‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 120 sur 634 · HYPNUM UNCINATUM · texte numérisé non relu

HYPNUM UNCINATUM

finement denticulées surtout dans la moitié supérieure ; long. 5 millim., larg. 1 millira. Quelques cellules seulement, courtes, anguleuses, ne formant pas d’oreillettes distinctes, aux angles de la base ; les autres linéaires, très étroites, flexueuses, aiguës, à parois épaisses, 15 — 20 fois aussi 1. q. 1. Involucre très allongé (7 — 8 millim.); fol. 18—20; les externes ovales-acuminées , étalées; les supérieures dressées, lancéolées, extrêmement allongées, finement et très longuement acuminées, nerviées, très fortement plissées (8 — 10 plis profonds) ; archégones 8 — 4; paraphyses allongées, filiformes, nombreuses. Vaginule oblongue subcylindrique , peu saillante, chargée à la base des débris de la fleur. Pédieelle pourpre, un peu flexueux, légèrement tordu au sommet vers la droite , et inférieurement vers la gauche. Capsule oblique ou presque dressée, sub cylindrique, légèrement bombée , arquée , atténuée à la base, à la fin resserrée sous l’orifice à l’état sec, d’un brun foncé couleur de brique ; long. 2 1/2 — 3 millim., diara. 2/3 — 1 millim. Opercule convexeconique, grand, finement apiculé (apicule variable, parfois assez long et courbé). Anneau composé de trois séries de cellules médiocres. Péristome jaune, solide, persistant longtemps; dents fortement lamellifères, denticulées au sommet; membrane interne d’un jaune clair; lanières étroitement ouvertes sur presque toute la carène; 2—3 cils noduleux, allongés, cohérents à la base. Fleurs mâles très nombreuses sur la tige principale, audessous des fleurs femelles; fol. 15 et plus, ovales, concaves, longuement et finement acuminées, faiblement nerviées, homotropes; environ 10 anthéridies courtes; paraphyses grêles, un peu plus longues. — Juin-août.

Re'pandu et abondant dans toutes les Hautes-Vosges granitiques, au-dessus de 700 m.; sur la terre, dans les anfractuosités des rochers humides et ombragés, au milieu d’autres mousses, près des petits cours d’eau; également disséminé, quoique moins abondant dans le Haut-Jura, vers 1000 — 1500 m ; il y préfère les bois pourris au bord des torrents. Rare ou nul dans les plaines et les collines inférieures ; marais à Nancy, Fonds de Toul, d’après M. Godron. M. F. Schultz l’indique « presque partout dans les forêts des montagnes. s> Ceci s’applique-t-il bien aux. Basses- Vosges? — Alpes de la Savoie et du Dauphiné, montagnes d’Auvergne, Cévennes, littoral de la Manche, bois de Belloy, dans l’Oise (Graves).

Outre le type décrit plus haut, nous signalerons deux variétés de cette espece :

b. plumosum Sch. — Tige allongée (10 — 12 centim.) très grêle, longuement dénudée; branches élégamment pennées; touffes déprimées, étendues, d’un vert clair; feuilles étroites, terminées par un acumen filiforme très long , moins fortement

lêr GENRE : HYPNUM.

recourbé en dessous. Pédicelle assez court (15 — 20 millim.). Capsule très grêle, atténuée, oblique; long. 3 millim., diam. 1/2 — 3/4 millim. — Maturité tardive.

Parois des rochers moins humides, très ombrage's, dans les Hautes- Vosges ; Pleinfaing, commune de Rocbesson.

c. plumulosum Schimp. — Plante aussi plus grêle que le type; tige couchée radicante, très divisée; rameaux courts, déprimés, atténués, très crochus; touffes d’un vert jaunâtre. Feuilles moins plissées, très longuement acuminées, fortement recourbées, enroulées, à peu près entières. Capsule brièvement pédicellée (15 mill.), arquée, très resserrée sous l’orifice.

Troncs d’arbres, surtout des hêtres de la région supérieure des forêts. Rare : Blanchemer, la Schlucht, etc.

ff. Pas de nervure, ou 1 — 2 nervures minces et courtes, plus rarement une nervure bifurquée s’avançant jusqu’au milieu de la feuille. (E. 68—85.)

o. Fleurs dioïques. (E. 68 — 77.)

a. Feuilles longuement et finement acuminées, fortement recourbées en dessous. (E. 68 — 73.)

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