MA NOURRICE
Mais c'est mon caprice, J'y mords comme un loup !
C'est de ma nourrice, Je l'aime beaucoup.
On me dit sans cesse Qu'on peut dans ses bras Tenir sa maîtresse, Palper ses appas ; Moi, je suis novice, Je connais en tout, Ceux de ma nourrice, Que j'aime beaucoup.
LES MOLLETS
air : De ma Céline, etc.
Mon Dieu, que tu deviens coquette !
Pour voir, tu te sers d'un lorgnon, Depuis que ton amant t'achète Des bas fil d'Ecosse de Lyon ; Ah ! pendant qu'il avait envie De si bien parer tes attraits, Il fallait donc, ma chère amie, Te faire acheter des mollets.
Vous êtes une impertinente, îse faites point votre embarras, Ma jambe est très-satisfaisante, De mollets je ne manque pas;
LES MOLLETS
Autant que vous j'en suis fournie î — Eh bien alors, mesurons-les...
Et je veux être une chipie, Si je n'enfonce tes mollets !
J'aurais bien gagné la gageure.
Les tiens ont deux pouces de moins.
— Tous me trichez, la chose est sûre, Je voudrais avoir des témoins.
— Ma bonne, demande à Guguste, A ces messieurs que je connais...
Et tous pourront te dire au juste, La mesure de mes mollets.
De vos mollets vous êtes hère ! Aussi vous vous retroussez tant, Que l'on voit votre jarretière, Ce qui n'est pas du tout décent.
LES MOLLETS 73
Un homme sensible et honnête, Doit porter plus haut ses souhaits ; Tous ceux dont j'ai fait la conquête N' s'arrêtaient pas à mes mollets.
LE SUJET FAVORI air : C'est la Suisse qui p<
Dans un repas quand on me dit :
Chantez-nous des refrains à boire.
J'ai beau me tourmenter l'esprit, Rien ne me vient à la mémoire, (bis.) Mais sitôt que Ton parlera De dames ou de demoiselles, La mémoire me reviendra, Et j'aurai des refrains pour elles bis.) Ah ! messieurs, chantons les belles, Nous aimons ce sujet-là.
Quel homme, près de deux beaux yeux, (Tarderait longtemps le silence!