‹ Flon, flon, flon, lariradondaineChapitre 81 sur 101 · FAUT-IL VOUS REVOIR ENCORE · texte numérisé non relu

FAUT-IL VOUS REVOIR ENCORE

air : Tiens, ma Lisette, quittons-nous.

Vous que j'aimais tant, chère amie, (Je ne dis pas mes seuls amours!) Mais celle, à l'été de ma vie, Qui le mieux en charma le cours, Ce maudit temps, qu'en vain j'implore, A-t-il respecté vos attraits?

Je voudrais vous revoir encore, Mais telle que je vous aimais.

Lorsque le destin nous sépare D'une femme que l'on chérit, La mémoire souvent répare Les effets que le temps produit.

FAUT-IL VOUS REVOIR ENCORE? 22 i

Par des ravages qu'on ignore, Le cœur ne peut être distrait, En rêve on la revoit encore Et toujours telle qu'on l'aimait.

On dit... je ne veux pas le croire, Que vous êtes changée ! ainsi Votre chevelure est moins noire, Votre taille a surtout grossi ; Votre fraîcheur se décolore, Vos dents... mais non, car ce portrait N'est plus vous que je rêve encore Telle que mon cœur vous aimait.

Si pourtant cette destinée, Que nul mortel ne saurait fuir, Vous avait ainsi condamnée A changer, enfin à vieillir,

Page 1