Hypnum fluitans Linn. Flor. suec. ; Bryol. eur. t
Stirp. n° 526 ; Billot, exsicc. cont. n° 3987.
Tige grêle, molle , sans radicules , décombante , se redressant plus ou moins à l’extrémité, divisée en 2 — 3 grandes branches rapprochées, lâchement pennées; rameaux très étalés, plus ou moins crochus à l’extrémité par la courbure des feuilles ; long. 6 — 30 centim. ; touffes très molles, jaunâtres à la surface, d’un brun ferrugineux à l'intérieur, souvent entremêlées avec d’autres mousses, par exemple, avec le H. stramineum. Feuilles allongées-lancéolées, rétrécies, canaliculées , longuement linéaires-acuminées, concaves, lâchement appliquées par la partie inférieure, puis courbées homotropes, peu denses, munies d’une assez forte nervure qui s’avance jusqu’aux 3/4, planes et très superficiellement denticulées sur le contour; dents un peu plus saillantes vers le sommet; long. 2 1/2 — 4 millim., larg. 1/2 — 3/4 millim. Les feuilles extrêmes sont plus longuement et plus finement acuminées. Les cellules basilaires sur une bande transversale étroite, et surtout vers les angles externes un peu plus grandes, subrectangulaires, carrées ou arrondies, sans toutefois former d’oreillettes bien distinctes ; les autres linéaires, flexueuses, atténuées, obtuses, parfois disposées en bandes
l#r GENRE I HYPNÜM.
transversales sinueuses, très allongées, 1 5—30 fois aussi 1. q. 1. ; tout au sommet des feuilles on remarque quelques cellules rhombées, courtes. Fleurs femelles ; 8 — 12 fol. ; les inférieures ovales-acuminées, étalées ; les supérieures largement oblongues, engainantes , dressées , finement acuminées, entières, à peine plissées ou lisses, toutes munies d’une faible nervure qui, dans les fol. moyennes et supérieures, s’avance au delà du milieu ; 6—8 arcbégones ; quelques paraphyses grêles. Vaginule garnie des débris de la fleur. Pédicelle rougeâtre, assez faible, flexueux, très allongé (4 — 10 centim.) à la fin, plus ou moins tordu inférieurement à gauche, et à droite sous la capsule. Celle-ci subhorizontale, ovale-subcylindrique, bombée, arquée , un peu atténuée à la base, rousse; long. 2 1/2 — 3 millim., diam. 1 mill. Opercule convexe, très obtusément apiculé, mamelonné. Pas d’anneau. Péristome jaune-clair : dents lamellifères, cohérentes à la base ; lanières étroites, à peine ouvertes sur la carène ; membrane basilaire à grandes mailles délicates, hyalines; 2 — 3 cils, parfois rudimentaires, médiocres, souvent cohérents à la base. Spores pâles. Fleurs mâles abondantes sur la tige principale; 10 — 12 fol. ovales-acuminées, concaves imbriquées, énerves, entières ; 8 — 15 anthéridies assez courtes, obovéesoblongues; paraphyses grêles, aussi longues. — Juin.
La plante que nous venous de de'crire est la forme type la plus commune et la plus fertile, dans les fossés des tourbières et les marais profonds des Hautes-Vosges et du Jura.
Les yariations que subit cette forme sont nombreuses. Les plantes sont plus robustes ou plus grêles, courtes ou allongées, submergées ou émergées ; les touffes sont vertes ou jaunâtres à la surface; les feuilles plus ou moins longuement acuminées, plus ou moins fortement courbées, crochues; la longueur des cellules du tissu varie aussi ; les oreillettes de la base sont presque nulles ou parfois assez distinctes, hyalines ; le pédicelle est court ou très long; la capsule cylindrique étroite, très arquée ou oblongue-bombée, etc. De plus, on a souvent rattaché à cette espèce des formes du H. exannulalum. C’est peut-être le cas des var. suivantes :
b. falcalum Schimp.; Slirp. n° 1320. — Plante assez courte (8 — 10 centim.); branches redressées , peu divisées; rameaux courts, crochus ; touffes raides, étendues, colorées en rouge foncé à la surface ; l’extrémité seule des jets est d’un vert jaunâtre brillant. Feuilles homotropes , légèrement falciformes, ovales-oblongues, finement acuminées, relativement larges et courtes, un peu plissées ; la nervure épaisse s’avance très avant