Hypnum cupressiforme Linn. Spec.pl .; BryoL eur
t. 594 et 595; Stirp. nos 229 et 1228.
Espèce polymorphe ne présentant qu’un petit nombre de caractères communs. — Tige déprimée , souvent fixée par quelques radicules, divisée en plusieurs branches plus ou moins régulièrement pennées; touffes d’un vert foncé ou jaunâtre ou luride, étendues, compactes ou lâches. Feuilles rapprochées , oblongues-lancéolées, rétrécies, longuement et finement acuminées, homotropes, concaves, imbriquées , plus ou moins courbées, enroulées en dessous, lisses, plus ou moins superficiellement denticulées vers le sommet, munies de deux nervures
confluentes à la base, très minces et très courtes ; des oreillettes distinctes, convexes en dessus , composées de cellules carrées, médiocres, souvent jaunes ou orangées ; les autres linéaires, étroites, flexueuses, à peine atténuées, 10 — 15 fois aussi 1. q. 1. Fol. intimes de l’involucre engainantes, acuminées, très peu denticulées au sommet, faiblement nerviées ( nervure mince, mais assez longue), lisses. Vaginule oblongue-conique, allongée, chargée des débris de la fleur; archégones assez nombreux; paraphyses filiformes, abondantes. Pédicelle pourpre, fin, médiocre (15 — 20 millim.), tordu vers la gauche. Capsule presque dressée ou oblique, plus ou moins inclinée, généralement peu courbée, cylindrique, lisse, médiocre. Opercule convexe , obtus ou terminé par un apicule variable. Un anneau "persistant longtemps, composé de trois séries de petites cellules. Dents du péristome jaunes, finement acuminées, denticulées ; lanières internes étroites, nullement ou à peine ouvertes sur la carène; 1 — 3 cils légèrement noduleux. Fleurs mâles sur une plante distincte, mais semblable, ovales-gemmiformes, très nombreuses le long des rameaux; fol. oblongues imbriquées, puis rétrécies, finement acuminées (acumen dressé), énerves; 10 — 15 anthéridies oblongues, paraphyses plus longues, obtuses. On remarque sur la tige quelques feuilles accessoires, lancéolées ou subulées. Les formes les plus notables que nous ayons constatées dans nos régions sont les suivantes :
a. elatum Schimp. — Tige robuste , très peu divisée, très imparfaitement pennée ; quelques rameaux étalés, très courts; tiges principales gonflées (diam. 3 millim., les feuilles comprises) ; touffes lâches, étendues, d’un vert jaunâtre ou luride. Feuilles grandes, largement ovales-oblongues, très concaves, imbriquées, denses, et presque entières ; l’acuraen médiocre, courbé en dessous; des traces très faibles de 2 nervures ; long. 3 millim., larg. 1 1/4 millim. Fol. de l’involucre très nombreuses (20 — 30). — Plante rarement fertile.
Dans les bruyères, sur les coteaux secs ou pierreux ; granité, grès et calcaires ; collines et montagnes inférieures ; çà et là.
b. ericetorum Schimp Stirp. n° 1228. — Plante molle, épaisse , gonflée, dressée ou ascendante, plus divisée, pennée; rameaux courts, obtus; touffes lâches, d'un vert pâle; long. 6 — 10 centim. Feuilles lâchement imbriquées, concaves, largement oblongues , rétrécies en un large acumen courbé en dessous, peu denticulé, munies de deux petites nervures bien nettes ; long. 3 — 3 1/2 millim., larg. 1 — 1 1/4 millim. Pédicelle assez ferme; long. 25 — 30 millim. Capsule dressée par la base, puis arquée, un peu bombée. Les