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L'ART BELGE AU XIX'' SIÈCLE

ARCIIITFXTlRi:. - GR.WURE. - SCULl'TURU. - PEINTURE.

LA fin du XVI ir et le commencement du XIX" siècle furent des époques néfastes pour la Belgique. Le pays fut conquis par les armées de la République et fut annexé à la France jusqu'en 1815. Il perdit non seulement ce qu'il avait conservé d'autonomie sous le régime autrichien, mais le bien-être relatif dont il jouissait encore fut complètement anéanti durant les années troublées de la République et sous le gouvernement despotique de Napoléon. Il n'y eut guère à songer alors à la construction de monuments publics ; les particuliers eux-mêmes étaient trop éprouvés pour se livrer à des dépenses de luxe. Quand, de 1815 à 1830, notre pays fut réuni à la Hollande, il se remit en partie des maux qu'il avait subis, mais sans avoir recouvré encore assez de prospérité pour construire de somptueux édifices. Les rares monuments publics de cette époque procèdent de ce style académique que l'Empire avait remis en honneur.

Le progrès économique qui a suivi la Révolution de 1830 a

I i.AShni:

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571. — IIkniu Bkvaf.ht. — Façade LA liANyUE Nationale a Anvers.

H'Jichù Ilermans.)

ififluc sur l'arcliilfclurc.

Dès que la i>aix et l'ai-

sancofurr-nl rcvr.-nues.onsr remit a construire cJe nombreux hoteU de ville el églises. II n'était guère question de style national proprement dit dans toutes ces constructions. Le style pittoresque de la Grand Place de Brux'-ll'-s e'tait oublié depuis loni<temps. Le style rocaille du XV'Ill' siècle avait fait son temps: on contmuait a pasticher la France dans ses productions bien inférieures du XIX' siècle. Le génie flamand se manifestait à peme dans de timides imitations de larchitecture nationale des autres âges. Ainsi surgissaient de toutes parts des habitations bourgeoises construites en briques rouges, d'après les modèles de l'ancienne Renaissance flamande. Pour les églises, on retournait aux styles roman et gothique. Au début , ces imitations furent assez maladroites et, parmi ces pastiches, il y a bien des œuvres manquées. Mais avec le temps l'assimilation est devenue plus harmonieuse, et les édifices plus récents témoignent d'une étude plus approfondie de l'art médiéval et d'une application plus heureuse de ses prinapes. C'est le cas pour les éghses romanes de Notre-Dame a Schaerbeek

par Louis Van Overstrae-

ten, et de Saint-Amand à Anvers, par Louis Baeckelmans, pour l'église gothique Saint-Georges à Anvers par Léon Suys, et pour d'autres encore.

On éprouvait aussi une admiration plus vive pour les monuments des siècles passés, et on les restaurait ou on les reconstrui-

. ^ If- • FiG. 572. — Léon Surs fils. — Bruxelles.

sait a grands irais, mais L^ Bourse

aussi avec plus de respect iCHche seis.)

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