‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 127 sur 634 · HYPNUM IMPONENS · texte numérisé non relu

HYPNUM IMPONENS

cédées, aiguës, à peine dentées au sommet , évidentes , munies de deux nervures courtes. — Fructification inconnue.

Au sommet du Chasseron (Jura), sur les rochers. » Lesq. Catal.

Dans les Addenda à son Synopsis (p. 697), M. Schimper dit de cette plante qu’elle diffère du H. cupressiforme « par ses tiges plus grêles , subjulacèes, dressées, rapprochées, parla couleur jaunâtre des feuilles, par les cellules plus courtes , moins étroites et plus lâches du tissu ; celles de la base rectangulaires , celles des oreillettes plus petites et plus nombreuses. »

Observations. Le H. resupinatum que Wilson et plusieurs auteurs regardent comme une espèce distincte, ne parait être qu’une forme du H. cupressiforme, voisine de la var. filiforme, et caractérise'e par ses feuilles faiblement courbées en dessous, ovales-lancéolées, munies d’oreillettes plus développées, formées de petites cellules anguleuses; la capsule est à la fin dressée, non resserrée sous l’orifice. Cette plante est répandue dans l’Allemagne du nord, dans les Iles-Britanniques, et probablement sur le littoral de la Manche, en France.

Hypnum Heufleri Juratzk., Milde. — Touffes denses, jaunâtres, assez raides, sans radicules*, branches pennées; rameaux peu crochus. Feuilles rapprochées, plissées, oi>a/es-lancéolées, longuement acuminées, révolutées aux bords, entières, ou faiblement denticulées au sommet; deux nervures courtes; pas d'oreillettes distinctes, mais seulement quelques cellules carrées, aux angles ; pas de feuilles accessoires. Capsule cylindrique, arquée. Opercule conique-apiculé. — Montagnes de la Silésie.

72. Hypnum imponens Hedw. Spec. Musc. p. 290, t. LXXVII (mo/a); Bryol. eur. t. 597.

D’après Hedwig, créateur de cette espèce , elle ne diffère du H. cupressiforme que par ses feuilles plus enroulées, par les folioles de l’involucre plus longuement acuminées , réfléchies; par la capsule oblongue, dressée; par le pédicelle plus tordu. M. Schimper ajoute quelques autres caractères différentiels, dont les principaux sont : un pédicelle plus long, la capsule plus longue, exactement cylindrique, à la fin de couleur châtaigne; des folioles involucrales terminées par un acumen subulé et denté en scie; des feuilles accessoires lancéolées, laciniées, plus nombreuses et plus grandes. M. C. Millier déclare la capsule de cette espèce privée d’anneau, tandis que M. Schimper lui attribue et figure un anneau semblable à celui du Hyp. cupressiforme. D’autre part, la plante des Stirpes voges. rhen., provenant de la localité de Bærenthal, et celle de Scanie, distribuée par Lorentz, ont des feuilles terminées par un acumen plus fin, plus court et beaucoup moins denté que ne le figure le

Bryolog. eur. t. 597, beaucoup plus semblables, par conséquent, à celles du H. cupressi forme. Par son port, son mode de ramification, la plante de Bærenthal ressemble tout à fait à la var. f. mamillatum du H. cupressiforme. Les différences indiquées plus haut n’ont que très peu d'importance , en présence de la grande variabilité du H. cupressiforme , qui les reproduit presque toutes, dans ses diverses formes ; c'est ainsi que, dans cette dernière espèce, la capsule est souvent cylindrique, très faiblement arquée et presque droite. Les seuls caractères différentiels un peu sérieux que nous ayons reconnus sont dans le H. imponens, des feuilles accessoires, en effet, plus grandes, plus nombreuses, incisées, laciniées à la base, les fol. de l'involucre femelle plus nombreuses, un peu plus étalées; des archégones plus nombreux (20 — 35) que dans la plupart des formes de l’espèce voisine ; les cellules moyennes du tissu des feuilles sont aussi beaucoup plus allongées, 25 — 30 fois aussi 1. q. 1. Cependant nous ne sommes nullement convaincu de la légitimité de cette espèce.

M Schimper la signale fertile près de Bærenthal, derrière Ramstein, et près d’Offweiler, dans la vallée d’Espenthal en Alsace, et hors de notre région, près de Saint-Séver, dans le midi de la France et dans l’Amérique du Nord. Elle croît indifféremment, comme le H. cupressiforme, sur la terre, sur les pierres et les troncs d’arbres, dans les forêts. L’époque de maturation des capsules est la même

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