DES BERGERS
(Pinacothèque Je MunichJ (Cluhe Hnickmann.)
JEAN MASSYS -
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(Muscc de lirunswick.) (Cliché liruckinaiin.)
aussi d'élégance académique.
C'est surtout comme portraitiste qu'il procède encore beaucoup des maîtres du XV" siècle. Le portrait si minutieusement achevé de Jean Van der Gheenste (fig.
316) du Musée de Bruxelles, dont le teint reluit comme de l'albâtre, et le portrait d'Adrien de Buck (fig. 318) du Musée de Bruges, comptent parmi les chefsd'œuvre du genre.
Parmi les artistes inféodés à l'art italien, on est tout surpris de rencontrer Jean Massys, le propre fils et le disciple de Quentin (Anvers. 1509-1575). Tous les tableaux que nous avons de lui datent des années postérieures à son retour d'Italie. 11 commença probablement par imiter son père, et plus d'un usurier ou d'un vieillard amoureux attribués à Quentin sont plutôt de la main de Jean. Par la suite, il peignait volontiers de jolies jeunes femmes à moitié
ou tout à fait nues, et l'on pourrait se demander si Jean Massys ne serait pas le peintre des figures de femmes a mi-corps (fig. 317). Ses femmes, soi-disant inspirées de la Bible, la chaste Suzanne, les filles de Loth, Bethsabée, ont toutes des mmois poupins et fardés, les yeux en amande, la bouche mignonne, le sourire mignard. Parfois ces jolis petits yeux sont un peu louches, et il arrive aussi que le maintien soit raide. La couleur enfin est pâlie et faussée. En somme,
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