‹ FlandreChapitre 122 sur 173 · PHILIPPE DE CHAMPAIGNE · texte numérisé non relu

PHILIPPE DE CHAMPAIGNE

FiG. 5o6. — Pli. DK (^HA.MPAIGNE.

La Préskntation au Tempi.k.

(Musée de liruxcllcs.) (Cliché llcrmans.)

sente également des scènes religieuses, telle la Présentation au temple au Muse'e de Bruxelles sans grande originalité (lig. 506).

Nicolas De Liemaeckere (Gand, 1575-1646) est un peintre d'histoire, qui ne manque pas de personnalité, mais tombe trop souvent dans les redites. Il peint de préférence la Vierge Marie.

Il la représente radieuse de beauté, parée de couleurs éclatantes, planant dans la lumière dorée, sa chevelure ruisselant sur ses épaules, comme dans le Triomphe de la Vierge (fig. 507) du Musée de Gand.

Ce n'est pas seulement pour le genre historique que Rubens fit école ; il eut encore des disciples et des collaborateurs dans d'autres spécialités. A la tête de ceux-ci nous rencontrons Jean Breughel le Vieux, surnommé Breughel de Velours, fils de Pierre Breughel, le Drôle ou des Paysans. Il différait totalement de son père, le réaliste par excellence. Le fils ouvrit le cortège des petits maîtres qui choisissaient leurs sujets dans un monde aimable et séduisant. Il fait revivre ce qu'il y a de plus enchanteur dans la nature, les fleurs et les plantes ; ce qu'il y a de plus adorable sur la terre et dans le ciel, les madones, les déesses, les femmes, et, s'il reproduit les animaux, ce fut pour en faire ressortir les formes avenantes et les teintes opulentes.

Il garda de l'école qui l'avait précédé une couleur un peu léchée et trop émaillée. Il était très lié avec Rubens. et il collabora à nombre de ses œuvres. Lorsqu'il lui

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Fig. 507. — De Liemaeckere.

La Glorification de la Vierge.

^\/i(Sie de Gand.f (Cliché Lévyf

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FlG. 5<)8. — Jkan liHK.coirKi i.j. Vint x.

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(Musée du l'rado.) (Lluht: Andcrson.)

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11 était ne en 1 3^>8 a Bruxelles, oU demeurait son père, mais il vint de bonne heure a Anvers, ou il s'initia aux rudiments du métier et ou il mourut en 1625. Après un séjour en Italie, il revint en 1 596 a Anvers et devint bientôt le peintre ordinaire des archiducs Albert et Isabelle. Une partie des œuvres qu'il exécuta en Italie et a Anvers pour l'archevêque de Milan, Frédéric Borromée, se trouvent encore a la Bibliothèque Ambrosienne ; quelques-unes sont des miniatures évidemment inspirées de Paul Bril, dont il avait fait la connaissance en Italie. Les tableaux commandés par .Albert et Isabelle, au nombre d'une cinquantaine, se trouvent au Musée de Madrid. Ce sont ses chefs-d'œuvre, entre autres deux ver- sions des Cinq Sens (fig. 508) et deux des Quatre Eléments (fig. 509).

Outre des paysages, très clairs et très éclatants au premier plan, et dont la tonalité brillante se fond dans le lointain vaporeux et bleuté, il peignit, à partir de 1608, des fîeurs en bouquets et en guirlandes, de tons très riches, mais d'une consistance qui va jusqu'à la dureté (tig. 510). Il traite les animaux et autres accessoires avec la même précision et le même éclat un peu vitreux. Une seule fois il s'est attaqué à un sujet voisin des diableries de son père : la Tentation de Saint Antoine (au Musée de Carlsruhe) (fig. 511). Son fils, Jean Breu-

Fig. 3oo. — J. Brelghel le Vielx

Les Qlatre Éléments.

(Musée du Prado.) (Cliché Anderson.)

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