‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 163 sur 634 · HYPNUM TAMARISCINUM · texte numérisé non relu

HYPNUM TAMARISCINUM

courtes, arrondies ou subhexagones. Des feuilles accessoires se voient à presque toutes les espèces. (G. Thuidiurn , Heterocladium et Pseudoleskea de M. Schimper.) (E. 108—117.)

A. Une nervure ferme, atteignant ou dépassant le milieu des feuilles. (E. 108—114.)

f. Feuilles très papilleuses ; tige régulièrement pennée ou bi-tripennée, garnie de radicules abondantes, feutrées, ou de très nombreuses feuilles accessoires souvent laciniées diversement. (E. 108—112.)

108. Hypnum tamariscinum Hedw. Spec. Musc. p. 261; Schultz , Herb. norm. n° 186; Stirp. n° 41 ; Hypnum proliferum et H. parietinum Linn.; Thuidium tamariscinum Bryol. eur. t. 482 et 483.

Tige allongée (15 — 20 centim.) , très développée , arquée, procombante et s’enracinant au contact du sol, souvent divisée en plusieurs branches, nettement tripennées; rameaux ascendants ou disposés dans un même plan ; les derniers atténués , grêles. Plante occupant parfois de vastes espaces par ses larges frondes enlacées, d'un beau vert foncé. Feuilles caulinaires espacées, étalées, dressées à l’état humide, appliquées à l’état sec, très largement ovales- triangulaires , rapidement contractées et terminées par un acumen lancéolé-linéaire, à demi tordu, denté en scie, auriculées à la base, et munies d’une forte nervure qui disparaît un peu au-dessous du sommet, révolutées aux bords jusqu’à l’acumen, plissées (4 — 5 plis profonds, flexueux) ; long. 2millim., larg. 1 1/4 millim. Tissu : cellules basilaires, sur une large bande transversale, linéaires-oblongues, 8 — 6 fois aussi 1. q. 1. ; les autres brièvement oblongues ou même arrondies, sinueuses, 2 fois aussi 1. q. 1,, à parois épaisses, opaques, remplies de chlorophylle , surmontées de grandes papilles arquées, très saillantes. Les feuilles des rameaux ovales-oblongues , aiguës , concaves , nerviées , infléchies aux bords , finement dentées , moins papilleuses , d’un tissu composé plus généralement de cellules arrondies; celles des ramuscules ovales-oblongues, aiguës. Dans l’intervalle des feuilles, la tige est chargée de filaments verdâtres, très rameux , confervoïdes , entrelacés, ou de folioles lancéolées-linéaires , laciniées , frangées aux bords , ce sont les feuilles accessoires. Rameau fertile radicant; fol. externes largement ovales-acuminées ; les moyennes et les supérieures lancéolées, allongées, nerviées, plissées, terminées par

1er GENRE : HYPNUM.

un très long appendice lori forme, ondulées, denticulées et garnies, en outre, aux bords de franges filiformes très longues simples ou ramifiées, fortement papilleuses, ainsi que l'appendice loriforme; archégones nombreux (25 — 30); paraphyses allongées, grêles, filiformes. Vaginule grande, oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, lisse, ferme; long. 30 — 35 millim. Capsule cylindrique fortement arquée, brièvement atténuée à la base , à peine resserrée sous l’orifice , lisse, d’un brun marron, horizontale ou très oblique; long. 3 1/2 millim., diam. 1 millim. Opercule grand, convexe, élevé, surmonté d’un bec subulé , oblique. Péristome brun , solide ; lanières étroitement percées sur la carène ; 3 cils développés , appendiculés ; pas d’anneau caduque ; il est représenté , sur le contour de l’orifice de la capsule , par plusieurs séries de cellules rouges distinctes. Fleurs mâles sur une plante distincte , très nombreuses, ovales courtes; fol. largement ovales, imbriquées; les externes brièvement, les intimes assez longuement acuminées (acumen étalé, flexueux), longuement nerviées, denticulées aux bords, papilleuses; 20 — 30 anthéridies oblongues, assez longuement pédiculées; paraphyses très nombreuses, filiformes, atténuées, allongées. — Novembre-décembre.

C. dans les bois humides, sur tous les terrains , partout, en plaine et dans les montagnes. Plus abondant et plus généralement fertile dans les montagnes des Hautes-Vosges.

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