‹ Flon, flon, flon, lariradondaineChapitre 94 sur 101 · OTE-TOI D LA QUE J M'Y METTE · texte numérisé non relu

OTE-TOI D LA QUE J M'Y METTE

Quand Lucas se présente un matin.

Pour épouser la jeune Rosette, Bastien dit : Tu repass'ras demain, Ot'-toi d' là, quej' m'y mette.

Devant les ennemis, nos soldats,

Montrent tous leur courage;

Jeunes et vieux marchent aux combats.

En chantant, c'est l'usage.

Tout à coup si d'unjeune conscrit,

Un boulet menace la tète,

Un vieux grognard le pousse et lui dit:

Ot'-toi d' là que j' m'y mette.

Au spectacle, devant moi j'avais Un ami des plus bêtes; Qui s'endormait devant les ballets Et les jambes bien faites.

OTE-TOI D' LA, QUE j' m'y METTE 253

Les jup'scourt's ont pour moi des appas J' lui dis, en prenant sa lorgnette :

« Mon ami, cela n' te sert pas?

Ot'-toi d' là, quej' m'y mette. »

Puis en guerre, en révolution, C'est encor la mêm' chose :

Par intérêt, par ambition, Quel est Y but qu'on s' propose?

Que ce soit d'une ou d'autre façon, Par surprise, intrigue ou conquête, Ça finit par la même chanson :

Ot'-toi d' là, que j" m'y mette.

LE BRUIT air : Vous souvient-il de la prairie?

Le bonheur veut être paisible, On le trouble en l'étourdissant; Pour l'homme penseur et sensible Le bruit est peu divertissant :

Il rend colère le plus grave, A tout ce qu'on veut faire, il nuit; Et, j'ai vu plus d'un homme brave Ne pouvoir supporter le bruit.

Chacun aimera la musique, Dans un jardin, dans un salon, Quand elle est douce, sympathique Et qu'on en modère le son...

Page 1