‹ Fleurs du bitumeChapitre 40 sur 45 · D'APRÈS L'ANTIQUE · texte numérisé non relu

D'APRÈS L'ANTIQUE

Douleur! tu n'es qu'un mot, un vain mot! Je le brave! Que la fièvre en mon sein verse tous ses poisons : Qu'on raye de mes jours les riantes saisons : Et qu'on ravisse la lumière à mon œil cave.

Que l'amitié pour moi n'ait que des trahisons. Que sur mon nom flétri la médisance bave, Qu'un affranchi d'hier, esclave, fils d'esclave. Peuple de sénateurs l'exil et les prisons !

Que je sois condamné par le Destin, ce lâche. Et qu'un licteur demain me frappe de sa hache ! Qu'importe cette vie affreuse et ce trépas?

J'ai suivi les leçons des sages du Portique. Drapé dans mon orgueil comme un héros antique, Je puis être brisé, mais je ne plierai pas !

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