes en perte de $150,000. Or, il n’en a pas été ainsi depuis l’adoption de l'acte jusqu'aujourd’hui.
Si vous examinez toutes les nominations qui ont été faites à des appointements inférieurs et que vous vous assuriez du nombre de vacances créées par suite de la mise à la retraite de personnes dont les emplois sont encore vacants, vous verrez quo l'application de cet acte a épargné beaucoup d'argent au pays. En 1880,le département des finances fit un relevé de tout le service et prépara un tableau montrant les départements où des épargoes avaient été réalisées et les départements où ie pays avait subi des pertes par suite des opérations de l’acte. Le département des finances
montrait une épargne de 843,618.73; le département de l'agriculture, 818,000 ; le département du revenu de l'intérieur, $#12,570 ; le département des travaux publics, 821,000 ; marine et pêcheries, 830,009; département du secrétaire d'Etat, 8,482; département de l'intérieur, 86,898 ; douanes, #117,398. Au département des chemins de fer et canaux, il y avait eu, jusqu'à cetto époque, une per ‘+ 823,025; milice et défense, 83,725; postes, 86,000, & une épargne brute de $360,183; en déduisant les pertes subies dans les trois départements, vous avez encore une égargne de $8317,326 produite jusqu'à cette époque par l'opération de l'acte du fonds de retraite, Dans mon département, j'ai fait continuer le travail jasqu'aujourd'hui, et je vois que pour le service intérieur seulement, les opérations montrent encore un résultat favorable au pays; il y a eu une épargne do plus de $40,000, ot l'application continue de cet acte fora réa'iser une épargne considérable au pays en général. Maintenant, M. l'Orateur, j'arrive aux autre épargnes que je me propose de réaliser cette année, m | n'ost pas nécessaire que j'ennuie la Chambre en les fau. à toutes connaître, L'ensemble de mes estimations est devant la Chambre; il démontre que ces estimations s'élèvent à $33,124,550. Je traiterai maintenant l’autre côté de la question, l’estimation des recettes pour les années 1886-87. Je n’ai pas l'intention, je ne crois pas que la chose soit névessaire, de faire de très grands changements au tarif pour réaliser cette somme, et pour réserver un certain montant afin de répondre au déficit causé par la crise commerciale et par les troubles que nous avons eus au Nord-Ouest dans le cours de l’année dernière. Mes principaux changements consisteront à changer des droits ad v1lorem en droits spécifiques lorsque je croirai possible ou opportun de le faire. Pendant les deux der. nières années, le prix des produits du pays a beaucoup diminué; mais, vu la crise quiexiste dans d’autres pays— crise plus grande, ja dois le dire, que celle qui existe dans
rent de motre pays, on a fait un sacrifise considérable de marchan- l'inté- -disos dans ces pays étrangers, et il s’est élevé beaucoup de 21,000 ; difficultés à la douane avant d'arriver à faire des estimations rétaire raisonnables pour l'entrée. Avec des droits + pécifiques, JuAnesg, cette difficulté sera tranchée en grande partie; et, dans plu- ADAUX, sieurs cas je proposorai à la Chambre des changements dans 23,025 ; ce sens, afin de vaincre cette difficulté et de décourager un pargne pou les étrangers d'exporter des articles avec de fausses ns les factures, zyne de Les changements que je mo propose de faire autres que tion de ceux-là porteront sur des articles que l’on peut, je crois, nt, j'ai raisonnablement regarder comme des articles de luxe pour is que les classes moyennes de la société, mais ils n'affecteront >ntrent pas les ouvriers, et partant, n’encourageront pas beaucoup pargne les honorables messieurs de la gauche à crier que nous te fora accablons le pauvre sous le fardeau des impôts. Je ferai 1 conn&ître à la Chambre les changements que je me propose 168 que de faire, avec son assentiment ; et quand nous serons réunis st pas en comité, ce sera peut-être lo moilleur temps do donner es con- des renseignements détaillés au sujet des différents articles : Cham- Amandes, dans la coque, un droit gpécifique de cinq centins par livre. >4 550. Amandes, dépouillées de leurs coques, et noix de toutes espèces, non ? spécifiées ailleurs, un droit spécifique de trois centins par livre. , l'esti- Poudre à pâtisserie, un droit spécifique de six centins par livre. ai pas Boîtes, vitrines et bureaux à écrire, de fantaisie et ornementés, et ‘ ouvrages de fantaisie en os, écaille, corne et ivoire; aussi, poupées et at de jouets de toutes espèces et matières. Ornements en albâtre, terra cotta r cette ou en composition, statuettes, verroteries, trente pour 100 ad valorem. pondre On peut appeler articles de luxe les articles que jai roubles énuméiés, et cependant ils sont restés sur notre tarif à une ‘année proportion pour cent moins élevée que plusieurs autres à Chan- k articles qui sont d’un usage plus général, et je demanderai à je croi- la Chambre d'augmenter le droit sur cette espèce d'articles, 1x der. Boulons, écrous, rondelles et rivets de fer ou d’acier, un droit spéci-
fique de un centin par livre, et 15 pour 100 ad valorem,
cata d Bleu pour buanderies, de toutes espèces, 25 pour 100 ad valorem. DAYS— Oidre, un droit spécifiqu2 de dix centins par gallon impérial. e dans 4
A ne =
Cet article payait auparavant un droit de 20 pour 100, ce qui formait environ trois centins par gallon.
Cordage de manille et de grosseur de toute espèce, un droit spécifique de un centin et un quart par livre, et 10 pour 100 ad valorem.
- Noix de coco desséchée, sucrée oa non, un droit spécifique de six centins par livre.
Plumes, d’autruche et de vautour, non préparées, 20 pour 100 ad valorem.
Plumes, d'autruche et de vautour, préparées, 20 pour 100 xJj valorem.
Fruits secs, savoir :—Raisins, un droit spécifique de un centin par livre, et 10 pour 100 ad valorem.
Fruits secs, savoir :—Raisins de Corinthe, dates, féuot: prunes, et tout autre fruit sec non spécifié ailleurs, un droit spécifique de un centin par livre.
Fruits verts, savoir :—Môûres, groseilles, framboises et fraises, un droit spécifique de quatre centins par livre, le poids du colis devant être inclus dans le poids imposable.
Pêches, un iroit spécifique de un centin par livre, le poids du colis devant être inclus dans le poids imposab'e
Guingans, cordes, millerets, bordures, lorsque importés par des chapeliers pour usage dans leurs fabriques, 15 pour 100 ad valorem.
Tuyaux de fonte pour gas, eau et drainage, 30 pour 1°0 aï valorem.
Gants et mitaines de toute espèce, 30 pour 100 ad valorem.
Tissus de crin de toute es, èce, 30 pour 100 ad valorem.
Harnais et sellerie de toute description, et parties d’iceux, 30 pour 100 ad valorem.
Dentelles, miller:ts, franges broderies, cordes ou glands et embraces, aussi millerets, chaînes ou cordes de crin, 80 pour 100 ad valorem.
Tuyaux de plomb, et plomb de chasse, un droit spécifique de un centin et un quart par livre.
Oleomargarine, butyrine ou autres substituts Gu beurre, un d:oit spé cifique de dix centins par livre.
Nous nous proposons aussi d'imposer un droit d'accise de 8 centins par livre sur cot article fabriqué au Canada,
Toile de coton imprimée: ou teinte, non spécifiée ailleurs, 274 pour 100 ad valorem.
Spiritueux et alcools qui n’ont pas 6t6 sucrés ou mélangés à d’autres articles de manière qe leur degré de force ne puisse être constaté au moyen de l’hydromètre de Sykes, pour chaque gallon impérial de la force de preuve, d’après tel hydromètre, et ainsi dans la môme proportion, pour tou'e force plus grande ou moindre qne la force de preuve, et pour toute quantité plus grande ou moindre qu’un gallon, savoir : genièvre, rhum, whisky, alcool ou esprit de vin, et spiritueux de quelque nom que ce soit, non énumérés, mélangés et sucrés, un droit spécifique de $1.75 par gallon impérial.
Genièvre, U/d Tom, un droit spécifique de $1.90 par gallon impérial.
DO, ce
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a droit inclus
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Cet article avait été laissé à $1.324 l’année dern'ère.
Spiritueux et alcols mélangés à d'autres ingrédients, et bière, qui tombent par là sous la dénomination de médicamentsbrevetés, teintures, essences, extraits ou sous toute autre dénomination, y compris les élixirs et les extraits flaides pharmaceutiques, en fût ou en bouteille, non spécifiésailleurs, seront néanmoins considérés comme spiritueux ou alcools et frappés de droits comme tels, un droit spécifique de $2 par gallon impérial, et 30 pour 100 ad valorem
En ce qui concerne les liqueurs, l'augmentation a porté sur le Old Tom; ce qui explique, d’ailleurs, les résolutions de l’année dernière et de l’année précé lente.
Eau de Cologne et spiritueux parfumés, en bouteille ou flacon, ne pesant pas plus de quatre onces chaque, 60 pour 100 ad valorem.
Eau de Cologne et spiritueux parfumés, en bouteille ou flacon, ou autres vaisseaux pesant plus de quatre onces chaque, un droit spécifique de deux piastres par gallon impérial et 40 pour 100 ad valorem.
Tubes en fer forgé unis, de deux pouces de diamètre ou au-dessous, accouplés et filetés ou non, 30 pour 100 ad valorem.
Fouets de toute espèce, 30 pour 100 ad valorem.
Fils de fer ou d’acier pour clôtures, barbelés, en bandes. ou autres fils semblables pour clôture, un droit spécifique de un centin et demi par livre.
Gâteaux de levain, et levain comprimé, en paquets on colis d’une livre et au-dessus, un droit spécifique de six centins par livre.
Gâteaux de levain, en paquets de moins d’une livre, un droit spécifique de huit centins par livre.
Oiment de Portland et romain, à être classifié avec tous autres ciments aux taux spécifiques tel que maintenant prescrit.
Maintenant j'arrive à la question du sucre. Ceux qui ont étudié les rapports des années dernières pourront voir que le revenu protenant de cet article a graduellement diminué, Nous n'avons pas imposé un droit aussi élevé que celui imposé en 187778. Le revenu provenant du sucre, sous le tarif de 1877-78, était de $ 2.39 par 100 lbs, Sous le nouveau tarif le revenu, en 1881, était de 81.80. En 1882, la valeur avait légèrement diminué et le droit ad valorem atteignait un chiffre moins élevé, soit 81.69; en 1883, 81.61; en 1884, $1.50 ; et en 1885, 81.97 par 100 Ibs. Nous avons d’abord l’intention de demander à la Chambre de changer le mode de vérifier la valeur du sucro. Il y a eu d'assez longues discus-
sions entre les raffineurs des différentes provinces, quelques-
uns se plaignant qu'on accordait aux raffineurs d’autres provinces des faveure qu'on ne leur accordait pas à eux- |! mêmes, Je ne crois pas que cette plainte ait beaucoup raison d'être. Je pense que les officiers de douanes ont rempli leurs devoirs très filèlement, et en comparant les rapports on voit qu’il y a une très légère différence, une différence presque imperceptible, dans les rapports des différentes raffineries du pays. Mais je vois qu'aux Etats-Unis les sucres sont vendus sous l'épreuve du polariscope, que les raffineurs de 1 : co pays vérifient la qualité de leurs sucres, LLs classent, et | es vendent sous l'épreuve du polariscope ; et vu la satisfac- | | stion quo donne ce mode à J’étranger, apaès la discussion | L saoulevée au sujet de l’ancien système, il convient, je crois, de | «demander à la Chambre d'adopter l'épreuve du polariscope, \ «et d'établir un droit spécifique pour tout sucre raffiné, ce qui «sera une moyenne des taux perçus entre 1885 et 1881. Ce
«que je propose donc, est de demander à la Chambre d'im. poser ces droits.
Sur de sucre, mélado, mélado concentré, sucre de canne concentré, mélasse concentrée, sucre de betterave concentré et concréfé, quand ils gont importés directement du pays de leur provenance et production, pour fins de raffinage seulement, non au-dessus du numéro 13, type de ‘Hollande, sous le rapport de la couleur, et n’excédant pas soixante et dix degrés, à l'épreuve du polariscope, un droit spécifique de un centin par livre, et pour tout degré additionnel ou fraction de degrés, indiqué par l'épreuve du polariscope, 3} centins par 100 livres additionnels—
Je dois expliquer que le tarif américain impose un droit de . $140 par 100 livres, sur l’article de soixante et quinze degrés, et 4 cents par chaque degré excédant soixante et Qquirze, Ce que nous avons pris est un peu au-dessus des trois quarts du tarif américain, réduisant tout, environ dans la même proportion, de manière à taxer uu peu au-dessus des trois quarts du tarif des Etats-Unis,
Sur le sucre non destiné au raffinage, ne dépassant pas le numéro 13, type de Hgllande, sous le rapport de la couleur, quand il est importé directement du pays de sa provenance et production, un dro:t de un
-centin par livre, et 30 pour 100 ai valorem, livré sous voile au dernier port de chargement.
atres eux- Aison leurs | voit sque eries sont rs de nt, et isfacssion is, de
Sur tous sucres au-dessus du numéro 13, type de Hollande, sous le rap port de la couleur, et sur le sucre raffiné de toute espèce, qualité ou type, un centin et demi par livre, et 30 pour 100 ad valorem, sur leur valeur, livrés sous voile au dernier port de chargement.
Sur tous sucres, non importés directement, sars transbordement, du pays de leur provenance et production, il sera imposé et perçu un droit additionnel de 74 cents pour 100, du droit total autrement exigible.
Cela veut dire que, dans le cas d'expédition indirecte, le droit sera basé sur les taux nommés, ot 54 pour 100 du droit ajoutés. Cette distinction entre l'expédition directe et indi-
-recte a toujours existé dans le tarif,
Pourvu que pas plus de 15 pour 100 d’un chargement de sucre pour fins de raffinage ne dépassera pas le numéro 13, type de Hollande, sous le rapport de la couleur, tout le chargement pourra ôtie admis d'après l'épreuve du polariscope, tel que ci-dessus prescrit, mais pour fias de raffinage seulement.
Sur les sirops, sucres de canne, sirops épuré:, sirops ou mélasses desucreries, sirops de sucre, sirops de mélasse ou de gorgho, q''ils soient. importés directement ou non, un droit spécifique de un centin par livres. et 30 pour 100 ad valorem.
Sur les mélasses, autres, lorsqu'elles seront importées directement sans: transbordement, du pays de leur provenance et production, 15 pour 100: ad vaiorem.
Sur les mélasses qui ae seront pas ainsi importées, 20 pour 100 ad valorem.
La valeur sur laquelle 13 droit ad valorem sera imposé et perçu sur tous les sirops et mélasses ci-dessus nommés, sera leur valeur livrée sous voile au dernier port de déchargement.
Pourvu que lorsque les mélasses seront importées pour, ou reçues par une raffinerie ou une fabrique de sucre quelconque, ou qu’elles devront. être employées pour toutes autres fins que la consommation actuelle, elles: soient » jettes à un droit additionnel de ci q centins par gallon impériab qui Seix imposé et perçu sur icelles.
Pourvu que le changement dans les tarifs des droits sur les sucres et les mélasses ne s'applique qa’aux importations arrivant au Canada, le et après le 31 mars courant, et non aux mêmes articles entreposés antérieurement à cette date.
Sur le sucre candi, brun ou blanc, et les confiseries, un droit spécifiquede un centin et un quart par livre, et 85 pour 100 ad valorem.
Puis je propose d’amender l'annexe B, qui contient la liste des articles admis en franchise lorsqu'ils sont importés en Canada, en substituant les dispositions suivantes aux items correspondants :
Articles pour l'usage personnel des consuls généraux qui sont nés danæ le pays qu’ils représentent ou qui en sont citoyens, et qui ne sontengagés dans aueune autre profession ou branche d'affaire.
On a constaté que plusieurs consuls, engagés dans d’autres opérations, réclamaient l’admission en franchise de certains articles pour leur propre usage. C'est ce qui explique la disposition s'appliquant aux consuls généraux, nés et demeu. rant davs le pays qu'ils représentent, et qui ne sont engagés dans aucune branche de commerce.
Borax, en bloc, graisse, résidu du gras animal, fer et acier de rebut et ferrailles, mais ne sera compté cumme feret acier de rebut que les déchets de fer ou d’acier qui ont déjà servi et qui ne sont bons qu’à être refondus ; sumac cru.
Puis nous retranchons de la liste des articles qui peuvent être admis en franchise, les sables ou globules ferrugineux et potée eèche pour polir le granit. Ce sont des articles fabriqués aujourd’hui dans notre propre pays.
Instruments et appareils de phy.ique, y compris les sphères, etc.
Ces derniers ont été pendant un grand nombre d’annécs sur la liste des articles admis en franchise, et les écoles étaient obligées d'aller les acheter à l'étranger, et il a été constaté que plusieurs de ces sphères et mappes avaient êté faites spéciulement pour l'usage du pays où elles sont fabriquées. Depuis une année ou deux, à Toronto, et, je crois, aussi à Montréal, certaines personnes ont êté engagées dans la fabrique des sphères et instruments de physique à l'usage des écoles, et, avec l'approbation des surintendants des écoles —du moins de quelques-uns d’entre eux dont j'ai entendu parler, on se propose d'encourager cette industrie, de sorte que l'on pourra obtenir dans le pays ces articles sans êt'e obligés d’allor les chercher à l'étranger. Puis il est résolu d’amender l’annexe D relatif aux articles prohibés, en retranchant l’item concernant les ouvrages pour lesquels un droit de propriété littéraire a été obtenu, et en lui substituant le suivant, eavoir :
Réimpressions d'ouvrages canadiens et d'ouvrages anglais pour lesquels un droit de propriété littéraire a été obtenu en Canada.
Voici une autre résolntion déclarant qu'il est expédient de prescrire qu’un droit d’accise de huit centins par livre
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sera prélevé et perçu sur toute oleomargarine, butyrine, ou autres substituts du beurre, fabriqué en Canada.
Telles sont jusqu’à présent les propositions quo nous avons à soumettre à la Chambre ce soir. Ces propositions 6tant adoptées par la Chambre, je crois que nous pouvons raisonnablement espérer que le revenu pendant l'exercice 1886-87 sera tel que suit: je dois dire d’abord que je ne <ompte pas sur le bénéfice complet des changements que je viens de proposer, que je ne compte pas sur une augmentation considérable des revenus des douanes du pays pendant l'exercice 1886-87.
Nous allons ouvrir au trafic le chemin de fer du Pacifique dans la Colombie anglaise, et l’on sait que le montant des droits perçus dans la Colombie anglaise et au Manitoba r'a pas é‘6 proportionné à celui perçu dans les autres parties du pays d'égale population, parce que nos manufactures n'avaient pas accès à ces provinces; mais je crois qu'après l’ouverture du chemin nos manufactures profiteront du commerce qui s’est fait jusqu’à présent entre la Colombie anglaise, et aussi entre le Manitoba, et les Etats-Unis. Ainsi donc, je ne compto pas sur an revenu aussi -considérable que par le passé dans ces deux provinces. Mon estimation du revenu pour 1886-87 est comme suit: douanes, 820,200,000 ; accise, 87,000,000 ; postes, intérêts et divers, $7,300,000; formant un total de $834,500,000.
Cet excédant sera probablement diminué pour faire face aux demandes du département de l'honorable ministre des travaux publics, mais j'espère que le service public ne créera pas une forte dépense additionnelle cette année, et l’excédant probable pour l’année 1886.87 ne sera pas considérablement diminué par les estimations supplémentaires. Il se peut que l'honorable député qui va parler après moi m'accuse d'exagérer, ét pense que je suis trop confiant dans le résultat du revenu de l'exercice 1886-87. S'il se base sur l'expérience du pasré il dira, je crois, que je suis trop confiant, Il pourra vous dire qu'il était entré dans
d'administration de son département plein d'espérance»
comme je le suis; qu’il comptait sur le revenu, et que, lorsqu'il proposa d'augmenter les droits de trois millions de dollars il n'existait pour lui aucun doute que le revenu aurait un excédant ézal à co chiffre; mais nous connaïissons le résultat; nous savons que le temps, et sa politique trompèrent sos espérances et déterminèrent sa ruine politique. Je sais que c’est peut-être son impression aujourd’-
hui, et il pourra peut-être nous démontrer la chose par les. dossiers; mais je crois que la politique du gouvernement actuel conduira à de meilleurs résultats que la politique
suivie par l'honorable député et son parti de 1874 à 1873. 1lest vrai que depuis un an ou deux nous n'avons pas eu cette activité commerciale de 1881 et 1882, mais cela est dû à la prévoyance de nos commerçants, en vue de la grande réduction, dans tout l'univers, des prix de divers articles; et cette diminution a été considérable surtout dans les pays libre échangistes, où la crise commerciale s'est fait sentir plus fortement.
Je suis certain, M, l’Orateur, que si nous comparons la condition commerciale du U£nada à la condition des autres pays, particulièrement les pays libre-échangistes, nous trouverons que la crise nous a affectés moins sérieusement que quelques-uns de ces pays. ‘Tout indique dans le pays on général une grande activité commerciale, et une tendance à augmenter nos affaires, ot je compte fortement sur cela, Le revenu d’un pays dépend fortement de l’habileté que déploie le peuple dans l’achat de ses marchandises et de son inclination pour le commerce. Je sais, M. l’Orateur, que cette inclination existe, en général; quant à l’habileté, nous allons voir. Commençaut par la classe agricole, nous avons toutes les raisons de croire que les cultivateurs du pays sont aujourd’hui dans une meilleure position qu'ils n'ont été depuis plusieurs années ; dans tous les cas, ils sont dans une position bien préférable à leur position pendant la période de 1874 à 1878. Nous avons près de nous le plus grand peuple agricole du monde, et c’est un peuple qui, malgré son fort excédant d'exportation, ne laisse entrer en franchise.
aucun produit agricole, Tel était l'état de choses de 1874 à 1878, et cependant la politique adoptée par le gouvernement d'alors permettait l'admission en franchise de tous les produits de la ferme.
M. l’Orateur, je ne suis pas surpris que cette politique ait produit des mauvais résultats pour les cultivateurs canadiens, et j: crois que cette crise chez la classe agricole était. due au fait qu'une trop grande quantité de produits agricoles des Etats-Unis entrait en franchise dans le pays, et nos cultivateurs achetaient ces produits au lieu de con. sommer les leurs,
M. l'Orateur, nous avons changé cette politique, Nous avons dit à nos cultivateurs : Nous allons agir envers les cultivateurs américains exactement de la même manière que le gouvernement américain agit envers vous. Nous allons nous efforcer d'arrêter l'immense importation des produits agricoles américains, nous avons un sol si fertile et des hommes 8i pleins de bonne volonté pour le cultiver et en retirer ce qui est nécessaire à notre population. Nous avons dit de plus aux cultivateurs: Nous allons inaugurer une politique qui donnora de l'emploi à un bon nombre de consommateurs que vous devrez nourrir des produits de vos fermes, et nous allons augmenter nos marchés non seulement en arrêtant l'importation des produits étrangers, mais. en multipliant le nombre des consommateurs. La condition du pays semble s'être rapidement améliorée par ce changement de politique. L'importation des produits agricoles étrangers a diminué, bien que la consommation ait augmenté considérablement, Cette matière a été discutée par l'organe du troisième parti en cetto Chambre, et on a tenté de prouver que la politique nationale avait é‘é un fiasco, parce qu'il existe encore dans le pays une forte importation considérable, mais la politique nationale a largement diminué cette importation des céréales des Etats-Unis, par suite de l’encouragement donné au cultivateur canadien, qui en outre a augmenté ses exportations. L'activité créée dans toutes les branches d'industrie semble avoir affecté la
classe agricole, qui peut maintenant fournir les tro's ou quatre millions de dollars de produits de ferme importés auparavant ; et nous avons considérablement augmenté nos exportations à l'étranger,
En 1875, nous avons importé des céréales des Etats-Unis pour :la valeur de $12,389,900 ; en 1876, $11,114,000 ; en 1877, $13,858,000 ; en 1878, $13,452,000, soit pendant ces quatre années, un total de $50,811,914. Nous avons exporté pour la valeur de $:4,000,000, de surplus, laissant pour la consommation locale, $826,707,126 ; soit 86,676,000 par année, Sous la politique actuelle, M. l’Orateur, sans spécifier pour chaque année, les importations totales pendant six ans, de 1830, se sont élevées à $18,784,000, ou 83,130,811 par année, contro $6,676,000, avant l'inauguration de ia politique nationale, Je dois dire que le maïs est mentionné dans l'organe mentionné plus haut, et on a démontré qu'il avait été taxé à 74 centins par boisseau. Il est vrai, M. l'Orateur, que nous avons imposé un droit de 74 centins par boisseau, sur le maïs; mais une grande partie du maïs importé était destinée à êtra distillée pour la fabrique du whisky. En 1880 l'importation a été de 739,000 boisseaux ; en 1881, 754,000, et ainei desuite; le montant total pour les six années est de 5,368,123 boisseaux, à un droit de 74 centins ; le tout étant destiné aux distilleries pour la fabrique du whisky, et non à la consommation comme céréales. Mais j'ai montré par des chiffres que nous avons empêché au moyen de notre politique l'importation de céréales provenant des Etats-Unis pour une valeur annuelle de plus de $3,000,000, et je vais faire une comparaison entre les produits de la ferme. En 1875 nous avons exporté des produits agricoles, y compris les céréales et les produits des animaux, pour une valeur de $29,958,000 ; en 1876 $40,000,000 ; 1877, $28,000,000 ; en 1878, 832,000,000 ; 1879, $33,000,000 ; soit un total de $165,580,000 durant cette période.
Depuis l'établissement de la politique nationale, les oxportations ont été comme suit: 1881, $42,000,000; 1882, 851,000,000 ; 1883, $43,000,000 ; 1884, 835,000,000 ; 1885,
$39,000,000, soit 8212,000,000. Dédluisez de cette somme $165,000,000 d'exportation durant la même période sous la politique nationale, et il vous restera une augmentation dans les exportations de $46 858,838, soit $9,371,756 par année. Nos cultivateurs ont exporté annuellement pour une moyenne d'au delà de neuf millions de piastres de plus qu'auparavant, et ils ont fourni au marché indigène pour une valeur de $83,500,000 de produits que les Américains avaient coutume de nous vendre, soit au delà de $#13,000,000 de plus que l’on n’exportait lorsque les honorables députés de la gauche étaient au pouvoir.
M. CHARLTON: Où est le marché indigène ?
M. MoLELAN: Maïs je viens d'expliquer à l’hororable député de mon mieux que nous avons donné aux cultivateurs canadiens le marché indigène pour une valeur de 83,545,000 par année; et cela en supposant que la population n'ait pas augmenté durant cette période. Mais on ne prétendra pas qu'avec l'augmentation de la population depuis 1881 dans les centres manufacturiers, ils n’ont pas fourni davantage, et que le marché indigène n’a pas été plus considérable qu'auparavant, en sus des $3,545,000. Encore un mot relativement au marché indigène. Durant les six premiers mois du présent exercice, les importations des produits de la ferme et des provisions pour l'usage du peuple ont diminué de $2,000,000, comparé aux six pre. miers mois du dernier exercice,
La Chambre voit donc que nos cultivateurs ont d'année en année pris régulièrement possession du marché indigène tout en augmentant leurs exportations, et que l’encouragement qu'on leur a accordé leur a donné plus d'activité et de vie, et qu’ils ne laissent pas maintenant les bœufs oisifs dans l’étable et la charrue rouiller dans le champ. L’honorable député de la gauche ne paraît pas tout à fait convaincu que cette loi ait bénéficié à nos cultivateurs ; et lorsqu'un hono. rable membre qui a été élu représentant du peuple à cause de son intelligence dit qu’il ne voit pas comment les cultiva-
teurs ont bénéficié de cette politique, je crois qu'il peut se trouver des cultivateurs qui n'aient pas encore compris parfaitement les avantages qu'ils en ont retirés.
Quelques VOIX : Ecoutez, écoutez,
M. MoLELAN : Quelques honorables députés disent ‘“ écoutez, écoutez ” ; je suppose que pour pourriez expliquer la chose plus clairement aux cultivateurs. L'honorable député connaît Toronto, ville qui a une population de 100,- 009 âmes. Supposons que vous puissiez établir autour de cette ville un cordon d'officiers de douane américains, et dire aux cultivateure d'Ontario : vous ne vendrez pas Tà une seule livre de beurre ni aucun produit agricole pour nourrir cette population de 100,000 âmes, mais elle va è:re approvisionnée oxclusivement par los cultivateurs américains, Si vous pouviez faire cela les cultivateurs d'Ontario comprendraient la question, et je crois que l’honorable député luimêmo ne demanderait pas comment ils bénéficient aujourd’hui de cette politique, et les cultivateurs verraient combien ils perdraient s'ils ne pouvaient pas approvisionner la ville. Supposons que les honorables députés de la gauche arrivent au pouvoir et établissent leur politique, et que tous ceux qui sont actuellement employés dans les manufactures et qui ne l'étaient pas en 1878, sous l'opération de leur politique, grâce à laquelle on faisait ici des importations considérables de marchandises américaines à de vils prix, que tous ceux-là, dis-je, soient obligés d'émigrer aux Etats-Unis. Mon prédécesseur a soumis l'année dernière un état indiquant que sous l'opération de la politique nationale il a été établi des manufactures dans lesquelles 34,000 ouvriers trouvaient de l'emploi. Ilest probable qu'advenant un changement de politique comme celui dont j'ai parlé presque tous ces ouvriers seraient obligés d'émigrer aux Etats-Unis pour fabriquer des articles dont pourraient avoir besoin ceux qui resteraient dans le pays.
eut se M. LANDERKIN : Il en a émigré plus que ce nombre,
8 par. M. MoLELAN : L'honorable député dit qu’il en a émigré plus que ce nombre; mais il n'aurait pas d'objection à ce qu'il en émigrât 34,000 de plus.
| M. LANDERKIN : Je ne le voudrais pas.
expli- M. MoLELAN: Et toutes leurs familles, Je pousserai
disent
orable l'hypothèse plus loin. Après que cesouvriers auraient passé 100, un certain temps aux Etats-Unts à fabriquer des marchanur de :; dises pour le peuple canadien, achetant leurs aliments des et dire cultivateurs américains et payant le tribut au gouvernement À une américain, supposons qu'ils disent: le produit de notre traourrir vail va au Canada; nous sommes disséminés dans diverses Ppro: villes ; supposons que nous nous unissions, pour traverser lu ns, Si frontière et nous établir dans un endroit central, où nous apren- emmènerions nos constructeurs de maisons, ainsi que nos té lui- avocats, nos médecins, notre clergé, nos femmes, nos enfants ujour- et nos domestiques ; et que nous formions une population mbien de plus de 100,000, puis que nous nous établissions dans une ville. “localité où il n'entrerait pas une seule livre de beurre ni un rivent seul article provenant d’un cultivateur canadien, mais où } eux ‘ les cultivateurs américains pourraient venir librement nous ctures apporter dans leurs voitures et par chemin de fer tout ce r poli- dont nous aurions besoin, et où le cultivateur canadien n’auconsi- rait aucune relation avec nous. L’honorable député et tous F, que les cultivateurs canadiens verraient alors le résultat de cet Unis. état de choses, et je crois qu'ils diraient : il faut mieux avoir indi- une politique qui ait pour effet de retenir ici cos ouvriers et a été leurs familles, et de permettre à nos cultivateurs de leur trou- vendre les produits de leurs fermes, et de trouver ainsi à chan- écouler leurs produits dans le pays. | e tous J'ai parlé, M. l’Orateur, en réponse à l'honorable député, } pour de l'augmentation qui s'est produite dans le nombre des x qui ouvriers, et du fait que sir Leonard Tilley avait fait pré-
parer des statistiques indiquant l'augmentation du nombre
de personnes employées dans les diverses manufactures du pays depuis 1878 jusqu'au commencement de 1884. Je n'ai pas eu l'occasion de continuer ces calculs, mais nos tableaux du commerce démontrent suffisamment que le nombre des ouvriers et des artisans employés depuis 1878 jusqu'à ce jour a énormément augmenté, Nous avons importé des machines pour une valeur d'au delà de $10,0)0,000 depuis 1878. On n'a pas importé ces machines pour les laisser dans l'inactivité. Elles donnent aujourd’hui de l'emploi à un très grand nombre d'ouvriers dans diverses parties du pays. Nous avons importé beaucoup de matières premières, dont j'ai déjà parlé, consistant en coton, laine, peaux, fer en gueuse, et tout ce qui sert à la fabrication des articles de commerce, et tout ceci me prouve d’une manière concluante que le nombre d'ouvriers qui ont de l'emploi a augmenté, qu'il y a augmentation dans le nombre des ouvriers qui reçoivent de bons salaires et qui pourront achoter des marchandises et contribuer à accroître les revenus du pays durant l’année. Il y a partout une preuve de l’augmentation de l’activité. J'ai démontré à la Chambre ce soir l'augmentation qui s’est produite dans le service de: postes. Les honorables députés de la gauche ont prétendu que nous détruirions la marine du pays. Maïs dopuis l'établissement de cette politique la navigation côtière et étrangère de ce psys a augmenté régulièrement, ce qui démontre que Île pays progresse.
M. MITCHELL: Les voiliers ?
M. MoLELAN : Je vais donner les chiffres à l'honorable député. La navigation côtière en 1884-87 ité un tonnage de 15,944,422 tonneaux; le to narine étrangère a été de 7,6414,615 tonn
M. MITCHELL: Cela comprenu | les vo.1iers ?
M. MoLELAN : Les voiliers et les stesners, M. MITOHELL: Je parle des voiliers.
tures du Je n'ai Lableaux abre des squ’à ce orté des 0 depuis 8 laisser emploi à arties du ‘emières, x, fer en rticles de ncluante igmenté, riers qui des mardu pays gmentair l’augtes. Les ue nous issement bre de ce b que le
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M. McLELAN : Je n'ai pas fait de distinction, J'ignorais qu'un vapeur ne peut pas transporter des marchandises ou des voyageurs. Je crois qu'un vapeur pcut transporter autant de marchandises, À proportion de son tonnage net, qu’un voilier, et qu'il les rendra à destinaticn plus vite; je les ai, en conséquence réunis sous un même titre. Le tonnage étranger était de 7,644,615,
M. MITCHELL: Le tonuage étranger ?
M. MoLELAN : Lo commerce des côtes et le commerce étranger, réunis, était de 23,582,000 tonneaux. En 1879, le commerce des côtes était de 12,066,683 tonneaux, et le commerce étranger de 6,000,000 de tonneaux, ou un total de plus de 18,006,000 de tonneaux, Pendant les six dernières années il y a eu une augmentation de 6,433,804 tonneaux, ou ane moyenne de 205,684 tonneaux par an.
M. MITCHELL: Dans le tonnage étranger et non dans le tonnage canadien ; voilà la question,
M. MoLELAN : Il ne s'agit pas en ce moment de savoir si notre tonnage est plus ou moins-———
M. MITCHELL: Mais c’est cela que je voudrais savoir,
M. McLELAN: Voici ce que je prétends : la population du Canada, le commerce du Canada requièrent un tonnage de 6,433,804 tonneaux plus considérable qu'en 1878.
M. MITCHELL: Oui, mais cotte augmontation du tonpage est entre les mains des étrangers; voilà la question,
Un DÉPUTÉ: Cela ne fait pas de différence.
M. MITCHELL: Au contraire ; cela fait une grande différence.
M. MoLELAN : Je ne sache pas que les étrangers possèdent une part bien considérable du tonnage qui sert à notre commerce de cabotage. J'ignore ce détail, et si l'honorable député veut bien me le prouver, j'admettrai sa prétention ;
wmais cela ne change en rien la position que j'ai prise en disant que le commerce du Canada exige maintenant G,433,804 tonneaux de plus qu'en 1878-79. Si ensuite nous passons aux chemins de fer, nous voyons qu’en 1878-79 “ous avions 6,664 milles de chemins de fer en opération; de nombre de: milles parcourus par les wagons était de 19,000,000 ; le nombre des wagons a été de 6,444,000 ; le fret transporté a été de 7,833,000 tonnes. Maintenant en 1885 nous avions 10,119 milles de voie ferrée en orération ; le nombre de milles parcourus par les wagons a é‘é de 30,623,000 milles; le nombre des voyageurs s'est élevé à 9,672,690, et 12 pesanteur du fret a été de 14,679,949 tonnes.
Dans tous ces items l'augmentation a été de plus do 50 pour 100, et cela démontre qu'il y a une augmentation d'activité de commerce dans tout le pays. J'ai donc raison de dire que le Canada est dans une meilleure PARU, et qu'il ÿ règne une pius grande activité.
Nous avons aussi les rapports des banques qui font voir qu'en billets de banques et en billets de la Puissance, il y a $16,009,000 de plus en circulation qu'en 1878 ; qu’en 1885 les dépôts dans les banques incorporées, se sont élevés à $106,000,000 ; en i878 ils étaient de $72,000,000, ce qui fait uno différence de $34,000,000. Il y a aussi le fait que les dépôts dans les caisses d'épargnes ont augmenté de $8,497,- 000 à $35,280,000, à venir jusqu’à hier soir ; ce qui fait uno augmentation de $826,783,079.
Il y a aussi uno augmentation dans le nombre de ceux qui sont engagés dans les affaires, et qui ne font pas faillite comme en 1£78 En 1885 le nombre de commerçants était de 70,043 et le total des faillites s'est élevé à $8,743,000. En 1878 il y avait 56,347 commerçants et les faillites s’élevaient à La somme de $26,875,000,
Le nombre de ceux qui se livrent au commerce, dans tout de pays, est augmenté de 13,698, et il y a une diminution de
prise en ntenant ite nous 1878-79 ération ; était de 000 ; le spant en ération ; a été de | élevé à } tonnes.
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de ceux as faillite ants était 8,000. En élevaient
dans tout nution de
$18,132,060 dans le total ‘des faillites, et pour moi c'est là une preuve de la situation dans laquelle se trouve le pays. Au point de vue des faillites le: rapports du commencement de l’année courante sont encore plus satisfaisants. Pour les six premières semaines de 1886, les rapports donnent 192 faillites, contre 255 pendant la même période en 1885 et 287 en 1884 ; si donc nons comparons ces chiffres avèc ceux de 1878 la diminution dans le nombre des faillites est ti ès grande et dans le total des passifs elle est énorme. J'ai été très frapçé, il y a une couple d'années, par la man'ère dont l'honorable député de Buthwell (M. Mills) expliquait le grand nombre des faillites de 1874 à 1873. Il renferme toute la question dans une coquille de noix. Il disait ‘ que les marchauds faisaient faillite parce qu'ils manquaient d'acheteurs,” et je suppose que les acheteurs faisaient défaut, parce qu'il n’y avait pas d'ouvrage, et que les ouvriers n'avaient pas d'argent pour acheter chez les marchands. Alors le marchand restait les bras croisés derrière son comptoir, attendant vainement les acheteurs qui ne venaient pas, qui ne pouvaient pas venir, puisqu'il n'avaient ni argent, ni ouvrage ; c'est pour cela que la ruine et la banqueroute s’abattaient sur les commeiçants et les syndics officiels parcouraient le pays en plein soleil comme un véritablo fléau. Je 1é ume ainsi la position: d’un côté, l’inactivité, le manque d'ouvrage, pas de manufactures en opération pas d’acheteurs chez les marchands, et par conséquent la faillite des commerçants et un trésor vide ; de l’autre cô‘é : de l'ouvrage pour le peuple, de l’argent pour le peuple, des acheteurs pour les marchands, des affaires florissantes et un trésor rempli. ÆEa partant d’un de ces points vous arrivez fatalement à une des deux conclusions. Lorsqu'il y a de l'ouvrage pour le peuple, non seulement les marchands sont occu=6s et le trésor est plein, mais toute la population est heu ‘euse et dans l’aisance. Daniel Webiter, lo grand hmme
d'Etat américain, qui n’est plus, parlant de cette question, après s'être converti à la protection, disait :
L'intérêt de toute société américaine exige une diversité d'occupations, de but et de ten\ances dans l’industrie. Pius cette diversité et grande et éteniue, mieux c’est. Varier les emplois c'est augmenter les gages. Puis, M. l’Orateur, écoutez cette grande vérité, mettez la sur la première page de tous les livres d'économie politique, inscrivez-la sur l'almaaach de tous les cultivateurs ; qu’elle soit en tête de toutes les publications destinées aux classes ouvriè es, qu’on e1 fasse un dicton populaire : là où il y a de l’ouvrage pour les mains des hommes, il yena pour leu:s dents. Là où il y a de l’ouvrage il y a du paia. C'est un grand avantage pour le pauvre de pouvoir se procurer de la ncurriture à bon marché, mais l'avantage de pouvoir acheter des vivres grâce à ta ravail honnôte et respactable est infiniment plus grand, plus consolant. Le travail donne de la nourriture, le vêtement et l'instruction ; le travail régulier et bien payé, dans un pays comme le nôtre, produit la prospérité, le contentement et le bonheur. Puisse notre pays jouir longtemps de cette prospérité.
Pendant la présente session, l'honorable député de Huron- Sud (sir Richard Cartwright) nous a dit quo la politique nationale avait été un fiasco, parce que les importations étaient beaucoup plus considérables que les exportations ; et il a cité des chiffrus à l'aide desquels il prétendit prouver que les importations dépassaient les exportations de $101,- 762,000. Examinons cette question un instant, Nous, nous nous sommes trouvésdans des circonstances toutes exceptionnelles. Le Manitoba, lo Nord-Ouest et la Colombie anglaise ont importé beaucoup de marchandises étrangères, n'ayant aucune facilité de se procurer des articles fabriqués dans le pays. S: l'honorable député compare les importations du Manitoba, du Nord-Ouest et de la Colombie anglaise de 1874 à 1878, avec celles de 1880 à 1885, il verra que pendant cette période ces provinces ont importé pour $15,603,- 000 de marchandises étrangè:es. S'il diminue cette somme de l’excédant de nos importations sur les exportations pendant la même période, il verra qu'il ne reste plus qu'une balance de 856,159,000, ou 89,259,833 par année. Il verra aussi que les importations de ces provinces, de 1874'à 1879,
irriture ce à ua solant.
travail spérité, mps de
[uronitique ations ns ; et ouver ÿ101,-
nous ptionie anvères, iqués
ortaglaise B pen- ,603,mme penu'une verra 1879,
n'ont été que de #18,000,000, ce qui, déduit du surplus des importations, laisse une balance de $86,000,000 ; en d'autres termes, pendant cette période, à l'exclusion du Manitoba, des territoires du Nord-Ouest et de la Colombie anglaise, les importations ont excédé les exportations de $17,242,000 par année, tandis que de 1880 à 1885 l’excédant n’a été que de $9,359,000 par année.
Mais par l'examen des rapports, l'honorable député verra aussi qu'une grande partie do l’excédant des importations consiste en matières brutes pour les manufactures, et des produits admis on franchise.
Par exemple, en 1885.on a importé des peaux ot des cornes pour 8563,000 de plus qu'en 1878, du coton ot de la laine pour $1,500,000, des effets de colons pour $746,000, du numéraire et des lingots pour $2,250,000, et ainsi de suite, ce qui forme un excédant d’importations sur les exportations de $8,630,000 pour ces articles sur lesquels il n’y a pas de droit ; de sorte que l’excédant total des importations sur las exportations, dans les anciennes provinces, est employé de cette manière.
J'ai retenu la Chambre plus longtemps que js n'avais l'intention de le faire, ou que je n'aurais dû le faire, et je dois lui présenter des excuses. Mais l'honorable député de la gauche a dit que nous avions éloigné du pays plus de 40,000 personnes, et je suppose que l'honorable député qui va adresser la parole à la Caambre du côté de l'opposition va répéter la même chose. Ilest vrai, M. l'Orateur, que nous n'avons pas eu dans le passé cette grande augmentation de population qui s’est produite aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, longtemps avant le dernier recensement, les industries indigènes étaient protégéos. Il y avait là une politique qui consistait À donner au peuple de l'ouvrage et des salaires élevés, politique qui attira aux Etats-Unis les émigrants de toutes les parties de l'univers, On avait aussi
ouvert à la colonisation de grandes étendues de prairies, et les deux politiques réunies contribuèrent considérablement à augmenter ls population des Etats-Unis plus rapidement que celle du Ounada ne s’accroissait. Mais, M. l’Orateur, si nous examinons le recensement des Etats-Unis de 1890 et le recensement du Canada de 1881, et que nous chosis-icns quelques aus des anciens Etats que l'on peut comparer raisonnablement au Canada nous verrons que nous ne sommes pas restés en arrière, Prenons l'Etat du Connecticut, Si vous allez dans les Etats nouveaux où il y a l'attrait d’un nouveau territoire et d’un sol de prairie, vous constaterez aaturellement que la proportion de l'augmentation est beaucoup plus grande; mais ce que je veux c'est de fuire une comparaison avec les anciens Etats. La population du Connecticut, qui était de 537,000 âmes en 1871, s'élevait à 622,633 en 1831. [Lo Connecticut, le Maine, le Massachusetts le New-Hampshire, le Vermont, le Dakota—jinclus le Dakota pour le comparer au Manitoba—si je compare ces Etats avec l’Lsle du Prince-Eiouard, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec, le Manitoba et la Colombio anglaise, je constate que la population des Etats américains s’est accrue de 16.06 pour 100 et celle du Canada de 17.03 pour 100, d'après lo dernier recensement ; de sorte que si nous faisons une comparaison équitable entre le Canada et les parties des Etatc-Unis les plus anciennes et les plus peuplées, nous voyons que nous les avons devaucés sous ce rapport.
On s’est plaint quo la politique nationale n'ait pus répondu au be:oin, parce que les affairos n'ont pas été aussi bonnes qu'en 1882-83; mais, comme je l’ai déjà dit, si nous comparons | commerce du Canada avec celui des autres pays— des Et:'s-Unis et de la Grande-Bretagne, par exemple— nous verrons que notre position est meilleure que la leur, et pous pouvons conclure de là que sans la politique nationale
iries, et lement dement Drateur, 1880 et sise iGns rer raisommes cut, Si ait d’un staterez st beauire une tion du lovait à chusetts iclus le are Ces cosse, le ba et la bs Etats Canada le sorte entre le nues et pvAuCÉs
répondu bonnes compapays— mple— leur, et tionale
nous avrions eu pour partage la ruine et la banqueroute. C’est lorsquo la dépression se fait sentir à l'étranger, lorsqu'il y a une grande dépression dans les pays voisins, lorsque la production est trop grande dans ces pays et que les marchandises se vendent à vil prix, que nous constatons les avantages de la protection, et cette politique nous a été d’un grand secours, en nous protégeant contre l'invasion dos manufacturiers étrangers. Je me proposais de traiter cette question plus à fond, mais j'ai occupé une si grande partie du temps de la Chambre qu'il m'est impossible de la discuter d'une manière aussi complète que je l’aurais désiré. Je veux cependant citer un exemple pour montrer quel est actuellement l'effet de la politique rationale pour l'ouvrier dans ce pays. Tout ce qu’il faut pour produire des articles à bas prix dans ce pays, c'est un marché pour écouler sa marchandise, et plus le marché est considérable, moins élevés sont les prix, Nos concitoyens sont aussi actifs et aussi intelligents que les habitants d'aucun autre pays, et lorsqu'ils sont forcés d'émigrer comme ils l’ont été, ils font d’aussi bons artisans, avec un peu d'expérience et d’apprentissage, que qui que ce soit au monde, Tout ce qui leur faut pour être capables de fabriquer tous les articles dont on a besoin dans ce pays, et pour les fabriquer à aussi bon marché qu'ils le sont aux Etats-Unis on ailleurs, c'est de l’expérience, et ils l'acquerront si nous leur fournissons un marché pour l'éoulement de leurs marchandises Le manufacturier et le capitaliste cherchent À faire des placements avantageux ; ils examinent les chances qu'ils ont de placer Îles produits de leur industrie ; et plus la pro luction est faible, plus le prix qu'ils en exigent doit être élevé pour payer l'intérêt de leur capital et couvrir la déprésiation de leur matériel,
Voici un exemple très fami'ier de cette proposition. Vous prenez un haut-fourneau qui exige 830,000 pour couvrir
l'intérêt du capital qu'il a coûté et la dépréciation du matériel. Si le produit de ce fourneau est de 15,000 tonnes de fer en gueuse, il faut nature]l ment ajouter $2 par tonne au prix du fer pour couvrir l'intérêt et la dépréciation du matériel. Si vous portez la production à 20,000 tonnes il ne faudra que $1.t0 par tonne pour payer ces dépenses ; si vous la portez à 30,000 tonnes il ne vous faudra y ajouter que 81 par tonne pour payer un dividende, et vous pourrez vendre ‘le fer en gueure $1 la tonne meilleur marché. Si la production s'élève à 60,000 tonnes, tout ce qu'il vous faut c’est 50 cents par tonne pour couvrir les 830,000, et le fer en gueuse sera de $1.50 moins cher qu'il ne le serait si la production n’était que de 15,000 tnnes, Le même priccipe s'applique à toutes les industries dans lesquelles nous sommes engagés, La proportion du surplus qu'il faut ajouter au prix de chaque verge de tissu qui sort du mélier dépend de la production pour couvrir l'intérêt du capital et la dépréciation du matériel. 11 vous faut de deux choses l’une ; soit un marché consicérable et une forte production, ou des salaires peu élevés et ceci veut dire un genre de vie plus que modeste, et une faible dépense pour le profit du cultivateur, En qutre vous no pouvez continuer à employer longtemps des hommes en leur donnant de faibles salaires, lorsque de l’autre côté de la frontière, aux Etats-Unis on donne des gages plus élevés et que l’on offre des avantages pour les attirer là, Le but de la politique nationale est d'offrir à nos manufucturiers un marché considérable. Naturellement nous n'avons pas un marché aussi grand que les Etats-Unis, mais nous pouvons donner un marché proportionné, ;l; Ou + en proportion de la population de l’autre côté de la frontière. David Wells,-l’apôtre américain du libre-échange, a souvent été cité dans cette Chambre, et il dit :
Les gages sont la part du produit qui revient au travail, et dans toute industrie florissante ils sont payés à même le produit. Nulle industrie ne
lu matées de fer e au prix matériel.
e faudra ji vous la
que 61 z vendre à produc- ; c'est 50 e fer en i la propriccipe ous 80mMb ajouter r dépend tal et la ses l’une ; D, ou des vie plus a cultivaver longres, lorsbn donne es pour d'offrir à ellement
ts-Unis, 7o OU pr
ontière.
souvent
ang toute Hustrie ne
peut contiouer longtemps à payer des gages élevés si sa production n’est pas considérable. Si elle ne l'est pas et qu'il essaye de continuer, la fiquidation de ses affaires par le shérif n’est qu’une question de temps. D'un autre côté, si l’on paie continuellement dans une industrie et dans un pays quelconques des gages élevés, c'est une preuve positive que la production du travail est considérable, que l’cuvrier a droit à une part libérale de cette production, et que l'industriel est en mesure de la lui accorder.
C'est là ce que nous avons essayé de faire dans co pays, et c’est co que nous faisons en donnant un marché considérable à nos manufacturiers, ot, comme résultat, les employés regoivent des salaires plus élevés, plus gécéreux qu'avant l'établissement de‘cette politique. Je n’ai recueilli des statistiques que d’une seule manufacture, la Manufacture Cunadienne de Coton de Cornwall, et j'ai un état comparé des affaires de cette compagnie pour les années 1878 et 1885, état que je vais communiquer à la Chambre pour montrer que le réaultat de la politique nationale a été d'augmenter les gages et le nombre des em)loyés, et non le prix des marchandises,
M. MITCHELL: Il y a cependant un droit de 35 pour
M. MoLELAN : Eu 1878, pendant les six mois écoulés de juillet à décembre, cette manufacture a employé 407 ouvriers, qui ont reçu 847,557 de salaires; le montant payé chaque jour ayant été de $395, et la moyenne payée à chaque ouvrier de 75 centins par jour. Les affaires semblèrent empirer, et pendant les trois mois écoulés depuis octobre jusqu'à décembre, les salaires de chaque ouvrier furent réduits à 72 cents, et dans le mois de décembre ils tombàrent à 69 cents. J'arrive maintenant à 1885, sous l’opération do la politique nationale, et je constate que pendant les six mois clos avec le mois de décembre, 640 ouvriers avaient de l'emploi dans cet établissement, recevant 891,144 de salaires; le montant payé quotidiennement ayant été de
- mr .. mme me
8584, soit une moyenne de 91 cents par jour à chaque ouvrier, contre 75 cects en 1878. Durant les trois mois depuis octobre jusqu'à décembre, cette mavuficture a employé 070 ouvriers—le nombre augmente avec le temps —et la moyenne des salaires a été de 92 cents. Pendant le dernier mois de l’année, 672 ouvriers y ont êté employés, et la moyenne du salaire de chacun d'eux a été de 90 cents par jour. Pendant les six mois la proportion du nombre des ouvriors entre 1878 ot 1885 indique une augmentation de 57} pour 100, les salaires payés une augmentation de 91$ pour 100, et le montant des salaires payés quotidienne. ment à chaque ouvrier une augmentation de 21 pour 100, Durant les trois mois il ya ou une augmentation de 664 pour 100 dans lo nombre d’employéi, de 98,7% pour 100 dans le montant des gages payés, et de 28 pour 100 dans le montant payé à chaque ouvrier. Durant le dernier mois de l’anrée, l'augmentation moyenne des gages a été de 30 pour 100 sur 1878. Vous voyez donc d’après ces chiffres que cette compagnie donne aujourd'hui des salaires plus élevés qu'en 1878. Mais l'honorable député dit que nous avons un droit de 30 pour 100.
M. MITCHELL: J'ai dit 35 pour 101.
+ M.MoLELAN: Eb bien 35 pour 100. En 1878 le prix du coton à draps de bonne qualité pesant 2°85 1bs par verge coûtait 10 cents, moins 74 pour 100 d'escompte, soit 2636 cents par livre, alors que le prix moyen du coton était de 107 cents, Ka 1836 co même coton à draps, pesant 2:85 1bs par verge, coûte 64 cents la verge, soit 18:52 cents la livre, contre 26:36 cents la livre en 1878.
M. MITCHELL: Combien coûtait le coton brut ?
M, McLELAN : Il coûtait 107 cents en 1873, ot en 1886 10:56 cents la livre, Ceci démontre que bien que l’honorabls dépu‘é dise qu'il y a un droit de 35 pour 100, les consom-
chaque is mois ture a temps jant le \yés, et 0 cents nombre ptation tion de dienneur 100, de 664 00 dans dans le mois de 30 pour re& que
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vons un
le prix r verge it 26:36.
était de ot 2-85 ents la
en 1886 norabls onsom-
mateurs paient aujourd'hai leur coton à drap 424 pour 106 de moins qu'on 1878, lorsque le coton brut n'est pas tout à fait 3 pour 100 meilleur marché, Voilà le résultat des. opérations de cette manufacture, et l'on constatera, j'en suis. sûr, que les résultats sont les mêmes dans tout le pays, que: des bommes sont employés, qu'ils reçoivent des gages plus élevés, et que la production des manufactures coû'e moins. chor qu'elle ne coûtait en 18783, lorsque nous avions un marché restreint et que nous ne pouvions pas produire à aussi bon marché que nous pouvors le faire aujourd’nui avec un marché plus considérable. Voilà ce que nous faisons am moyen de la politique nationale et ce que nous voulions faire. Nous donnons de l'emploi au peuple, et cela à dos gages. plus élevés, par notre protection. Co n'est pas le coton brut que nous voulons protéger, ce n’est pas le minerai dans la montagne, ce n’est pas la houille dans la mire, ce n’est. pas l'argile entre les mains du potier que nous voulons pro-
téger, ce sont les ouvriers qui pétrissent et façgonnent l’ar-
gile, ce sont les hommes qui extraicnt le minerai et le font fondre davs le fourneau et lui donnent la forme nécessaire à notre usage ; ce sont les hommes et les fommes qui manipulent la chaîne et la tissure dans les manufactures de coton —ce sont ceux-là que nous voulons protéger, et que nous avons protégés, comme je l'ai démontré et à qui nous avons assuré dos salaires plus élevés. En conséquence, la politique nationale n’a failli à quelque point de vue que vous puissiez l'envisager. J'ai retenu la Chambre trop longtemps —
Quelques VOIX : Continuez, continuez,
M. MoLELAN : Non, js dois terminer en justice pour mon honorable ami de la gauche.
J'ai repasré les comptes publics ot fait voir l’état des affaires en 1885. J'ai démontré qu’en considérant l’année en elle-même et sans tenir compte des troubles du Nord-Ouest, notre position est très bonne. Je crois que les honorables
députés admettront que nous sommes dans une très bonne position, car ils n’ont jamais aimé les surplus. J'ai démontré qu'en 1986 notre position ne sera pas si mauvaise, et que nous sommes justifiables d’imputer au compte du capital les dépenses extraordinaires que nous avons faites relativerr snt au Nord-Ouest, parce que durant les années pendant lesquelles nous avons admiaistré les affaires du pays nous avons payé à même lo revenu un montant considéreble au Compte du capital. Dan: les autres pays du monde qui ont eu à soutenir des guerres, on n’a pas l'habitude d'imputer immédiatement toutes los dépenses de ces guerres au revenu, Les Etats-Unis ne l'ont pas fuit, ils ne pouvaient le faire, mais ils cnt laissé ces dépenses au compte du capital, et il s'est écoulé des années avant qu'ils n'aient commencé à réduire leur dette, Ce n’est qu’au bout de quatorze ans qu'ils sont revenu aux paiements en espèces. .
Je crois avoir démontré d’une manière concluante que - nous n'avons pas trop lieu de nous alarmer en présence du fardeau qui pèse avjouid'hui sur le pays pour couvrir l'intérêt. J'ai démontré que jusqu’à 1885 le taux de l'intérêt per Capita qui a pesé sur le pays a été moindre qu'il ne l'était en 1878, et qu'il n’a excédé que de 23 cents au plus celui qui existait en 1867, alors que le peuple était plus pere e et incapable de payer.
J'ai fait voir qu’er retranchant les dépenses extraordinaires et colles qni ne constituent pas une taxation, l’augmeontation des dépenses de 1867 à 1885 a été comparativement ineignifiante, d'un peu plus de $2,000,000. Je sorte que, M. l'Orateur, je ne crois pas que nous devions entendre parler davantage de l'augmentation de la taxation do $13,000,000 à $834,000,000 ou 835,000,000 dans l'erpaco do dix-huit anrées. 1l leur faut d’abord, M. l'Orateur, convaincre celui qui est engagé dans les affaires et les occupations de la vie, et qui déponse 845 pour un habillement,
s bonne lémontré que nous pital les tiverc snt dant losays nous éreble au e qui ont limputer A revenu.
le faire, ital, et il imencé à ans qu'ils
ante que Ssence du vrir l'inatér êt per l'était en celui qui pauvre et
sxtraordion, l’augparative-
Je sorte
entendre
ation do
l'erpaco
our, COn-
8 OCCUPAillement,
qu'il fait mal ot qu'il devrait retourner à son habillement de #13 qu'il avait il y a dix-huit ans, alors qu'il était petit garçon. Il leur faut convaincre le marchand qui fait des affaires pour un montant de $81,000,000, qu'il est exposé à la banquerouto et à la ruine parce que ses dépenses sont plas élevées, et le nombre de ses commis plus considérable qu'il ne l'était lorsqu'il tenait une petite boutique, et que, comme l’a dit Carlyle: ‘Les sardines et les pipes 8e croisaient trittement dans la vitrine.” Avant qu'ils’ puissent convaincre le peuple de ce pays que nous dépensons mal à propos, il leur faudra décider les actionnaires de la banque de Montréal à vendre leurs actions pour éviter la banqueroute et la ruine, car la banque de Montréal à son début ne dépensait que £400 à £500 par année, tandis qu'aujourd'hui elle a des succursales dans tout le Dominion ainsi qu'à New-York et à Londres, et qu’elle dépense chaque année un montant énorme pour maintenir ces succursales. Il leur faudra convaincre les actionnaires de la banque de Montréal qu'ils sont exportés à la ruine et à des pertes, avant de réussir à convaincre le peuple de ce pays qu'il marche à la ruine, parce que les dépenses ont nécessairement augmonté par suite du développement du pays. Il y a ou dos dépenses nécessaires, M. l'Orateur, parce que nous avons exécuté de grandes entreprises qui étaient nécessaires à notre existence même, et nous avons eu beaucoup de difficulté à les mener à bonne fin; mais, M. l'Orateur, nous avons réussi; et nous avons ou à faire face aux dépenses provenant de ces travaux plus tôt que nous ne nous y attendions.
Nous avons entrepris la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, qui devait être terminé en 1891; mais les circonstances ont été telles que cette Chambre a cru désirable, dans l'intérêt du pays, de hâter le paractèvement de cette grande entreprise. Le chemin est presque terminé, et, comme je l’ai démontré à cétte Chambre, le fardeau de
l'intérêt ne pèse pas trop lourdement sur ce pays, Nous sommes sortis de nos entreprises avec un fardeau beaucoup moindre par tête que celui qui pesait sur les Etats-Unis à la fin de leurs luttes. Ils réduisent aujourd'hui leur dette, Nous avons aussi atteint notre but, et nous allons travailler à améliorer notre position. Et, M. l'Orateur, nous allons réussir ; nous allons nous reposer de nos labeurs, et travailler à || À réduire la dette do notre pays, et à la réduire considéra- | blemont sans trop taxer le peuple. J'ai parlé, M. l'Orateur, | du chemin de fer le Pacifique canadien. La compagaie a exécuté une grande entreprise, et nous l'avons aidéo,
Uno DÉPUTÉ: Non.
M. MLELAN: Je me rappello, M. l'O:ateur, le déba: qui a «u lieu on cotte Chambre, débat au cours duquel il a été déclaré quo nous lur donnions tout, et je pense que cette salle résonne encore do l'écho des discours de quelques-uns des orateurs qui disaient que tout ce que nous leur faisions était un don et que le prêt de $35,000,900 que nous leur faisions ne sorait jamais remboursé au pays. Ce n'est que l’année dernière qu'ils sont venus nous demander de leur permettre d'émettre des bons au montant de $35,000,000, de prendre $20,000,000 de ce montant comme garantio de 820,000,000 de notre dette et de mettre lesautres $ 10,000,000 sur des terres du Nord-Ouest, ne les réservant que pour cela, et, en outre, ils nous ont demandé de leur prêter $5,000,000 de plus. A cette époque, peut-être, l'honorable député qui dit ‘ non,” ou quelques-uns do ceux qui siègent à ses cô‘és, disaient que c'était seulement un autre don de 85,000,000 fait à la compagnie du chemin de for Canadien du Pacifique, et que ce montant ne serait jamais rembourcé, Nous avons adopté cette proposition dans l'intérêt du pays, M. l'Orateur, et 810,000,000 ont été laissés sur des terres, puis ils ont vendu leurs bons et nous ont payé les 85,000,000,
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du pays, »s terres, 000,000.
Ils ont continué et presque achevé cette gigantesque entreprise.
Mais, M. l'Oratour, nous savons qu'il y a beaucoup de choses à exécnter afin de faire complètement réussir cette eutreprise. On a dit que les têtes de lignes de ce chemin étaient à Liver puol età Hong-Kong, et il est opportun, dans l'intérêt dé ce pays, que cette compagnie puisse établir cette ligne de communicauion entre Liverpool et les pays d'Orient, Ils nous disent: Il est dificile que nous fassions la chose, presque tout l'argent que nous avons perça de ces 8 15,000,000 aous l'avons dépensé à notre entreprise; or, vous avez une bypothèque sur toutes nos terres et il nous est impossible de nous en servir pour prélever des fonds. Les honorables députés apprendront que, l’année dernière, l’on a exercé une forto pression sur les membres de la Chambre pour nous faire abandouner cette hypothèque sur toutes les terres et uous faire prendre une certaine partie de ces terres, laissant le reste à la compagnie, en la mettant libre de s’en servir pour prélever des fonds. Ils viennent encore nous demander de faire la même chose. Ils représentent que des dépenses considérables sont nécessaires pour établir des communications convenables entre l'Orient et l'Occident et pour bien équiper le chemin, et nous demandent de prendre uve certaine partie de ces terres en paiement de l’hypothàque que nous avons sur ces terres et sur les terres seulement et de laisser lo reste à leur bénéfice.
Nous avons examiné cette quest on, M. l’Orateur. Nous l'avons examir éo attentivement, et nous avons cru qu'après avoir aidé à la compagaoios du chemin de fer Canadien du Pacifique à exécuter de si grands travaux, à se faire une position sur les marchés monétaires de l'univers et à se faire reconnsître comme une compagnie influente et puissante ; nous avons cru, dis je, que cette compagnie pouvait bien se maintonir seule, veiller à ses destinécs, ot accomplir
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les fins qu'elle s'était proposées. Et nous avons cru qu'il était daus les intérêts de cette compagnie et dans les intérêts du pays en général, de donner main-levée de l'hypothèque qui existe sur toutes les terres du chomin de fer Canadien du Pacifique, et de prendre une certaine partie que nous considérons comme ayant une valeur de $9,000,000. Nous avons dit À !a compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique: “ Voici, messieurs, l'état où se trouvent les choses : Maintenant que vous êtes une compagnie forte et puissante, capable de se maintenir seule, maintenant que vous avez démontré au monde l'importance de cette grande entreprise, formons tous comptes et faisons un règlement complet, Vous prendrez vos terres et vous prélèverez l'argent dont vous avez besoin pour atteindre vos fins, et nous prendrons une partie de ces terres et nous en disposerons dans le but de payer les $20,000,000 en argent que nous avons avancés."
Et, M. l'Orateur, je suis en état d'annoncer à la Chambre
quo l’on a fait des arrangements on vertu desquels la compagnie s'engage à nous payer 820,000,000 on argent, la moitié en mai et la moitié le ou avant le premier juillet, et nous avons conclu un arrangement pour clore tous comptes avec la compagnie du chemin de ter Canadien du Pacifique et recevoir :065 $20,000,000, afin que nous ayons des fonds pour notre dette flottante et des épargnes dans le trésor, et que nous ne soyons pas dans la nécessité d'augmenter notre dette, On nous a dit à muintes reprises que l'argent que nous donnions à cette compagnie était un pur don et que ce serait une perte complète pour le pays. Mais nous pensions qu'il en était autrement, et les résultats ont démontré que nous avions raison d’avoir conilance en cette entreprise et on ceux qui l'ont réalisée. Quand nous recevrons cet argent, nous ssront en état du payer toute cette somme de $14,000,-
a qu'il atérèts thèque oadien p nous
Nous lien du ent les ie forte ant que grande glement élèverez , fins, et disposeent que
Chambre
argent, $14,000,-
000 de dette fiottante et de diriger notre ‘attention vers les anciennes provinces. La Chambre et le pays savent que le gouvernement # donné une grande partie de san: temps et de son attention au Nord-Ouest'ot au chemin’de fer Canadien du Pacifique, et qu'à cause de cela, il a° peut-être négligé quelques-unes des anciennes provinces, et nous croyons qu’il
est opportun, dans les intérêts des anciennes provinces, quo le gouvernemont s’en occupe et qus leïchemin de fer Canadien du Pacifique, qui est aujourd’hui en état de se maintenir,
accomplisse les fins pour losquelles il a°6:6 construit.
Voilà ce que nous avons fait, ot le plus tôt possible je soumettrai à l'approbation de la Chambre une proposition à l'effet de réaliser ce projet et de nous permettre de régler tous comptes avec la compugnie du chemin de fer Canadien du Pacifique et de recevoir l'argent que représentent les $20,000,000 de bous que le gouvernement a en sa possession. A iout considérer, je pense que nous avons droit de nous féliciter. Nous avons droit de nous féliciter de ce que nous ayons tant fait eans imposer un plus lourd fardeau à ce pays, et de ce que nous ayons coutribué/pour notre part à cette entreprise sans souffrir plus d’inconvénients que ceux que nous avons souferts.
Nous regrettons tous profondément l'état dans lequel se sont trouvées les affaires dans le coure de la dernière saison ; nous regrettons tous profondément le souièvement du Nord- Ouost ; nous rogrettons tous profondément les vies que ce soulèvement a fait perdre; mais, si novs devons croire les paroles des honorabies meskieurs de la gauche, cette insurrection nous a même fait du bien. La Chambre se rapellera— elle se le rappellera avec admiration—le discours que l'honorable monsieur de la gauche a fait en l'absence de
son chef; ce discours qu'il a fait lorsqu'il a° dépouillé
l'esprit ds parti pour narlar comme un homme et comme un canadien. Il 4 dit:
Les gens respectent ceux qui peuvent défendre leur sol et leur pays; motre conduite a 6:6 surveillée et scrutée des deux côtés de l'Atlantique, et je n'ai aucun doute—je le dis avec franchise—que nous sommes auà ourd’hui dans une meilleure position devant les nations du globe, que aous ae l'étions il y à trois ou quatre mois, pour cette seule raison.
| Cet événement même, l'honorable monsieur le dit, nous a 1 fait da bien. Nous sommes revenus de ces combats en pleurant la mort de ceux qui sont tombé: pour la défense de leur pays; mais nous en sommes sortis sans que les blessures que nous y avons reçues fussent permanentes, nous en sommes sortis sans y avoir perdu de membres, mais avec nos deux bras fortifiés et aguerris pour porter le ll drapeau de notre pays et travailler à nous créer un rang
| élevé parmi les nations de l'univers.
Je me permettrai, M. l'Orateur, de proposer que la Chambre 8e for:::0 en comité des voies et moyens pour exa-
! | miner les résolutions suivantes :
&. Résolu,—Qu'il est opportun de prescrire que les taux de droits
sauivaats seront prélevés et perçus sur chacun des artic'es : -:. ”\s mentionnés, et d’abroger tous actes ou parties d'actes art:.i51:.at en vigueur en tant qu'ils pouivoient au prélèvement et à la , : :: ion de
taux de droits différents de ceux prescrits par les présentes, ou qui leur
sont incompatibles : — L. Amandes, daus la coque, un droit spécifique de 5 centins ar