L'ÉTUDE
air : Ronde des grenadiers.
Vous qui, malgé la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Étudiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra.
On peut partout se livrer à l'étude, On peut toujours employer son loisir, Cela devient une douce habitude, Cela devient un besoin, un plaisir .
Vous qui, malgré la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Étudiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra.
l'étum 207
Mais vous allez me répondre peut-être,, Je suis savant, que puis-je apprendre encor? Pauvre savant! qui croyez tout connaître, Ah ! sachez donc vous connaître d'abord,
Vous qui, malgré la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Étudiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra.
Vous connaissez les langues étrangères, Les beaux-arts, l'esthétique et caetera ! Étudiez les peines, les misères, L'humanité mérite bien cela.
Vous qui, malgré la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Étudiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra.
2ns
Dans plus d'un cas vous pourrez, je suppose,
Peu réussir, cela vous fâchera;
Mais d'une étude il reste quelque chose,
Ce quelque chose unjour vous servira.
Vous qui malgré la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Eludiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra
Plus d'une belle a captivé votre âme, Vous voudriez en avoir un sérail ; Tâchez, monsieur, d'étudier la femme, Et vous aurez pour longtemps du travail.
Vous qui, malgré la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Etudiez, étudiez sans cesse.
Et votre ennui, vite disparaîtra.
l'étude 209
De ce monsieur, d'humeur leste et légère; Qui sut, chez vous, s'introduire soudain, Étudiez les mœurs, le caractère, Vous cesserez de lui serrer lamain.
Vous qui, malgré la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Étudiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra.
Étudiez chaque enfant qui mendie, Tous-vous diront: nous n'avons pas de pain. Mais, chez les uns, c'est une comédie Et, chez les autres, hélas ! c'est bien la faim î
Vous qui, malgré la santé, la richesse. Vous ennuyez, et ne faites que ça, Étudiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra.
210 l'étude
Étudiez l'écrit de ce critique, Toujours méchant quand il voit un succès, De tout savoir, quand ce monsieur se pique, Il devrait bien apprendre le français !
Vous qui, malgré la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Étudiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra.
Quand vous aurez, chez les plus fortes têtes, En vain cherché les vertus, la bonté.
Alors, monsieur, étudiez les bêtes, Vous vous plairez dans leur société.
Vous qui, malgré la santé, la richesse, Vous ennuyez, et ne faites que ça, Étudiez, étudiez sans cesse, Et votre ennui, vite disparaîtra.
N'ALLONS PAS PLUS LOIN air: Au clair de la lune.
Il faut dans la vie, Un bon appétit; Puis, narguant l'envie, Le sage nous dit :
Eh! pourquoi donc faire., Prendre du tintouin?
J'ai le nécessaire, N'allons pas plus loin.
Une vaste auberge S'offre aux voyageurs ; Souvent elle héberge, Princes et seigneurs.
212 n'allons pas tlus loin
L'hôtesse voisine, Rieuse au besoin, Fait bonne cuisine...
N'allons pas plus loin.
Toujours la jeunesse Cherche à voltiger, Alors de maîtresse, On aime à changer.
Mais, si Tune d'elle, Reste dans son coin, Et semble fidèle, N'allons pas plus loin.
Afin d'en découdre, Figeac, une fois, Devait se résoudre A se rendre au bois.