Chapitre tif. — comment saint François apprivoisa des tourterelles
IN jeune homme’ avait pris un jour, un grand
nombre de tourterelles, etil s’en allaitles vendre.
ti] Saint François, qui avait pour les animaux d’un naturel doux une affection toute particulière, vint à le rencontrer ; il considère ces oiseaux d’un regard plein d’une tendre compassion ; puis, s'adressant à celui qui les portait : « O bon jeune homme! lui dit-il, donne-moi ces tourterelles ; que des oiseaux si doux, que l’Ecriture représente comme les emblèmes des âmes chastes, humbles, et
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1. « Vous souriez au récit de la paix que fit saint François entre la ville de Gubbio et le loup de la montagne voisine, dit Ozanam, et vous n’apercevez pas une admirable leçon de charité donnée au juste en faveur des pauvres pécheurs. Vous ne voyez pas que le loup voleur et homicide, mais docile après tout, qui pose sa patte dans la main de saint François, et qui tientsa promesse de ne faire mal à personne, représente bien le peuple du moyen âge, terrible dans ses emportements, mais de qui l'Eglise ne désespère pas, dont elle prit la main meurtrière dans ses mains divines, jusqu’à ce qu’elle lui eût inspiré cette horreur du sang, le plus beau et :e plus incontestable caractère des mœurs modernes. » Poètes Franciscains, 286,
de saint Francois d'Assise
fidèles, ne viennent pas à tomber
ns Son sein, leur adressa « Tourterelles, mes chères petites
partit jusqu diction, le jeune homme « Mon fils, vous serez et vous vous y dévouerez
généreusement au service de Jésus-Christ.» La prédiction se réalisa ; le jeune homme prit l’habit des Mineurs et fut admis dans l'Ordre, qu'il édifia par sa haute sainteté.