‹ Flipote; comédie en trois actesChapitre 8 sur 93 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FLIPOTE, MADEMOISELLE ANGLOCIIÈRE.

MADEMOISELLE ANOLOCIIÈRE.

C'est aimable, ce que Lydie t'écrit là.

FLIFOTE.

Oui... ce qu'elle doit rager!...

Reprenon.s. Alors, c'est sérieux, ce que tu me disais tout à rheure ?

FLIl'OTi;.

Que je veux épouser Emile ?

MADKHOlsnLLB ANGLOCIIÈRE*

Oui.

Tout ce qu'il y a de plus sérieux. Nous sommes ensemble depuis le Conservatoire. Si nous. ne nous sommes pas mariés, c'est que nous n'étions pas assez riches... Le pauvre gart;on me la oITi'il bien des fois pourtant, et j'ai toujourg l'cruséi Mdid  prilKontitt

MADEMOlSELLi; ANGLOCHÈRE.

A présent que tu commences à marcher, ce n'est pas une raison pour faire une bêtise ; au contraire.

Ce n'est pas faire une bêtise que d'épouser l'homme qu'on aime... J'ai une âme d'artiste, mais je ne suis pas une lille... Je suis une petite bourgeoise; j'ai les goûts et les idées d'une petite bourgeoise...

MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE»

Oui, oui, tu l'as déjà dit.

La vérité, c'est que tu détestes Emile.

Moi ? Je n'ai rien du tout contre Leplucheux. Mais Leplucheux n'a aucun talent, et c'est idiot d'épouser un honinie pour le nourrir.

Éniilc a beaucoup de talent !

MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.

Il n'y a que toi qui l'en aperçoives.

Ça me suflit.

MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.

Le pauvre diable gagne douze cents francs à jouer les

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