Hypnum arcuatum Lind.; H. patientiœ Lindb. Milde
Bryol. siles. p. 363; H. pratense b. hamatum Schimp.
Syn.
Cette plante, très voisine du H. pratense , en diffère par un port plus robuste; par ses tiges garnies de branches et de rameaux plus épais, non atténués, crochus, redressés et atteignant un même niveau, moins comprimés-aplanis ; long, des tiges 6 — 8 centim., des rameaux dressés 2 — 3 centim. ; touffes souvent colorées en roux ou d’un jaune luride à la surface. Feuilles plus lâches, plus concaves, plus longuement lancéolées-acuminées, plus fortement courbées homotropes ; cellules basilaires formant aux angles des oreillettes distinctes; elles sont plus grandes, gonflées, hyalines. Rameau fertile, non radicant; fol. plissées, entières. Capsule ovale, plissée à l’état sec. Plante mâle semblable à la plante femelle.
Prairies humides argileuses, bords des fossés; Housseras (B.), forêt de Stiringer-Bruch, près de Sarrebrück (Winter) ; Jura, au-dessus de Neufchâtel (Schimper). — Dauphiné : Villard-de-Lans (Ravaud), et probablement dans une foule d’autres localités.
76. Hypnum scorpioides Linn. Sp. pl.; Bryol. eur. t. 612; S tir p . n° 522.
Tige robuste , allongée (10 — 20 centim.), dénudée à la base, sans radicules, divisée en plusieurs grandes branches diversement étalées, irrégulièrement pennées ; rameaux inégaux, d’abord dressés, divergents, espacés; touffes molles , lâches, volumineuses, inondées, d'un jaune brunâtre à la surface, d’un brun ferrugineux à l’intérieur. Feuilles grandes, largement ovales, très concaves, obtuses ou brièvement apiculées au sommet (l’apicule souvent étalé) , rapprochées , lâchement imbriquées, plus ou moins courbées homotropes par le sommet, entières et infléchies par les bords vers l’extrémité, dépourvues d’oreillettes, munies de deux petites nervures inégales, peu apparentes, courtes; long. 3 1;2 millim., larg. 2 millim. Cellules moyennes linéaires, étroites, environ 15 fois aussi 1. q. 1.; les basilaires plus courtes, à contour anguleux , 4 — 8 fois aussi 1. q. 1. La forme très concave des feuilles et leur imbrication lâche rendent les tiges et les rameaux épais et gonflés. Fleurs femelles le long des branches principales ; 20 — 25 fol. dressées, concaves, les supérieures ovales-oblongues, larges, insensiblement rétrécies, brièvement acuminées (acumen étalé-dressé, un peu tordu), entières, fortement plissées, munies d’une nervure mince; archégones 10 — 15; paraphyses filiformes, abondantes,
1er GENRE : HYPNUM.
à la fin très allongées. Vaginule oblongue , très allongée, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé, très flexueux, rougeâtre; long. 30—35 millim. Capsule oblongue, fortement arquée, dressée par la base, puis inclinée subhorizontale ; long. 2 1/2 — 3 millim., diam. 1 — 1 1/2 millim. Opercule convexe-conique , apiculé. Un anneau large, composé de trois séries de cellules médiocres, brunes. Dents jaunâtres, médiocrement acuminées , lamellifères ; lanières internes étroites, entières sur la carène ; 3 cils à peu près aussi longs, épais, à peine noduleux; membrane basilaire finement ridée. Fleurs mâles ; fol. nombreuses, ovales-imbriquées, apiculées ; anthéridies oblongues ; paraphyses grêles, plus longues.
Marais tourbeux, profonds du Haut- Jura (Lesquereux), aux bords des petits lacs du Val-de-Grandvaux (B.), tourbières des Rousses et de Pontarlier (Cornu) ; fossés de Strasbourg (Schimper). — Environs de Paris (Chevallier), Oise (Graves), Dauphiné, Cuves de Sassenages (Ravaud), Tarn : le Sidobre (M.-D. Jeanb.). — Dans le Haut-Jura, nous avons rencontré une forme plus grêle, à rameaux plus allongés, redressés ; mais à part les dimensions, les caractères restent les mêmes.