‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 159 sur 634 · HYPNUM CONFERVOIDES · texte numérisé non relu

HYPNUM CONFERVOIDES

que, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre , un peu tordu vers la gauche ; long. 10 — 15 millim. Capsule horizontale ou oblique, cylindrique , légèrement bombée, très arquée , légèrement resserrée sous l’orifice, qui est dilaté à l’état sec, d’abord glaucescente, à la fin rouge de brique; long. 1 1;2 — 2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe-conique , subaigu. Un anneau étroit. Dents du péristome d’un jaune pâle, lamellifères, denticulées; lanières internes étroites, entières ; 2 — 3 cils aussi longs, légèrement noduleux. Spores petites, verdâtres. Fleurs mâles sur la meme plante, très petites, en grand nombre dans le voisinage et au-dessous des fleurs femelles ; 8 — 10 fol. ovales-acuminées, légèrement denticulées; 6 — 8 anthéridies ovales ; quelques paraphyses filiformes un peu plus longues. — Juillet-août. Plante très fertile.

Abonde dans tout le Ha ut- Jura , de 1000 ra. à 1500 m., surtout dans les forêts, sur les pierres, les quartiers de rochers, dans les lieux légèrement frais et ombragés. Espèce calcicole, nulle dans les Hautes- Vosges. — Se retrouve dans toutes les Alpes calcaires : Savoie, Dauphiné, Pyrénées.

104. Hypnum confervoides Brid. Mantiss. p. 167; .4mblystegium confervoides Bryol. eur. t. 562. Hypnum con ferva Schwœgrich. Suppl .; Stirp. n° 1223.

Tige filiforme , très grêle, n’atteignant guère que 10 — 12 m., finissant par se dénuder à la base, étroitement appliquée, radi cante, flexueuse , irrégulièrement divisée en plusieurs branches couchées , imparfaitement pennées. Rameaux ascendants ou procombants, très fins (long. 1 — 3 millim.). Plante formant des tapis très lâches, d’un vert très foncé , à la fin décolorés , brunâtres. Feuilles caulinaires ovales-triangulaires , acuminées, dressées-appliquées, étalées par la pointe seulement, ou légèrement homotropes sur certaines portions de la tige , planes , entières ou superficiellement et très obtusément denticulées, énerves, ou des traces peu sensibles d’une nervure courte ; long, à peine 1/2 millim. Les feuilles des rameaux plus étroites à la base, lancèolèes-aiguës , plus sensiblement denticulées. Tissu : cellules relativement grandes , rhomboïdales , un peu allongées, flexueuses , atténuées vers la base de la feuille, 2 — 5 f. aussi 1. q. 1., remplies de chlorophylle, à parois épaisses ; à la base, vers les bords, 2—3 séries de cellules carrées. Fol. intimes de l’involucre largement ovales, plissèes, longuement et finement acuminées , dressées, finement denticulées, formées de cellules linéaires-allongées; 2 — 3archégones; paraphyses grêles, peu nombreuses. Vaginule pâle, conique ou oblongue, garnie des débris de la fleur, Pédicelle pourpre; long. 10 millim,

1er GENRE : HYPNUM.

Capsule subhorizontale , assez courte , bombée , oblongue , arquée, rétrécie sous l'orifice; long. 1 millim. Opercule convexe, apiculé. Un anneau très étroit. Dents finement acuminées, lamellifères ; lanières internes à peine ou pas ouvertes sur la carène (cette carène brune) ; 1 — 2 cils médiocres. Fleurs mâles sur la même plante , très petites ; fol. largement ovalesconcaves, peu aiguës. — Juillet-août.

R. Sur les pierres, dans les lieux très ombragés du calcaire jurassique lorrain. — Environs de Nancy, Fonds-de-Toul, Champigneules, Liverdun (Godron); Neufchâteau (Mougeot), dans les bois de Rebeuville (Rochers-de-l’Enfer) et près de Vouxey (B.); sur le grès bigarré compénétré de calcaire au Dreispitz, Bas-Rhin (B.), sur le Vogesias, près d’Elmstein (F. Schultz), dans les Basses Vosges. Lesquereux n’indique pas cette espèce dans le Jura. — Nous l’avons rencontrée vers le sommet du Suchet, Creux-du-Vent (Cornu) — Espèce calcicole, des plus exiguës.

N.B. Sur la plante recueillie dans le Jura, les feuilles sont totalement énerves ou laissent voir des traces d’une nervure très courte.

Hynum tenuissimum Gümb. Ml; Amblystegium tenuiss. Bryol. eur. t. 562. — Diffère de l’espèce précédente par sa taille un peu plus développée, sa ramification plus lâche ; les rameaux plus longs ; les feuilles plus étalées en tous sens, très entières, munies d’une nervure très faible à la base; les fol. intimes de l’involucre femelle nerviées distinctement; capsule oblongue, légèrement penchée, presque régulière; opercule obtus; péristome comme dans l’espèce précédente; cils peu développés; pas d'anneau. — Trouvé en petite quantité par Gümbel, près de Munich, en 1845 — (D’après le Bryol. europœa.)

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