Neckera pumila Hedw. Stirp. III, p. 49; Bryol. eur
t. 442; Stirp. n° 429; Schultz , Fl. Gall. et Germ. exsicc. n° 1175.
Tige appliquée, à la fin dénudée, émettant des branches couchées, redressées ou pendantes, pennées ; rameaux plus ou moins rapprochés, très étalés dans un même plan, obtus ou atténués, effilés; long. 4—8 centim; touffes lâches ou assez gonflées, arrondies, étendues, d’un vert terne. Feuilles moyennes ovales-oblongues, aplanies un peu plus lâchement que dans le N. crispa , moins ridées, révolutées au bord externe et largement infléchies par le bord supérieur, aiguës ou brusquement et finement apiculées, superficiellement dentées sur le contour du tiers supérieur, munies à la base de deux petites nervures inégales, dont la plus grande atteint le tiers ou le quart de la feuille; long. 1 1/2 — 1 3/4 millim., larg. 1 millim. Tissu à peu près comme dans le N. crispa ; cellules renfermant plus de grains nets de chlorophylle. Fleurs femelles également semblables à celles de l’espèce précédente. Pédicelle pâle, dressé ou un peu arqué au sommet, enveloppé aux deux tiers par les fol. de l’involucre; long. 3 millim. Capsule oblongue , légèrement resserrée à l’orifice: long. 2 millim., diam. 1 millim. Opercule conique, aigu ou muni d’un bec court, oblique. Péristome pâle; dents linéaires, étroites, noduleuses, souvent plus ou moins ouvertes le long de la ligne médiane ; membrane interne courte, plus élevée que dans le N. crispa ; lanières filiformes, noduleuses, atteignant la mi-hauteur des dents, et tendant à s’ouvrir vers la base. — Printemps.
On trouve assez souvent sur cette espèce des ramuscules filiformes, isolés ou groupés, fasciculés, cylindriques, d’un vert foncé, garnis uniformément de petites feuilles ovales-lancéolées, aiguës ou acuminées , imbriquées, d’un tissu mou, à cellules courtes, rhombées, remplies de chlorophylle.
b. Philippeana Milde ( Neckera Philippeana Bryol. europ. t. 445). — C’est une forme stérile dont les feuilles sont brusquement terminées par un acumen pili forme, flexueux, étalé, plus ou moins long , d’ailleurs fortement ridées ; les cellules moyennes ordinairement allongées, 10 — 12 fois aussi 1. q. 1.
On trouve, du reste, tous les intermédiaires possibles, souvent dans une môme localité, et même sur une seule touffe,
7e GENRE : NECKERA.
Partout; très commun, mais stérile sur les troncs de hêtres et de chênes dans les forêts de la plaine lorraine, e'galement commun, fer-, tile çà et là, dans les Basses-Vosges; plus gëne'ralement fertile, quoique le développement végétatif soit moindre, sur les troncs de sapins dans les Hautes-Vosges. Lesquereux ne l’indique pas dans le Jura, où il doit cependant exister. La var. b. dans une foule de localités des Hautes-Vosges, où cependant elle ne se montre qu’accidentellement et en petite quantité avec des caractères bien tranchés. Elle descend jusqu’en plaine, à Saint-Dié.