ACTE TROISIÈME. lui
tf ADEHOISELLE ANGLOCUÈRB.
Vous avez passé une bonne nuit, mes enfants?
LEPLUCUEUX.
Très bonne, merci... J'étais fatigué, je suis tombé comme une masse.
PLIPOTE, toujours IlganU
Mon Dieu, oui.
LEPLUCHEOX.
As-tu lu l'article de Lambert?
PLI POTE, de m«[u«.
Pas encore.
LEPLUCHEUX.
Il dit des choses très justes..., que le naturel, à ce degrélà, c'est presque du génie..., que je lui rappelle Galipaux... avec plus d'ampleur.
FLIPOTE, da même.
Oh ! le petit Galipaux est bien surfait.
LEPLUCHEUX.
C'est aussi mon avis. Mais, n'est-ce pas? je dois voir surtout l'intention... EtLousteau? as-lulu ce que dit Lousteau?
FLIPOTE, de même.
Non.
LEPLUCHEUX.
Il dit que ma place est aux Français.
FLIPOTE, de même.
Entres-y mon ami.
LLPLUCllEUX.
Non, c'est trop dangereux. Ils en ont déjà tué un... Et puis, j'aime mieux avoir mes aulcurs,cIioisir mes théâtres... Ali ! Flipole, à propos, je vais tout à l'heure chez Montricux... Il m'a donné rendez-vous.
MADEMOISELLE ANGLOCIIÈRE, Ironique.
Ah?
LEPLUCUliUX.
Oui, pour m'entcndre avec lui au sujet de sa prochaine pièce. Il doit me faire un rôle sur mesure... Je lui recommanderai de ne pas t'oublicr.
Ne t'occupe pas de ça, mon ami.
LEPLUCIIEUX.
Mais si ! c'est bien le moins. Après, je passerai chez Courbouzon. Mon engagement n'est que d'un an. 11 va vouloir le prolonger... Après mon succès d'hier...
FLIPOTE, blagueuse.
Mais, comment donc?... Il sera trop heureux...
LEPLUCIIEUX.
Qu'est-ce que tu crois que je pourrais bien lui demander,
à CourbOUZOn?... SoixanIO mille ?... (Plipolo hausse les épautcs.)
Tu trouves que ça n'est pas assez, hein?... Mon Dieu, pour commencer... El puis, sois tranquille, je te réconcilierai avec lui.
Av(T qui ?
LEPLIICHBUX»
Avec Courbouzon.