‹ Flipote; comédie en trois actesChapitre 87 sur 93 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

comme artiste. Son succès même d'hier ne m'a pas fait illusion un instant, croyez-le bien... D'ailleurs vous avez reçu mon petit mot?

Cher bon ami !

Elle lui icixl la main. Un tiicnce.

LE BARON

Ainsi... vous restez seule avec votre bonne tante?

Mon Dieu, oui.

LE BAIION.

El... qu'est-ce que vous devenez?

FLirOTE.

Je ne sais pas... Tout ce que je sais, c'est que jo ne resterai pas ici un jour de plus et que je vais tout de suite l'aire enlever les meubles qui sont à moi... Par e.\L;:ip!e, jo me demande où jo vais les porter, mes meubles.

LE BARON

Ne vous inquiétez pas, mon enfant; je les ferai prendre.

Oui, mais oti est-ce que je les retrouverai?

Je vous donnerai l'adresse... Une maUonnette, à Autcuil... Un petit hôtel à moi, où j'allais déjeuner de temps en Icmis avec des amis... C'est très propre, vous y serez bien.

Il y a une écurie?

LE BARON

Une petite écurie.

Et un jardin?

LE BARON

Une jolie petite serre.

Et je serai chez moi?

LE BARON

Vous serez tout à fait chez vous. Je ne viendrai vous voir que quand vous voudrez... Je ne viendrai même que si vous voulez... C'est dit?

Qu'allez- vous penser de moi, mon ami?

LE BARON

Que vous êtes la plus gentille des petites femmes, et que je serai parfaitement heureux si vous me supportez quelquefois auprès de vous... Qu'est-ce qu'il me faut, à moi? Vous voir, vous entendre, vous respirer... être à vous enfin...

Sans exiger la réciproque?

LE BARON

Je n'exigerai rien, mon enfant; j'implorerai... discrAtemenl... Vous voyez que je no vous gênerai guôre... Allons, est-ce dit?

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