ACTE PREMIER
aura un jour un immense talent ; ça, je vous le garantis, et, n'est-ce pas? je m'y connais un peu... Mais au moins faites-lui une situation convenable, dont il n'ait pas à rougir devant sa femme, et songez que Lcpluclieux...
COL'RBOUZON, exAspéré.
Leplucheux est un serin ! Je ne donnerai pas un sou à Lepkichcux ! et, à la prochaine occasion, je le flanquerai à la porte Leplucheux! Est-ce clair?
11 remonle.
FLIPOTE, sanglotant de nouTeaa.
Dieu ! que je suis malheureuse !
Sur un ëigne suppliant de la tante, Coorbouxon redescend. CODRBOUZU.N.
Non, je ne peux pas m'en aller comme ça... Positivement elle me désarme... Consolez-vous, Fiipotc, j'ai une idée... Vous voulez que Leplucheux soit augmenté? Eh bien, augmentez-le vous-mCme.
FLIPOTE, toujours pleurant.
Comment ça?
COURBOUZON
C'est bien simple. Je lui ferai un engagement do cinq mille, six mille, — le chilTre m'est indillérent, — que je serai censé tirer de ma caisse, mais que vous prendrez, vous, sur vos appointements. Ça arrange tout.
Mais mes appointements seront toujours de quinze cents et cinquante de feux?
COURBOUZON
Sur le papier, tant que vous voudrez... Vous n'aurez qu'à me donner une petite contre-lettre.
FLII'OTE.
Tante?... Il me semble que ça peut se faire?
MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE,
Fais donc, mon enfant.
COURBOUZON
Alors, madame, veuillez fixer vous-même les appointemcnls de votre mari. Cinq mille? huit mille? dix mille?
Cinq mille suffiront, n'est-ce pas, tante V
MADEMOISELLE ÂNGLOC II i^RE.
Je t'en fais juge, mon enfant.
Oui, c'est ça, cinq cents par mois.
MADEMOISELLE ANC LOC II îilHE.
Pour un an.
COURBOUZON
C'est dit?
C'est dit.