LE MARIAGE DE SAINTE CATHERINE
l'iG. 208. — Me.mlinc. — Le Christ
AVKC DES Anges.
(i'rafj;mcnt.) (Musée dWiwers.)
(Clicliè Ci. llcrwaiis.)
gravissent les degrés qui mènent au paradis, et les réprouvés sont culbutés dans l'enfer. Par le sujet, cette composition est unique dans l'œuvre de Memlinc. L'équilibre des parties, la perfection des corps nus attestent que l'artiste a fait un notable progrès depuis ses premières productions.
Nombre des meilleurs ouvrages du maître se trouvent au petit musée de l'hôpital Saint-Jean, à Bruges. Le plus considérable est le Mariage de Sainte Catherine (fig. 190), qui fut peint en 1479 pour les deux religieux Antoine Seghers et Jacques de Cueninc et pour les deux religieuses Agnès Casembrood et Claire Van Hulsen. Il existe une grande analogie entre ce tableau et celui que Memlinc exécuta pour Sir john Dorne. Ce sont les mêmes perionnages, mais sans les donateurs et disposés avec plus de symétrie et expiiment une ferveur encore plus profonde. Autant de corps immaculés et d'âmes sans tache ! La facture est plus large et plus moelleuse ; les tons sont devenus plus chatoyants. Là où la lumière répand ses rayons,
elle rehausse encore l'é- , 1
clat et augmente la solidité de la couleur. Sur le volet de droite. Saint Jean dans 1 île de Pathmos ; sur celui de gauche, la décollation de Saint Jean-Baptiste.
Un second tableau d'autel, beaucoup plus petit, appartenant également à 1 hôpital Saint-
Jean, représente F Ado- ^'^^- 209 - Memunc. — Le Christ
, /• I \/f (c AVEC DES Anges.
ration des Mo^cs vhg. ,„ . . .,, ^ j^ .
V » . ^^ (tragmcnt) (Musée d Anvers.)
\yZ). 11 porte le mille- (cuciié d. iicrnujns.)
l LANDHE
•imc 1 479 cl fut donnr par Jrari |- lorciru ; c'c«t un [xrlit chd-d'oruvrc dun colon» opulent et cl un merveilleux écUt.
lin 1487. Martin Van Niruwrnhovc. rjui fut \hj\. -■<■ >\'-
Bruges, fit don à 1 liôpital Saint Jean, dont il rtait 0, . dun
dipty()uc représentant son portrait tur un panneau (PI. 111) et U Madone sur l'autre (fig. 191). Marie a le type de toutes les vierge» de Mcmlinc. \v front 1res devclo[)pc', le nez mince peu saillant, mais assr/. allonge, la bouclic petite, le menton aigu. L Lnfanl manque de charme. Le costume, le fond et le» acceMotre» sont
dune couleur vive et éclatante.
Le i>ortrait de .Martin \'an Nieuwenhove est un des chefsd'œuvre de Mcmlinc. Le peintre est parvenu a donner I illusion de la vie. Ce donateur n est pas un mystique, pas même un dévot, quoiqu'il tienne les mains jointes. 11 envisage 1 avenir avec plus de curiosité que d'exaltation et laisse voir l'ambitiond un jeune homme impatient de jouer un rôle. Les boucles de sa chevelure retombent sur ses épaules, sa bouche palpite, ses yeux jettent des éclairs. A l'encontre du procédé de Jean \'an Eyck, l'amère-plan est nche d'accessoires, et sur ce fond clair et varié la figure se détache énergique et juvénile.
Le plus célèbre ouvrage que possède 1 hôpital Saint-Jean est la châsse de Sainte Lrsule : un reliquaire en forme de chapelle gothique, mesurant 0 m. 87 de hauteur sur 0 m. 91 de largeur, et dont les parois de bois sont entièrement peintes et dorées. Le 21 Octobre 1489, les reliques de la Sainte McU't>Te furent enfermées daris celte châ-se par l'évêque de Sarepta : l'œuvre avait donc dû être ac .evée vers cette époque. Une des façades de la graaeuse chapelle nous montre la \ lerge avec deux anges en adoration-, l'autre représente Lrsule protégeant quelques-unes de ses compagnes sous les plis de son manteau : sur chaque paroi latérale j
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Fig. 2IO. — Gkrard David.
Cambyse et Sisamnes.
(Musée de Bruges.} (Cliché DaleJ.f
ANS MEMLINC. — Portrait de Martin \'an Niel\\t:niio\ i.
(llùpital Si.7int-.lcan. lînifres.)
l'i.. 111, l^ayc 108.