ACTE PRfcMIEU
LE BARON
Cette syncope, hier, dans sa loge...
MADEMOISELLE ANGLOCIIÈnE.
Oh ! ce n'était rien... l'ëmotion...
LE UAUO.N.
Allons, tant mieux... Elle doit ôlrc bien heureuse, la chère enfant... De ma vie, mademoiselle, vous entendez bien? de ma vie je n'ai vu pareil succès... Et pourtant savezvons de quoi je souffrais, mademnjsclle?
MADEMOISELLE ANGLOCUèRE.
Votre goulle?
LE liAUON.
Non ; je souffrais de voir Flipote, avec son charme, sa distinction, interpréter une œuvre aussi indigne d'elle... Une pièce d'un cynisme! d'une immoralité!... Vilaine époque que la nôtre, mademoiselle. Tout s'en va... Plus de Hrin...
MADEMOISELLE ANGLOCUÈUE.
Vous avez encore à vous plaindre de votre fils?
Oui, mademoiselle. Trois cent mille francs de billets qu'il vient encore de me faire ! Une vie absurde! Toujours cette Niniche. Et puis le jeu, les chevaux... Un inutile malfaisant, voilà ce qu'est Georsfos...
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.
Qu est-ce que vous faisiez à son âge, vous, monsieur le baron ?
LE BARON
Mon Dieu...
MADEMOISELLE ANGLOCIIÈRE.
Si j'en crois les confidences dont vous m'avez iionordc, vous faisiez exactement comme lui.
LE BARON
En apparence, mademoiselle. Mais moi, j'étais un passionné, un sentimental... Lui, au contraire...
MADEMOISELLE ANGLOCIIÈRE.
Et qu'est-ce qu'elle a fait avec vous, votre famille?
LE BARON
Elle m'a envoyé chez une grand'tante, dans le Poitou.
MADEMOISELLE ANGLOCIIÈRE.
Envoyez-y monsieur Georges.
LE BARON
Il n'irait pas, lui, mademoiselle.
Alors donnez-lui un bon petit conseil judiciaire.
LE BARON
Vous croyez?...
MADEMOISELLE ANGLOCIIÈRE.
Dame!...
LE BARON
Mais ce n'est pas tout. Il y a encore mon gendre, qui n'est