‹ Fleurs rouges: poésiesChapitre 17 sur 24 · LE DIEU DES JARDINS · texte numérisé non relu

LE DIEU DES JARDINS

Traduction d'une page de Catulle^

« Cet encloSy jeunes gens, cette cabane antique Que recouvrent ces joncs et ces glaïeuls rampants ^ C'est mol, chêne taille par la hache rustique Qui les protège et fais prospérer tous les ans ; Et le p:re et le fils, maîtres de la chaumière M'ont vénéré toujours à l'égal de leurs dieux ; Le père ôte sans cesse avec un soin pieux La mauvaise herbe avec la ronce meurtrière Qui près de mon autel commencent à venir ; Tandis que son enfant m'apporte ses offrandes^ Et vent tant apporter qu'il ne peut contenir Dans ses petites mains ses charges par trop grandes^ Dès que vient le printemps et que naissent les fleurs y Ils déposent d'abord avec des chants de joie Guirlandes et bouquets aux brillantes couleurs ; Puis c'est le tendre épi dont la barbe verdoie^

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La violette pâle et les sombres pavots ^

Et la citrouille jaune et la pomme vermeille

Au suave parfum^ et les doux abricots

Et les raisins mûris sous cette ronge treille.

Quelquefois^ mes enfants — «'(?« dîtes rien surtout —

Le sang d'un bouc coula sous le couteau du prêtre.

Pour n'être point ingrat je dois veiller sur tout

Et protéger l'enclos et le toit de mon maître.

C'est pourquoi y mes enfants, sorte^ de ces jardins ;

Puis suivei ce sentier qui justement vous mène

Che^ un voisin plus riche oh vous pourrez sans peine

Grâce au dieu négligent, accomplir vos larcins, »

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SOIR D'ÉGYPTK

Tandis que la Cifc% dans un décor magique^ Sons le ciel ctonjfant d'un soir oriental S'endort, viens avec moi. La nuit est romantique^ Vois : quelle splendeur, quel spectacle triomphal !

Oh ! viens, viens avec moi. Mon âme nostalgique Voudrait s enfuir très loin du monde trivial; Dans le calme serein de la nuit pacifique Viens par les champs de fleurs et les bois de santal.

Quelle sérénité ! Quel calme en la nature !

A peine Von entend rharmonieux murmure

Du Nil^ et le bruit du vent dans les palmiers noirs.

Pas de moi, viens,.. Enlaçons- nous, ..Plus près encore.. Nous resterons ainsi ^ tous deux^ jusqu'à l'aurore. Dans nos cœurs chanteront les radieux espoirs...

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