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L'ART DE LA TAPISSERIE

Fui. 385 — Jean Vermeyen. — La (>onquAte de Tunis par Charles V. Le Départ de i.'empereiu (l'a pisser ie,MaJnJ.l\-ilais Royal) (Cl. IiauscryMeuct.)

1619), Antoine (1559- 1624) (fig. 384) l'emportent sur tous les autres par la subtilité de leur taille, la délicatesse de leurs effets. Un groupe de maîtres qui allèrent travailler en Allemagne, les trois Sadeler (fig. 383) et Barth. Spranger se distinguèrent par des planches plus considérables, d'un vif éclat, mais recherchant l'effet à l'excès et tombant dans le maniéré.

Ce fut au XVl" siècle que l'art de la tapisserie se concentra dans deux de nos villes, Bruxelles et Audenarde. Dans la première, on reproduisit les grandes pièces historiées, les œuvres les plus importantes : dans la seconde, on traita des sujets plus simples, des scènes de paysanneries, des paysages ou verdures. A Bruxelles on travaillait d'ordinaire pour les princes et les Seigneurs ; à Audenarde pour des personnes de rang plus modeste. Il est étonnant avec quelle profusion la maison royale d'Espagne, à laquelle appartenaient nos souverains, commandait et accumulait ces trésors. Le palais de Madrid possède encore cent vingtdeux tapisseries flamandes. Nombre d'oeuvres possédées par les rois d'Espagne ont été détruites par le feu ; d'autres se sont usées par le long et fréquent usage. Car les tapisseries ne restaient pas en place :

on les tendait dans les salles et appartements lors des fêtes ; on les Fig. 386. — Jean Vermeyen. décrochait et on les roulait quand I-a Conquête de Tunis. Le départ elles avaient servi ; on les emportait ""''■ '-' •^^'^erkur Charles V.

. . (drlon de tapisserie.} (Musée

en voyage pour garnir les loge- impérial de vienne.) (CUché i.œwy.)

n.ANhni

Vu,. 3H7. — IIlSTOIHE DE CkpiIAI.E. TAiMSSEHIE.

(Rome Vaticiin.f (Cliché A linari.

ment S de rencontre ; on les [>ltiiit cLiru les ba^oKc»

delà gU'Tfr |K>ur rn natuu let tente» : clict ori aK-nt les lices des tournoift. \r\ rue» et places lori de» entrées des souverains.

De toutes f)arts, les commandes affluaient à Bruxelles. L'emiKrreur (harlfs V. son père et ta mère, son UU PhilipfH: II, les pnnces de leur maison furent les clients les plus généreux de nos ateliers, les collectionneurs les plus insatiables de leurs œuvres.

D autres souverains leur firent des commandes retentissantes. En 1518. furent termine's Its Actes des Apôtres, (loni les cartons exe'cutes pa* Raphaël pour Lcon X sont conservé.s au \'ictoria and Albert Muséum, et dont le premier exemplaire tissëornelachapelleSixtine au Vatican. Eji 1 331 .les Etats Généraux a Bruxelles offrirent à Cfiarles \' une tapisserie de /o Bataille de Pacie, ou l'on voyait la capture de François 1'^ A la même époque. le même empereur offrit au cardinal Wolsey la tapisserie de r Histoire d'Abraham exécutée à Bruxelles ; François I' ht faire dans cette ville la l le de Scipion d'après Jules Romain ; son hls Henri II y fît faire les Triomphes de Scipion d'après le même artiste. L'empereur IVIaximilien y ht exécuter ses Belles Chasses, dont les cartons par Bernard Van Orlev existent au

fig. 388. — roml'lcs donne des lois au peiple.

(Tapis de Bruxelles.)

(Palais de Madrid.) (Cliché Hauser v Meneî i

38u. — Descente de Croix (tapisserie). (Hruxelles. Musée du Cinquantenaire.) (Cliché F. Verstraeten.)

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